Al-Ahram Hebdo, Opinion
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 Semaine du 1er au 7 avril 2009, numéro 760

 

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Edito

Survie

Le fragile gouvernement de transition somalien lutte pour sa survie face aux insurgés islamistes, après les morts du ministre de la Sécurité intérieure et du commandant de la police de Mogadiscio.

Les islamistes radicaux somaliens des Shebab ont revendiqué, jeudi dernier, un attentat suicide à Beledweyne (environ 300 km au nord de Mogadiscio) qui a fait 30 blessés et 20 morts, dont le ministre Omar Hashi Aden, plus haut responsable somalien tué dans les violences en Somalie depuis l’élection en janvier à la tête du pays de l’islamiste modéré Sheikh Sharif Ahmed. Mercredi, 26 personnes, dont le commandant de la police de Mogadiscio et de sa région, le colonel Ali Said Hassan, avaient été tuées dans des affrontements dans la capitale Mogadiscio où, depuis le 22 mai, les forces gouvernementales mènent, avec des succès mitigés, une contre-offensive face aux insurgés. Depuis début mai, ces combats ont fait environ 300 morts (civils et combattants). Selon l’Onu, plus de 122 000 personnes ont également été déplacées.

Cependant, le gouvernement jure de poursuivre son offensive contre les insurgés, forts du soutien d’un influent mouvement musulman soufi, Ahlu sunna wal-jamaa. Celui-ci a promis de prendre les armes contre les insurgés. Ahlu sunna wal-jamaa ne s’engage traditionnellement pas dans des affrontements armés. Le groupe s’était toutefois opposé militairement, fin janvier dernier dans l’ouest du pays, aux islamistes des Shebab, dont l’idéologie est plus proche de la branche rigoriste wahhabite de l’Arabie saoudite.

Le 7 mai dernier, les insurgés avaient lancé une offensive sans précédent, menée par les Shebab et la milice Hezb al-islamiya, pour renverser le président, Sharif Cheikh Ahmed. Les forces gouvernementales sont passées à la contre-offensive le 22 mai, tout en accusant l’Erythrée d’armer et de financer les insurgés islamistes, qui ont reçu ces derniers mois le renfort de centaines de combattants étrangers. Relayant les accusations de Mogadiscio, l’Union Africaine (UA) a demandé aux Nations-Unies de prendre des sanctions contre Asmara, qui nie toute participation au conflit.

Depuis, le ministre somalien de la Défense, Mohammed Abdi Gandi, affirme que 14 des 16 districts de la capitale étaient désormais sous contrôle des forces gouvernementales, sans qu’aucune source indépendante ne le confirme. De fait, les batailles pour le contrôle des districts se concentrent le plus souvent sur des points stratégiques, tels que le commissariat de la zone, sans qu’aucun des deux camps ne puisse véritablement clamer son emprise sur le quartier tout entier.

 




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