PME.
La Bourse pour les PME, créée en décembre 2007 en vue de
soutenir ce secteur, n’est toujours pas opérationnelle. Mais
elle constitue un réel challenge.
Une Bourse encore dans l’œuf
Une
Bourse pour les Petites et les Moyennes Entreprises (PME)
dépendant de la Bourse du Caire a vu le jour en décembre
2007 en Egypte. Mais jusqu’à maintenant, celle-ci n’est
toujours pas opérationnelle. Seules les conditions d’accès
et le règlement ont été élaborés.
Les PME, dont le capital varie entre 500 000 et 20 millions
de L.E., peuvent s’y enregistrer, à condition d’être des
sociétés anonymes d’au moins 25 actionnaires. Les PME ne
pourront être directement cotées en Bourse sans avoir
recours à un intermédiaire, une banque d’investissement ou
une société de gestion de portefeuille, approuvée par
l’administration de la Bourse et l’Organisme du Marché
Financier (OMF).
Les frais d’enregistrement et autres frais annuels sont
réduits de moitié (pour la Bourse traditionnelle, les frais
d’enregistrement sont de 75 000 L.E.). De plus, les PME
seront exemptées des coûts de publication de leurs résultats
financiers dans la presse. Mais cela n’empêche pas que leurs
résultats trimestriels et semestriels seront publiés sur les
écrans d’échanges en Bourse comme toute autre société.
Quant au système d’échanges, il consistera en une session de
surenchère à l’issue de laquelle toutes les offres et les
demandes seront rassemblées. Le prix de vente et d’achat
d’actions sera déterminé d’après la moyenne des offres. « Il
n’y aura pas de marge de fluctuation, comme celle de 5 %,
appliquée à la plupart des actions de la Bourse du Caire.
Car l’objectif est de freiner les spéculations sur les
actions dotées d’un niveau de liquidité trop restreint »,
avait signalé Magued Chawqi, président de la Bourse du
Caire.
La création de cette Bourse pour les PME vise à réaliser
deux objectifs essentiels : d’abord permettre un financement
moins coûteux pour les PME et les encourager à accéder à
l’économie formelle, car beaucoup sont informelles. Quant au
deuxième objectif, il vise à permettre aux investissements
arabes et étrangers de participer de manière plus importante
au développement à ces acteurs de l’économie égyptienne.
Au cours de l’année dernière, seulement trois entreprises
ont été enregistrées en Bourse et selon Mohamad Omrane,
vice-président de la Bourse égyptienne, deux autres, une
dans le domaine de l’agriculture et l’autre dans le domaine
des télécommunications, vont y adhérer au cours de cette
semaine. Névine Al-Chaféï, vice-présidente de l’autorité de
l’investissement, explique pourquoi ce nombre est si
restreint : « C’est normal, car durant cette première année,
il a fallu s’adapter aux normes du marché ».
Le nombre des sponsors agréés par cette Bourse des PME a
atteint 18 banques d’investissement, dont 10 parmi les plus
grandes sur le marché égyptien.