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 Semaine du 26 octobre au 1er novembre 2011, numéro 894

 

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Elections . Une de nos lectrices estime qu’il est très important que les Egyptiens puissent exprimer leur opinion politique lors du prochain scrutin parlementaire.

Le droit de vote pour tous

L’Egypte entre dans une phase critique. C’est en effet à la fin du mois de novembre que les Egyptiens doivent voter aux élections législatives. C’est un moment très important pour nous tous, pour que nous puissions admettre et dire aux autres pays que notre révolution n’a pas échoué. On espère que les élections seront « propres ». En outre, on regrette que les « foloul », les anciens membres du PND au pouvoir sous Moubarak, mettent en application leurs menaces contre les élections au cas où la loi de « trahison politique » serait appliquée. On espère que les forces armées et le premier ministre pourront gérer cette situation de la bonne manière.

La semaine dernière, le premier ministre a tenu une réunion ministérielle pour discuter des moyens à mettre en place pour que les Egyptiens vivant à l’étranger puissent voter à ces élections. Pour que ce droit se concrétise, ils voteront sur Internet conformément à la loi électorale qui renferme quelques mesures techniques et logistiques concernant ce sujet. Nous sommes maintenant à la fin d’octobre, les responsables dans notre pays auront-ils le temps de rendre cela possible ? J’ai un oncle qui vit depuis longtemps dans un pays européen et il a été ravi en apprenant qu’il pourrait voter aux élections, ainsi il se sentira plus proche de son pays. Alors je souhaite vivement que cette possibilité devienne réalité pour les Egyptiens dans le monde entier.

Noha Ahmed,
Le Caire.

Le chaos quotidien

Celui qui possède une voiture et qui vit au Caire souffre et doit aller au-delà de pas mal d’obstacles tous les jours à cause des embouteillages. Habiter dans une ville de 20 millions d’habitants et être sans cesse entouré par le bruit des klaxons, de l’activité des magasins et de la pollution sont le cauchemar que doivent vivre les Cairotes.

En parlant de circulation au Caire, on ne peut que la décrire de catastrophique. Tout d’abord, beaucoup de rues au Caire ne sont simplement pas bien pavées ou pas pavées du tout et sont rendues très étroites par les stationnements de voitures. Il y a aussi l’absence d’agents de la circulation dans les lieux surpeuplés puisqu’ils ne sont présents que dans les rues où habitent les personnalités influentes. Si cette politique était acceptée avant la révolution, je vous invite, chers lecteurs, à la refuser désormais. Nous avons le droit d’avoir des rues à la hauteur de celles des quartiers huppés de Zamalek et de Garden City.

Yasmine Khaled,
Le Caire.

Tous au-dessus de la loi

Depuis quelque temps, le ministre de la Justice a annoncé l’interdiction de filmer les fils de l’ex-président dans leurs cellules en prison, à Tora. Cette décision a été prise après des rumeurs circulant dans la rue égyptienne concernant l’absence des fils du président déchu. Pourquoi le ministre de la Justice a-t-il pris cette décision ? Nous avons le droit de savoir ce qui se passe à l’intérieur de la prison et de savoir si les responsables de l’ancien régime et les fils de Moubarak sont traités comme de simples citoyens. Tous les Egyptiens veulent que la loi soit appliquée. Au tribunal, on ne voit que des visages cachés derrière des casquettes comme l’ex-ministre de l’Intérieur, et des sourires comme s’ils sont des innocents. Pourquoi sent-on jusqu’à présent qu’ils sont protégés par les responsables actuels ? On attend toujours que le ministre change cette décision.

Noha Ahmed,
Le Caire.

