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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 15 au 22 avril 2009, numéro 762

 

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Poisson. Une de nos lectrices exprime sa peur bleue de consommer du poisson lors de Cham Al-Nessim. Cause : la catastrophe du Basa importé …

Le fessikh toxique aussi ?

Il ne reste que quelques jours pour fêter Cham Al-Nessim. A cette occasion, les Egyptiens se gavent de poissons de toutes sortes, notamment le fessikh (le poisson salé). Mais, cette fois-ci, les préparatifs sont lents, car ils craignent l’achat du poisson à la suite de la publication d’articles sur le Basa vietnamien vendu dans les marchés à un prix modéré (8 L.E. le kilo). De nombreux citoyens en ont consommé en ignorant qu’il est toxique par la présence de mélamine et de monoxyde de carbone. L’affaire nous a choqués et a bouleversé notre vie.

Des questions se posent : comment ce genre de poisson a-t-il été importé depuis trois ans ? Où est le ministère de la Santé ? Où sont les services de contrôle ? Est-ce que le fessikh sur le marché est propre à la consommation ?

On ne sait pas où donner de la tête !

Galila Mohamed,
Cité du 6 Octobre.

L’incrédulité des autres ne légifère pas la nôtre

C’est avec un intérêt particulier que je lis les différentes réactions émises çà et là en vue de dénoncer le mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI) à l’endroit du président soudanais en exercice, Omar Al-Béchir.

En effet, on peut observer un soutien tous azimuts de la part de la communauté arabo-musulmane et même au-delà à l’égard du président soudanais, soutien qui, à mon avis, reste dénué de tout esprit d’analyse, encore moins d’objectivité. Les détracteurs de la CPI justifient leur prise de position par le fait que ladite cour aurait agi sous la pression de Washington, dont la soif de pétrole ne cesse de faire des dégâts : le dernier en date est celui de l’Iraq. Et donc que le président Béchir, pro-chinois, serait un obstacle pour les Américains qui cherchent à tout prix à s’emparer du pétrole au Soudan.

Mais qui a dit que l’incrédulité et les erreurs des autres légiféraient les nôtres ? Peut-on affirmer avec force et sans scrupule que le président soudanais est tout à fait innocent de tous les chefs d’accusation qui lui sont reprochés ? Au risque même de faire preuve d’indifférence à la pléthore des victimes qu’a enregistrées ce conflit jusqu’à nos jours ? Je crois, à mon avis, qu’il va falloir faire face à ce conflit aussi gravissime, se poser des questions de fond et les poser avec acuité. La subjectivité des uns et des autres ne ferait que renforcer des gens dont le seul intérêt à leurs yeux est celui de s’enrichir et de s’engraisser. Ces gens, dont la seule philosophie est celle de « le chien aboie, la caravane passe », peu importe si cette caravane laisse derrière elle cris, pleurs et autres cris de détresse. La honte pour eux est une valeur, une gloire, une vertu. Du regard des autres ils s’en moquent. ils n’ont que faire du qu’en-dira-t-on ?

Comment comprendre qu’un président de la République dont l’une des missions régaliennes consiste à protéger la population dont il en a la charge, de façon à la mettre hors de tout danger, puisse entretenir des milices ? L’armée républicaine n’est-elle pas la seule légitime dans un pays qui se veut responsable ? Et lorsque l’on entretient des milices, pourriez-vous nous dire qui ces milices combattent ?

Je finirai mon propos par ce constat que l’on pourrait assimiler à de la simple hypocrisie des pays de la Ligue arabe à l’égard du président soudanais. En effet, si vous l’avez remarqué, aucun pays arabe n’a demandé l’annulation pure et simple du mandat d’arrêt, mais tous, sans exception, ont réclamé un ajournement, voire un report du mandat. Allez savoir pourquoi !!!!!

Bruce Moussavou Mouaga,
France.

De quelle liberté parlons-nous ?

Je ne vais pas parler de la liberté en général, mais plutôt de la liberté d’expression pour les jeunes. Est-ce que les jeunes ont le droit de parler ?

Chaque jeune a besoin de donner son avis personnel. La première dame d’Egypte, Suzanne Moubarak, a réalisé notre rêve. Elle a dit que la liberté d’expression est l’un des droits essentiels pour les jeunes et elle en a parlé, mais malheureusement, cela n’a pas été appliqué.

