Que
font les pays arabes ?
Abdallah
Al-Achaal
Etait-il
surprenant de savoir
que
l’enthousiasme d’Obama
pour un règlement
juste en Palestine
n’était
autre qu’une expression
de bonnes intentions
dans le
meilleur des cas,
ou bien
encore un plus de tromperie
envers les
Arabes qui veulent
être dupés
? Or, il
semble que les
Arabes ne
ressentent pas
qu’ils ont
été trompés,
bien au contraire. En
effet, de
jeunes responsables
arabes ont
fait des déclarations
à travers
lesquelles
ils ont
exprimé
leur compassion envers
Obama qui,
selon eux,
est victime
d’un environnement
compliqué. Or, chez
ces jeunes
responsables,
l’aide
qu’on peut
attribuer à
Obama
signifie la reconnaissance par les
Arabes
d’Israël. C’est-à-dire
tomber
entre les mains de Netanyahu et
donner plus de force à
Obama dans
sa position pro-israélienne.
La position de ces
jeunes
responsables peut
avoir une
de deux significations :
ou bien
ils
exagèrent dans
leurs
bonnes intentions loin de toutes
considérations
politiques,
ou bien
ils se
trompent eux-mêmes et
trompent les
Arabes en
négligeant la nature d’Israël
et son projet
dans la
région.
De
mon côté,
j’ai
toujours pensé
qu’Obama, qui
était loin des
cercles
politiques étrangers et
qui a vécu
dans un contexte de
principes
juridiques et de postes
non-politiques au
Congrès,
voulait réaliser un
miracle : la paix avec la
Palestine sans fâcher
Israël. Ce
miracle est, en
soi,
absurde puisque
c’est
toujours Israël qui
crée les chances
lui
permettant de pratiquer
encore plus d’hégémonie
sur la
région et d’étendre son
projet
sioniste. Effectivement,
chaque
responsable sioniste qui
détient le
pouvoir se lance dans
une course
acharnée contre la
montre pour
inscrire son nom au tableau
d’honneur sioniste. Plus
il réussit
à
confisquer des territoires,
à soumettre
le monde arabe,
à
l’éloigner de ses
revendications,
c’est-à-dire
réclamer des
droits
palestiniens, et plus il
fait couler
du sang arabe et
musulman, plus son nom
brille dans
ce registre.
Obama
a essayé
l’affrontement avec Israël
et à
baisser les armes de
façon
humiliante dès le premier
affrontement. Il
est le premier
président qui
reconnaît
avoir échoué
à réaliser
son rêve,
ce qui constitue
une excuse
satisfaisante pour les Arabes
et les musulmans,
puisque les
vagues ont
été plus fortes
que lui.
Est-ce que
ceci
signifie qu’Israël a
définitivement
gagné le combat et a
soumis la force
américaine
à son profit de façon
à pouvoir
continuer son projet
dans la
région ?
Et
si Obama
s’est
trouvé incapable d’obliger
Israël à
accepter une
paix qui
convient à
l’intérêt
américain comme
il le dit,
pourquoi
n’arrête-t-il pas de soutenir
l’oppression
israélienne
contre les Arabes ?
Pourquoi
n’arrête-t-il pas les plans
israéliens visant
à enflammer
la région ?
Quel est le
rôle des
Arabes dans
l’impasse
dans laquelle se
trouve
Obama ? Est-ce
qu’ils ont
pensé
qu’Obama allait faire la
guerre par intérim sans
qu’ils ne
bougent de
leur place ? Cependant,
en quoi consistait
l’aide que
réclamait
Obama ? Il réclamait
encore plus de concessions :
c’est-à-dire la reconnaissance
d’Israël, sans que
l’Etat
hébreu n’exprime
même une
quelconque intention de
réagir avec
une paix
réelle.
En
réalité, le
nœud du
problème
n’est ni
Israël ni
Washington. C’est
plutôt les
Arabes qui pensent
qu’ils ont
parfaitement accompli
leur devoir en
proposant
une initiative et qu’ils
sont
victimes de circonstances
plus fortes qu’eux. Avec
cette façon
de raisonner,
que peuvent
faire les Arabes ? Pour
répondre à
cette question,
il faut
avant tout
remettre en cause certaines
vérités premières.
Avant tout,
est-ce que les
Arabes
veulent vraiment
soutenir la cause
palestinienne ?
Est-ce que
les Arabes
comprennent, de façon
unie, les points pour
lesquels il
faut lutter
dans cette
cause qui est
sur le point d’être
liquidée
totalement ? Et ce, en
considérant
que la liquidation signifie
la transformation d’un conflit
arabo-israélien en
conflit
amer entre des parties
palestiniennes,
nourri par
une impuissance arabe et
une
insistance israélienne
à effacer tout
ce qui est
palestinien, le dernier
rempart qui
persiste dans
cette cause.
La
vérité est
que les
Arabes ont
laissé
Israël faire ce
qu’il veut
sur le champ
palestinien.
C’est alors
que les
Palestiniens se sont
divisés et
leur sang a coulé
alors que
la puissance sioniste a protégé
le sang israélien. Et pour
diverses raisons, les
Arabes
n’ont pas insisté
à réaliser
une conciliation
palestinienne
sérieuse et
à employer les cartes de
force contre
Israël et les
Etats-Unis. Tel-Aviv et
Washington ont
détecté le
manque de sérieux chez
les Arabes. Les
Arabes ne
connaissent pas
bien les
cartes de jeu en
leur possession et
ne savent
pas comment jouer avec
ces cartes
capables de changer
l’équilibre des coalitions
internationales.
Bref, les
Arabes souffrent d’un
manque de
volonté dans la
prise de
décisions. Cette
volonté, les
Arabes
l’ont mise en gage chez
leur ennemi
en voulant
avoir confiance en
ses bonnes
intentions. Et c’est
ainsi
qu’ils perdent
leurs
patries.