En bref
Archéologie
Egypte
Les services égyptiens d’archéologie ont mis au jour une
chambre funéraire ainsi que le sarcophage abritant la
dépouille du roi Sénousret II, qui a régné sur l’Egypte
entre 1897 et 1878 avant J.-C. La chambre funéraire a été
découverte à l’intérieur d’une pyramide située à Al-Alun, au
sud du Caire, une ville construite par le pharaon, qui était
devenue la capitale politique d’Egypte durant les 12e et 13e
dynasties. « Le sarcophage est fait de granite rose et les
murs de la chambre funéraire sont en granite rouge », a
précisé Ahmad Abdel-Aal,
responsable des antiquités de la ville voisine de Fayoum.
L’équipe des services d’archéologie ont également découvert
dans la pyramide « des corridors et des passages construits
pour tromper les voleurs », a-t-il ajouté. La chambre
contenait également des morceaux de bois provenant du bateau
du pharaon, des récipients en albâtre et en céramique
décorés de hiéroglyphes, selon les archéologues. Selon les
historiens, le règne de Sénousret II a été marqué par le
lancement de grands projets d’irrigation dans la région de
Fayoum, qui ont permis de transformer de vastes zones de
marécages en terres arables.
Découvertes
Une équipe d’archéologues égyptiens a exhumé quatre petites
statues du sphinx, la figure mythologique du lion à tête
humaine. Les statues de grès, sans tête, ont été découvertes
sur une route reliant les temples antiques de Louqsor et
Karnak, en Haute-Egypte, indique Zahi
Hawas, secrétaire général du Conseil suprême des
antiquités. Les sphinx ont été exhumés dans un terrain où se
trouvait un commissariat de police, démoli dans le cadre
d’un projet visant à retrouver des objets archéologiques.
Les statues datent du règne du roi
Nectanébo (380-363 av. J.-C.) qui a fondé la XXXe
dynastie. La même équipe archéologique a également mis au
jour un bloc de grès sur lequel est gravé le nom de la reine
Cléopâtre (69-30 av. J.-C.).
Turquie
Une équipe d’archéologues belges et turcs ont exhumé les
restes d’une statue géante représentant l’empereur Marc
Aurèle dans les thermes romains de
Salagassos, l’actuel Aglasun
(province de Burdur) dans l’ouest de la Turquie, a indiqué
mardi à l’AFP un responsable local. La découverte a permis
de retrouver une tête à l’effigie de Marc Aurèle, haute
d’environ 90 cm, de même que le bras droit tenant un globe
dans la main, les deux en très bon état. Selon les
estimations, la statue devait être haute de 4,5 mètres. Les
deux jambes de l’empereur, qui a régné de 161 à 180 après
Jésus-Christ, ont également été exhumées par l’équipe
dirigée par le professeur belge Marc
Waelkens de l’Université catholique de Louvain.
Sagalassos, habitée jusqu’au
septième siècle après Jésus Christ, a été détruite à cette
époque-là par des tremblements de terre et s’est enfoncée
ensuite dans l’oubli. Le professeur
Waelkens mène depuis 1985 des recherches dans cette
ancienne cité riche en découvertes. La même équipe
d’archéologues avait déjà découvert sur ce site une autre
statue colossale, celle de la tête, le tibia et un pied
d’une statue de l’empereur Hadrien qui régna de 117 à 138
après Jésus-Christ.