Suivons l’exemple

Permettez-moi, chers lecteurs et lectrices, de parler d’un de nos célèbres exemples militaires arabes de la seconde moitié du XXe siècle, je veux parler de Abdel-Moneim Riyad. Son activité militaire étant pleine de réalisations au fil de 32 ans de carrière. Il a participé à la Seconde Guerre mondiale, aux guerres de Palestine, à la guerre de 1956 et à la guerre de 1967. Le 19 mars de chaque année est devenu un jour de fête du martyr pour le commémorer. A cette occasion, on célèbre le souvenir de ces militaires courageux pour leurs sacrifices et leur abnégation. Ils resteront dans nos cœurs des exemples à suivre pour le sacrifice et la discipline. Nos forces armées sont le bouclier protecteur de l’Egypte et le fidèle gardien de son territoire national et sa richesse. Nos forces armées sont « le mot de passe » de notre force, notre fierté et notre liberté. Pour cela, on doit les supporter toujours.

Ossama Badawi,
Nouveau Caire.

Un scénario joué d’avance

La négation des droits des Palestiniens par Israël et ses complices n’était un secret pour personne. Fallait-il attendre des miracles de la part d’Israël, des USA et de leurs alliés ? Fallait-il aller à l’Onu pour tester « les amis des Palestiniens » et les faux défenseurs de la paix et des droits de l’homme ? Le peuple palestinien avait-il besoin que son existence soit reconnue par les voleurs de ses terres et leurs complices ? Fallait-il attendre des régimes arabes de relever la tête une fois dans leur vie et exiger de leurs faux amis de faire respecter les résolutions de l’Onu, qu’ils ont fabriquées eux-mêmes, par Israël ?

Nous savions déjà que la démarche de ces « autorités » auprès de l’Onu pour quémander la reconnaissance d’un Etat sans souveraineté était une mascarade de leur part pour se racheter auprès de leur peuple après l’avoir trahi et divisé son unité. Nous ne faisions pas d’illusion sur les résultats, mais leur démarche n’était pas tout à fait négative puisqu’elle a donné raison à ceux qui pensaient que ladite autorité faisait fausse route. Cette expérience n’a pas été tout à fait vaine dans la mesure où ceux qui se faisaient encore des illusions sur la « sincérité » des « démocraties occidentales » se sont rendu compte, enfin, de leur erreur.

Les USA ont, dès le départ, affiché leur menace d’user de leur droit de veto pour faire échouer cette initiative « unilatérale » des Palestiniens, comme si Israël consultait les Palestiniens quand il saisissait leurs terres pour construire les colonies. Le scénario était déjà joué d’avance et les rôles étaient distribués à chacune de ces puissances qui ont le pouvoir de décision au sein de ce machin qu’on appelle l’Onu. Ce que nous attendions de ces chantres de la paix, qui ne jurent que par la démocratie, le respect des lois internationales et des droits de l’homme, tout en les piétinant, est arrivé. Cette initiative unilatérale de l’équipe d’Abbass, qui est allée à l’Onu sans l’aval des mouvements de la résistance palestinienne, a le mérite d’avoir réussi à faire tomber les masques de leurs faux amis. Cette expérience pourrait servir de leçon à ceux parmi les Palestiniens qui se faisaient amadouer par « la générosité » de ceux qui leur « offrent » des aides empoisonnées : des milliards de dollars, dans le but de briser l’unité de leur peuple et de les humilier.

Ces mêmes « autorités » se sont engagées à œuvrer pour la réconciliation des Palestiniens après les avoir divisés et joué le jeu d’Israël pendant quatre ans. Vont-elles tenir leur engagement et se rallier aux mouvements de résistance pour mener une politique unifiée et indépendante en comptant sur leur peuple au lieu de suivre les consignes de ceux qui veulent les mener à l’abattoir ? C’est un défi que les Palestiniens devront relever en refusant les aides empoisonnées des USA et de leurs complices, en mettant ces régimes devant leur responsabilité, et en prenant leurs peuples comme témoins. En tout cas, après cette épreuve, les membres de cette dite autorité n’ont aucune autre alternative, à moins qu’ils décident de se suicider collectivement.

Ce dont le monde peut être sûr c’est que la négation des droits palestiniens par Israël et l’hypocrisie de ses complices n’entament en rien la détermination du peuple palestinien à se libérer de cet apartheid. La résistance d’un peuple qui défend une cause juste est invincible. Le jour fatidique viendra et la résistance du peuple palestinien vaincra.

Chérif Boudelal,
France.

 




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