Al-Ahram Hebdo, Enquête | Samir Radwan, « Nous avons besoin de créer l’Entrepreneur »
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 7 au 13 janvier 2009, numéro 748

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Enquête

PME. Samir Radwan, principal artisan de la nouvelle stratégie pour les PME annoncée par l’Autorité de l’investissement.  

« Nous avons besoin de créer l’Entrepreneur » 

Al-Ahram Hebdo : Pourquoi est-il si important d’accorder plus d’attention aux PME ?

Samir Radwan : Le gouvernement a toujours accordé des avantages aux grandes entreprises sous diverses formes : terrains gratuits, subventions à l’Energie, exemptions fiscales et douanières ... Cela a créé une économie déséquilibrée. Il faut retrouver cet équilibre. Le nombre des petites entreprises représente 80 % des entreprises égyptiennes. Mais que représentent-elles dans l’économie ? Presque rien : 25 % seulement de l’ensemble des services et produits et 4 % des exportations. Au Canada ou en France, cette catégorie engendre plus que 80 % du PIB.

— Des efforts ont déjà été déployés pour promouvoir les petites entreprises, mais sans résultats tangibles. Pourquoi, selon vous ?

— Le grand problème qui prévaut encore aujourd’hui est le manque de coordination entre les institutions responsables du développement des PME. Est-ce le GAFI, le ministère de l’Investissement, celui des Finances ou encore le Fonds social de développement ? Les PME n’ont en fait pas de père. Cela mène à des décisions contradictoires. C’est pourquoi les problèmes dont on parle depuis 1995 sont toujours là. Voyez l’étude sur les obstacles rencontrés par les PME, menée sous l’égide du ministère des Finances en 2005 : elle a trouvé sa place sur les étagères, à côté des autres études similaires qui l’ont précédée. C’est pourquoi je suggère que le dossier soit placé sous l’égide du premier ministre. La nouvelle stratégie propose la création du Centre égyptien des entrepreneurs, à l’instar de celui de Malaisie ou de Singapour. Sous la tutelle de ce centre peuvent être concertés tous les efforts officiels et aussi ceux des ONG. En Malaisie, ce centre offre 111 services aux petits et moyens investisseurs et dispose également d’une banque spéciale.

— Mais où se situe l’innovation principale de cette nouvelle initiative ?

— Tout d’abord, nous avons choisi de mettre l’investisseur au cœur de cette stratégie. Il s’agit du développement du Petit et Moyen Investisseur, le PMI. Ce n’est pas un jeu de mots. Les initiatives précédentes ont ignoré le facteur humain dans le développement de ces entreprises. Nous avons besoin de créer un entrepreneur. Il faut chercher parmi les diplômés des universités. Ceux-ci présentent chaque année des milliers de projets, alors pourquoi ne pas les appliquer ? Le gouvernement peut en choisir les plus rentables, les financer, former les porteurs de projets et même les aider à trouver des clients parmi les grandes entreprises locales ou sur les marchés internationaux.

— Et pensez-vous que cette stratégie sera vraiment mise en vigueur de la part du gouvernement ?

— J’espère bien. Le gouvernement a remarqué que tous les plans de sauvetage adoptés par les différents gouvernements, en Europe ou aux Etats-Unis entre autres, sont adressés notamment aux petites et moyennes entreprises. C’est pourquoi je crois que cette fois-ci, il y a grande chance que cette stratégie soit mise en vigueur.

Propos recueillis par
Salma Hussein

Névine
Kamel

Retour au sommaire

 

Principaux points de la stratégie des PME 

Objectif : Elever la part des PME dans le PIB, de 25 % aujourd’hui à 40 % en 2015 et 50 % en 2025. Il s’agit aussi de faire travailler 12 millions de citoyens en 2015, soit 42 % du total de la main-d’œuvre.

— Création de générations d’entrepreneurs par un programme basé sur la coordination avec les universités, en sélectionnant des candidats porteurs de projets lors de leur diplôme de fin d’études supérieures.

— Accès au financement traditionnel et non traditionnel. (Voir encadrés).

— Création de pôles de compétitivité. Il s’agit d’agglomérations industrielles autour des petites et moyennes entreprises pour travailler plus étroitement avec les grandes usines (habillement, automobiles, publication …). Ces agglomérations reçoivent des soutiens technologiques à travers les universités, pour assurer leur développement technique.

— Création d’un centre de service de développement pour les petits et moyens investisseurs.

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.