Elections .
Une de nos lectrices estime qu’il est très important que les
Egyptiens puissent exprimer leur opinion politique lors du
prochain scrutin parlementaire.
Le droit de vote pour tous
L’Egypte entre dans une phase critique. C’est en effet à la
fin du mois de novembre que les Egyptiens doivent voter aux
élections législatives. C’est un moment très important pour
nous tous, pour que nous puissions admettre et dire aux
autres pays que notre révolution n’a pas échoué. On espère
que les élections seront « propres ». En outre, on regrette
que les « foloul », les anciens membres du PND au pouvoir
sous Moubarak, mettent en application leurs menaces contre
les élections au cas où la loi de « trahison politique »
serait appliquée. On espère que les forces armées et le
premier ministre pourront gérer cette situation de la bonne
manière.
La semaine dernière, le premier ministre a tenu une réunion
ministérielle pour discuter des moyens à mettre en place
pour que les Egyptiens vivant à l’étranger puissent voter à
ces élections. Pour que ce droit se concrétise, ils voteront
sur Internet conformément à la loi électorale qui renferme
quelques mesures techniques et logistiques concernant ce
sujet. Nous sommes maintenant à la fin d’octobre, les
responsables dans notre pays auront-ils le temps de rendre
cela possible ? J’ai un oncle qui vit depuis longtemps dans
un pays européen et il a été ravi en apprenant qu’il
pourrait voter aux élections, ainsi il se sentira plus
proche de son pays. Alors je souhaite vivement que cette
possibilité devienne réalité pour les Egyptiens dans le
monde entier.
Noha Ahmed,
Le Caire.
Le chaos quotidien
Celui qui possède une voiture et qui vit au Caire souffre et
doit aller au-delà de pas mal d’obstacles tous les jours à
cause des embouteillages. Habiter dans une ville de 20
millions d’habitants et être sans cesse entouré par le bruit
des klaxons, de l’activité des magasins et de la pollution
sont le cauchemar que doivent vivre les Cairotes.
En parlant de circulation au Caire, on ne peut que la
décrire de catastrophique. Tout d’abord, beaucoup de rues au
Caire ne sont simplement pas bien pavées ou pas pavées du
tout et sont rendues très étroites par les stationnements de
voitures. Il y a aussi l’absence d’agents de la circulation
dans les lieux surpeuplés puisqu’ils ne sont présents que
dans les rues où habitent les personnalités influentes. Si
cette politique était acceptée avant la révolution, je vous
invite, chers lecteurs, à la refuser désormais. Nous avons
le droit d’avoir des rues à la hauteur de celles des
quartiers huppés de Zamalek et de Garden City.
Yasmine Khaled,
Le Caire.
Tous au-dessus de la loi
Depuis quelque temps, le ministre de la Justice a annoncé
l’interdiction de filmer les fils de l’ex-président dans
leurs cellules en prison, à Tora. Cette décision a été prise
après des rumeurs circulant dans la rue égyptienne
concernant l’absence des fils du président déchu. Pourquoi
le ministre de la Justice a-t-il pris cette décision ? Nous
avons le droit de savoir ce qui se passe à l’intérieur de la
prison et de savoir si les responsables de l’ancien régime
et les fils de Moubarak sont traités comme de simples
citoyens. Tous les Egyptiens veulent que la loi soit
appliquée. Au tribunal, on ne voit que des visages cachés
derrière des casquettes comme l’ex-ministre de l’Intérieur,
et des sourires comme s’ils sont des innocents. Pourquoi
sent-on jusqu’à présent qu’ils sont protégés par les
responsables actuels ? On attend toujours que le ministre
change cette décision.
Noha Ahmed,
Le Caire.
Suivons l’exemple
Permettez-moi, chers lecteurs et lectrices, de parler d’un
de nos célèbres exemples militaires arabes de la seconde
moitié du XXe siècle, je veux parler de Abdel-Moneim Riyad.
