La
colonisation s’élargit
Morsi
Attalla
Ce n’est
pas par pessimisme que l’on dira que le simple fait de
parler de la paix réelle est devenu impossible dans le
contexte des décisions et comportements du gouvernement
israélien actuel. Et ce en plus des anciennes mesures comme
la poussée de la colonisation, la loi du retour, le problème
des réfugiés, etc.
Pour ce
qui est de la loi du retour, c’est la loi raciste la plus
curieuse. Selon cette loi, tout juif quittant son pays natal
pour se rendre en Israël n’est pas considéré comme émigrant
de son pays, mais comme rapatrié dans sa nation mère,
puisque tous les juifs du monde ont ce droit. De plus, cette
loi unique dans le monde entier octroie la nationalité
israélienne à chaque juif qui s’y rend sans déposer de
demande.
Et en
même temps, Israël refuse de reconnaître le droit au retour
des réfugiés palestiniens expulsés en 1948, bien que les
résolutions de l’Onu stipulent ce droit. Toutes ces
procédures ont toujours constitué d’énormes entraves pour
une paix réelle. Par conséquent, la perte de confiance entre
les Israéliens et les Palestiniens s’approfondit de plus en
plus. Et tant qu’il n’y a pas de confiance, il n’y a ni
sécurité ni stabilité, et la violence sévit de plus en plus.
Or, les
opérations de colonisation, de judaïsation, de confiscation
des terres ainsi que la construction du mur de sécurité
restent les procédures les plus dangereuses, prouvant que la
paix ne figure nullement dans le programme d’Israël. Au
contraire, il s’engage dans une course contre la montre pour
mettre en exécution les légendes des ancêtres de la pensée
de la Torah.
Les
preuves sont claires et évidentes. Par exemple, le plan de
la judaïsation et de l’élargissement des frontières de
Jérusalem comprend, comme l’a annoncé Israël, l’annexion et
la confiscation des terres qui entourent Jérusalem. Ces
frontières vont être élargies de 25 km dans 4 directions. Et
cela en plus du contrôle total de tous les monts entourant
la ville, par l’intermédiaire du plus grand réseau
complémentaire de colonisation qui garantit également la
domination de toutes les sources d’énergies existant dans la
région.
Le plus
dangereux est qu’Israël est sur le point d’achever un plan
diabolique visant à relier la ville de Jérusalem à deux
réseaux routiers. Le premier est un réseau intérieur et le
second est extérieur, et ce dans l’objectif d’isoler
totalement la ville de Cisjordanie et de Gaza.
Le plan
d’Israël signifie tout simplement qu’il n’y aura pas de
Jérusalem arabe et qu’il n’y aura plus de Cisjordanie.
Quand ce
plan sera achevé, il causera le démantèlement géographique
de la Cisjordanie, de façon à ce que les régions soumises à
la souveraineté palestinienne seront transformées en cantons
isolés l’un de l’autre. De plus, ces cantons n’auront aucune
chance de se développer ou de s’élargir à l’avenir.
Et bien
que tous ces plans soient annoncés et connus, nous observons
que dans le monde entier, à Washington et dans certaines
capitales européennes, des oreilles attentives écoutent les
falsifications israéliennes qui vont jusqu’à prétendre que
ces procédures provocantes ne sont qu’administratives et
constituent des élargissement naturels visant à répondre aux
besoins humains résultants de la hausse démographique dans
l’Etat hébreu. Et le pire dans toute cette affaire est que
l’union palestinienne reste absente.