Tout d’abord, chacun d’entre nous a des rêves et des visions qu’il veut exprimer. Je vais vous donner un simple exemple. De temps à autre, je prends un papier pour m’exprimer et juste après quelques mots, je m’arrête, pas parce que je n’ai rien, mais j’imagine la réaction des autres. « Qu’est-ce qu’ils vont dire ? ». Et à la fin, l’idée commence, se prolonge et se termine dans l’imagination sans être exprimée. Pour évoluer et aller toujours vers l’avant, il faut s’exprimer et donner notre opinion. Je suis un membre utile dans la société qui a des devoirs et a le droit de parler librement.

Nous sommes en 2009, il faut réinventer le monde pour arriver à ce que l’on veut. Avoir le courage de se battre pour ses convictions tout en respectant celles des autres pour résoudre nos problèmes. Dire « NON », ce n’est ni chose compliquée ni difficile, mais je ne pense pas qu’il faut s’éloigner des traditions et des coutumes, mais plutôt être indépendant, avoir beaucoup de principes et pouvoir distinguer ce qui est juste de ce qui est faux.

Puis, on peut aller vers une autre planète, créer et construire une autre vie avec un air frais et rendre compatible la terre avec l’espace. Nous serons dans un monde formidable, deviendrons des créateurs et capterons l’espace, et pourquoi pas le temps ?

Finalement, ce n’est pas seulement mon rêve, mais c’est aussi celui de tous les jeunes. Il faut réaliser le bien dans notre vie à la recherche du succès en donnant notre point de vue personnel et en nous exprimant librement pour conquérir l’avenir.

Mariam Ahmed,
Le Caire.

Que reste-t-il de Camp David ?

Tout d’abord, je présente mes sincères salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo pour les grands efforts fournis. Beaucoup de variétés dans les sujets, le choix des sujets et aussi les photos. Permettez-moi de commenter l’article nommé « Le prix de la paix », publié dans le numéro 759 de votre journal.

Le 30e anniversaire de la signature des accords de paix égypto-israéliens, le 26 mars 1979, intervient dans un contexte régional qui fait raviver le débat autour de cet épisode problématique dans l’histoire égyptienne et arabe.

Une commémoration à l’image d’une paix caractérisée depuis toujours comme « froide ». Cet anniversaire des accords de paix égypto-israéliens intervient alors qu’Israël se dote d’un gouvernement basculant vers l’extrême droite.

L’Egypte serait-elle prête à « oublier » les remarques insultantes d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, qui a déclaré récemment que le président égyptien pourrait « aller au diable » s’il continuait à refuser de visiter Israël ? Il a menacé aussi par le passé de bombarder le Haut-Barrage d’Assouan.

Lors de la plus forte offensive israélienne meurtrière contre Gaza fin 2008, plusieurs députés affiliés à la Confrérie des Frères musulmans ont appelé le régime égyptien à déclarer comme caducs les accords de paix avec Israël. Je pense que l’Egypte est bien capable d’assumer les conséquences de l’annulation de ces accords.

La plus grande majorité des Egyptiens n’ont jamais été favorables à la signature de ces accords ; aujourd’hui, peu sont ceux qui sont pour l’ère sadatienne.

Après la guerre de 1973 qui a permis aux Egyptiens de se laver de l’affront de la Naksa, ces derniers peuvent désormais entamer des pourparlers d’égal à égal avec leurs voisins israéliens. Une solution négociée permettrait à l’Egypte de libérer son territoire, de rétablir son leadership érodé dans le monde arabe et de relancer l’économie en s’ouvrant aux investissements étrangers.

Son succès de récupérer le Sinaï occupé depuis 1967 lui a valu d’être accusé par ses pairs arabes de « traître » qui a conclu un accord séparé avec l’ennemi.

En effet, depuis son accession au pouvoir en 1981, le président Moubarak a choisi de respecter les engagements de son prédécesseur et les accords de paix, même si, pour absorber un mécontentement populaire évident, il a choisi de limiter au minimum le champ des relations bilatérales, ou du moins leurs aspects les plus manifestes. Le choix de la paix, lui, est au-dessus de toutes divergences.

L’Egypte a évité de nouvelles guerres, mais c’est aussi vrai que ces accords l’ont mise dans la position du perdant qui fait tout ce que lui demande le vainqueur.

Cela dit, les deux opposants sont d’accord sur le fait qu’il n’est pas question aujourd’hui de parler d’une « annulation » des accords de paix avec Israël. Ce qu’ils souhaitent en revanche, c’est que l’Egypte s’exempte de certains engagements « cachés » impliqués par ces accords, notamment l’exportation du gaz naturel vers Israël.

Mohamad Hassan,
Damiette.

 




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