Son activité militaire étant pleine de réalisations au fil
de 32 ans de carrière. Il a participé à la Seconde Guerre
mondiale, aux guerres de Palestine, à la guerre de 1956 et à
la guerre de 1967. Le 19 mars de chaque année est devenu un
jour de fête du martyr pour le commémorer. A cette occasion,
on célèbre le souvenir de ces militaires courageux pour
leurs sacrifices et leur abnégation. Ils resteront dans nos
cœurs des exemples à suivre pour le sacrifice et la
discipline. Nos forces armées sont le bouclier protecteur de
l’Egypte et le fidèle gardien de son territoire national et
sa richesse. Nos forces armées sont « le mot de passe » de
notre force, notre fierté et notre liberté. Pour cela, on
doit les supporter toujours.
Ossama Badawi,
Nouveau Caire.
Un scénario joué d’avance
La négation des droits des Palestiniens par Israël et ses
complices n’était un secret pour personne. Fallait-il
attendre des miracles de la part d’Israël, des USA et de
leurs alliés ? Fallait-il aller à l’Onu pour tester « les
amis des Palestiniens » et les faux défenseurs de la paix et
des droits de l’homme ? Le peuple palestinien avait-il
besoin que son existence soit reconnue par les voleurs de
ses terres et leurs complices ? Fallait-il attendre des
régimes arabes de relever la tête une fois dans leur vie et
exiger de leurs faux amis de faire respecter les résolutions
de l’Onu, qu’ils ont fabriquées eux-mêmes, par Israël ?
Nous savions déjà que la démarche de ces « autorités »
auprès de l’Onu pour quémander la reconnaissance d’un Etat
sans souveraineté était une mascarade de leur part pour se
racheter auprès de leur peuple après l’avoir trahi et divisé
son unité. Nous ne faisions pas d’illusion sur les
résultats, mais leur démarche n’était pas tout à fait
négative puisqu’elle a donné raison à ceux qui pensaient que
ladite autorité faisait fausse route. Cette expérience n’a
pas été tout à fait vaine dans la mesure où ceux qui se
faisaient encore des illusions sur la « sincérité » des «
démocraties occidentales » se sont rendu compte, enfin, de
leur erreur.
Les USA ont, dès le départ, affiché leur menace d’user de
leur droit de veto pour faire échouer cette initiative «
unilatérale » des Palestiniens, comme si Israël consultait
les Palestiniens quand il saisissait leurs terres pour
construire les colonies. Le scénario était déjà joué
d’avance et les rôles étaient distribués à chacune de ces
puissances qui ont le pouvoir de décision au sein de ce
machin qu’on appelle l’Onu. Ce que nous attendions de ces
chantres de la paix, qui ne jurent que par la démocratie, le
respect des lois internationales et des droits de l’homme,
tout en les piétinant, est arrivé. Cette initiative
unilatérale de l’équipe d’Abbass, qui est allée à l’Onu sans
l’aval des mouvements de la résistance palestinienne, a le
mérite d’avoir réussi à faire tomber les masques de leurs
faux amis. Cette expérience pourrait servir de leçon à ceux
parmi les Palestiniens qui se faisaient amadouer par « la
générosité » de ceux qui leur « offrent » des aides
empoisonnées : des milliards de dollars, dans le but de
briser l’unité de leur peuple et de les humilier.
Ces mêmes « autorités » se sont engagées à œuvrer pour la
réconciliation des Palestiniens après les avoir divisés et
joué le jeu d’Israël pendant quatre ans. Vont-elles tenir
leur engagement et se rallier aux mouvements de résistance
pour mener une politique unifiée et indépendante en comptant
sur leur peuple au lieu de suivre les consignes de ceux qui
veulent les mener à l’abattoir ? C’est un défi que les
Palestiniens devront relever en refusant les aides
empoisonnées des USA et de leurs complices, en mettant ces
régimes devant leur responsabilité, et en prenant leurs
peuples comme témoins. En tout cas, après cette épreuve, les
membres de cette dite autorité n’ont aucune autre
alternative, à moins qu’ils décident de se suicider
collectivement.
Ce dont le monde peut être sûr c’est que la négation des
droits palestiniens par Israël et l’hypocrisie de ses
complices n’entament en rien la détermination du peuple
palestinien à se libérer de cet apartheid. La résistance
d’un peuple qui défend une cause juste est invincible. Le
jour fatidique viendra et la résistance du peuple
palestinien vaincra.
Chérif Boudelal,
France.