Criminalité.
Une de nos lectrices s’indigne de ce phénomène en hausse en
Egypte et lance un appel pour le contrer avant qu’il ne soit
trop tard.
Les
remèdes au mal
Dernièrement,
beaucoup de crimes ont eu lieu au Caire : deux enfants ont
été poignardés par leur cousin, un père a tué sa femme et
ses enfants car incapable de subvenir à leurs besoins, le
mari d’une femme de ménage qui travaille chez une dame bien
connue a tué cette dernière car il voulait s’acheter de la
drogue. Un autre père a jeté ses deux filles dans les égouts
par vengeance contre sa femme ...
On ne
peut pas laisser passer ces crimes sans parler du rôle
essentiel du gouvernement. A mon avis, la raison derrière la
plupart de ces crimes est le problème du chômage et de la
drogue. Je pense que cela est une bombe à retardement. Mais
pour éviter le pire, de nombreuses actions peuvent être
mises en œuvre pour instaurer un meilleur climat dans notre
société et vivre une vie plus agréable. Par exemple, il est
nécessaire de se montrer plus proches des populations les
plus démunies et leur offrir de quoi manger ou se vêtir. Des
programmes publics ou privés doivent être réalisés pour cela.
J’estime qu’il est également indispensable de suivre des
règles de respect envers les autres et d’avoir une vision
commune du développement, dans lequel les facultés de chacun
et chacune seraient utilisées pour le bien de notre pays.
Cela dépend de chacun de nous, et c’est maintenant qu’il
faut réagir.
Galila Mohamad,
Al-Cheikh Zayed.
L’arabe et les écoles internationales
Depuis
quelques années, on a vu l’augmentation d’écoles et
d’universités étrangères dans notre pays et leur influence
sur les élèves et parents. Je pense que cela portera
quelques menaces sur notre identité arabe. En effet, les
parents ont recours à ces écoles internationales en
souhaitant que leurs enfants puissent obtenir à l’avenir des
postes bien placés dans les grandes entreprises. Certains
pensent que cela représente plutôt un aspect de civilisation
et du développement et que cela permette de suivre le rythme
des changements mondiaux. Mais à mon avis, dans ces écoles
étrangères, les responsables ne donnent pas beaucoup
d’importance à notre langue d’origine, la langue arabe. Et à
long terme, cela va affaiblir notre culture arabe. Ici
intervient alors le ministère de l’Education qui doit
imposer la langue arabe comme une langue essentielle et non
pas officielle dans ce genre d’écoles. Il est vrai que
l’apprentissage de la langue arabe comprend des difficultés
et qu’il faut y trouver des solutions. D’autre part, les
professeurs doivent savoir comment présenter les
informations aux étudiants, surtout que les élèves de nos
jours manient parfaitement l’Internet et aiment enrichir
leurs connaissances et apprendre d’autres langues étrangères
comme l’anglais, le français et l’allemand. Il est donc
urgent de trouver un moyen de leur faire aimer la langue
arabe.
Ossama Badawi,
Nouveau Caire.
C’est
juste un bizness
Je
trouve absolument irresponsable de la part du gouvernement
de véhiculer des idées erronées sur la grippe A (H1N1). Il
ouvre ainsi la porte à certains cheikhs qui s’en servent
pour affoler encore plus les foules et dire des choses qui
ne sont pas fondées sur la science. Il faut savoir que même
si la grippe A (H1N1) est de la même souche que la grippe
porcine, les porcs n’ont rien, absolument rien, à voir avec
elle et ce ne sont pas eux qui nous l’ont refilée. Non, et
mille fois non, ce n’est pas une grippe transmise par les
porcs, mais bien par les êtres humains.
Alors
qu’on se le tienne pour dit, si certains membres du
gouvernement ont ordonné de faire tuer les porcs, c’est
simplement par pur opportunisme : libérer la place, avoir la
mainmise sur les terrains et se remplir les poches avec le
futur développement dans le quartier des Zabbaline. C’est
simplement une question de profits pour les gros poissons.
Martine Saddik,
Montréal.
Un
cri de révolte
En
2004/2005, j’ai passé 9 mois dans votre admirable pays. Je
n’ai pas seulement vu les splendides beautés, mais aussi
l’autre côté de la médaille. Pendant tout mon séjour, je
lisais régulièrement Al-Ahram Hebdo. Et à la fin, je vous ai
écrit une lettre de lecteurs (que vous avez publiée) pour
dire merci à l’Egypte et ses aimables habitants. Pendant mon
séjour au Caire, j’ai visité entre autres le quartier des
Zabbaline dans le quartier de Moqattam. C’est pour cela que
j’ai été ahurie d’apprendre aux informations allemandes
l’intention du gouvernement de vouloir tuer tous les 60 000
porcs du pays à cause de la nouvelle grippe porcine qui
vient du Mexique. Mais il n’y a pas jusqu’à ce moment un
seul cas en Egypte !!! On veut éliminer les sales «
zabbaline », mais on oublie que Le Caire va étouffer dans
ses ordures. Puisqu’il n’y a eu jusqu’à ce jour aucun cas
connu en Egypte, je crains donc que ce projet ne soit un
acte d’affront contre les zabbaline. Ces pauvres éliminent
essentiellement (quoique défendu officiellement depuis 2003)
les ordures du Caire. Après que femmes et enfants ont trié
sous des conditions pitoyables les ordures réutilisables
(les zabbaline sont à la tête mondiale de cette méthode),
les cochons éliminent les ordures végétales. En plus, on
transforme les excréments des cochons en engrais. Alors de
quoi donc pourront vivre les milliers de Zabbaline dans
l’avenir ? L’élimination des ordures par des entreprises
spéciales va coûter une fortune et ne sera pas payable par
la plupart de la population. Je vois donc que c’est une
politique de courte vue et je crains que Le Caire n’étouffe
dans la saleté de ses ordures. Un endroit idéal pour des
épidémies beaucoup bien graves …
Uta
Rath de Freiburg,
Allemagne.
La
langue française en fête
L’école
de jeunes filles située à Al-Arich (au nord du Sinaï) vient
d’organiser son festival annuel de langue française. De
nombreux membres de l’enseignement du gouvernorat et
plusieurs inspecteurs de langue française ont assisté à cet
événement qui a compris plusieurs volets. Une chanson
franco-arabe, Mon amour pour l’Egypte, a été interprétée,
une poésie pour le Sinaï a été lue, tout comme une autre sur
les enfants de la Palestine tirée du journal Al-Ahram Hebdo
en date du 12-18 Octobre 2005 et intitulée Ne pleure pas mon
oiseau ... Les élèves ont aussi joué avec intelligence des
scènes comiques. Mais le but essentiel de tels festivals est
d’améliorer les capacités des élèves en langue française et
de les mettre face à des situations quotidiennes. A la fin
du festival, un grand nombre de filles participantes ont
exprimé leur joie de jouer des rôles en français dans une
salle pleine de spectateurs. Je voudrais enfin préciser le
rôle du journal Al-Ahram Hebdo dans ce festival : beaucoup
de vocabulaire et d’expressions nouvelles ont pu être
utilisés le long des représentations, apportant ainsi plus
de qualité à la fête. Alors, continuez à nous améliorer !
Hossam El Sayed,
professeur de français,
Al-Arich.