Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Les remèdes au mal
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 20 au 26 mai 2009, numéro 767

 

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Criminalité. Une de nos lectrices s’indigne de ce phénomène en hausse en Egypte et lance un appel pour le contrer avant qu’il ne soit trop tard.

Les remèdes au mal

Dernièrement, beaucoup de crimes ont eu lieu au Caire : deux enfants ont été poignardés par leur cousin, un père a tué sa femme et ses enfants car incapable de subvenir à leurs besoins, le mari d’une femme de ménage qui travaille chez une dame bien connue a tué cette dernière car il voulait s’acheter de la drogue. Un autre père a jeté ses deux filles dans les égouts par vengeance contre sa femme ...

On ne peut pas laisser passer ces crimes sans parler du rôle essentiel du gouvernement. A mon avis, la raison derrière la plupart de ces crimes est le problème du chômage et de la drogue. Je pense que cela est une bombe à retardement. Mais pour éviter le pire, de nombreuses actions peuvent être mises en œuvre pour instaurer un meilleur climat dans notre société et vivre une vie plus agréable. Par exemple, il est nécessaire de se montrer plus proches des populations les plus démunies et leur offrir de quoi manger ou se vêtir. Des programmes publics ou privés doivent être réalisés pour cela. J’estime qu’il est également indispensable de suivre des règles de respect envers les autres et d’avoir une vision commune du développement, dans lequel les facultés de chacun et chacune seraient utilisées pour le bien de notre pays. Cela dépend de chacun de nous, et c’est maintenant qu’il faut réagir.

Galila Mohamad,
Al-Cheikh Zayed.

L’arabe et les écoles internationales

Depuis quelques années, on a vu l’augmentation d’écoles et d’universités étrangères dans notre pays et leur influence sur les élèves et parents. Je pense que cela portera quelques menaces sur notre identité arabe. En effet, les parents ont recours à ces écoles internationales en souhaitant que leurs enfants puissent obtenir à l’avenir des postes bien placés dans les grandes entreprises. Certains pensent que cela représente plutôt un aspect de civilisation et du développement et que cela permette de suivre le rythme des changements mondiaux. Mais à mon avis, dans ces écoles étrangères, les responsables ne donnent pas beaucoup d’importance à notre langue d’origine, la langue arabe. Et à long terme, cela va affaiblir notre culture arabe. Ici intervient alors le ministère de l’Education qui doit imposer la langue arabe comme une langue essentielle et non pas officielle dans ce genre d’écoles. Il est vrai que l’apprentissage de la langue arabe comprend des difficultés et qu’il faut y trouver des solutions. D’autre part, les professeurs doivent savoir comment présenter les informations aux étudiants, surtout que les élèves de nos jours manient parfaitement l’Internet et aiment enrichir leurs connaissances et apprendre d’autres langues étrangères comme l’anglais, le français et l’allemand. Il est donc urgent de trouver un moyen de leur faire aimer la langue arabe.

Ossama Badawi,
Nouveau Caire.

 

C’est juste un bizness

Je trouve absolument irresponsable de la part du gouvernement de véhiculer des idées erronées sur la grippe A (H1N1). Il ouvre ainsi la porte à certains cheikhs qui s’en servent pour affoler encore plus les foules et dire des choses qui ne sont pas fondées sur la science. Il faut savoir que même si la grippe A (H1N1) est de la même souche que la grippe porcine, les porcs n’ont rien, absolument rien, à voir avec elle et ce ne sont pas eux qui nous l’ont refilée. Non, et mille fois non, ce n’est pas une grippe transmise par les porcs, mais bien par les êtres humains.

Alors qu’on se le tienne pour dit, si certains membres du gouvernement ont ordonné de faire tuer les porcs, c’est simplement par pur opportunisme : libérer la place, avoir la mainmise sur les terrains et se remplir les poches avec le futur développement dans le quartier des Zabbaline. C’est simplement une question de profits pour les gros poissons.

Martine Saddik,
Montréal.

 

Un cri de révolte

En 2004/2005, j’ai passé 9 mois dans votre admirable pays. Je n’ai pas seulement vu les splendides beautés, mais aussi l’autre côté de la médaille. Pendant tout mon séjour, je lisais régulièrement Al-Ahram Hebdo. Et à la fin, je vous ai écrit une lettre de lecteurs (que vous avez publiée) pour dire merci à l’Egypte et ses aimables habitants. Pendant mon séjour au Caire, j’ai visité entre autres le quartier des Zabbaline dans le quartier de Moqattam. C’est pour cela que j’ai été ahurie d’apprendre aux informations allemandes l’intention du gouvernement de vouloir tuer tous les 60 000 porcs du pays à cause de la nouvelle grippe porcine qui vient du Mexique. Mais il n’y a pas jusqu’à ce moment un seul cas en Egypte !!! On veut éliminer les sales « zabbaline », mais on oublie que Le Caire va étouffer dans ses ordures. Puisqu’il n’y a eu jusqu’à ce jour aucun cas connu en Egypte, je crains donc que ce projet ne soit un acte d’affront contre les zabbaline. Ces pauvres éliminent essentiellement (quoique défendu officiellement depuis 2003) les ordures du Caire. Après que femmes et enfants ont trié sous des conditions pitoyables les ordures réutilisables (les zabbaline sont à la tête mondiale de cette méthode), les cochons éliminent les ordures végétales. En plus, on transforme les excréments des cochons en engrais. Alors de quoi donc pourront vivre les milliers de Zabbaline dans l’avenir ? L’élimination des ordures par des entreprises spéciales va coûter une fortune et ne sera pas payable par la plupart de la population. Je vois donc que c’est une politique de courte vue et je crains que Le Caire n’étouffe dans la saleté de ses ordures. Un endroit idéal pour des épidémies beaucoup bien graves …

Uta Rath de Freiburg,
Allemagne.

 

La langue française en fête

L’école de jeunes filles située à Al-Arich (au nord du Sinaï) vient d’organiser son festival annuel de langue française. De nombreux membres de l’enseignement du gouvernorat et plusieurs inspecteurs de langue française ont assisté à cet événement qui a compris plusieurs volets. Une chanson franco-arabe, Mon amour pour l’Egypte, a été interprétée, une poésie pour le Sinaï a été lue, tout comme une autre sur les enfants de la Palestine tirée du journal Al-Ahram Hebdo en date du 12-18 Octobre 2005 et intitulée Ne pleure pas mon oiseau ... Les élèves ont aussi joué avec intelligence des scènes comiques. Mais le but essentiel de tels festivals est d’améliorer les capacités des élèves en langue française et de les mettre face à des situations quotidiennes. A la fin du festival, un grand nombre de filles participantes ont exprimé leur joie de jouer des rôles en français dans une salle pleine de spectateurs. Je voudrais enfin préciser le rôle du journal Al-Ahram Hebdo dans ce festival : beaucoup de vocabulaire et d’expressions nouvelles ont pu être utilisés le long des représentations, apportant ainsi plus de qualité à la fête. Alors, continuez à nous améliorer !

Hossam El Sayed,
professeur de français,
Al-Arich.

 




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