Al-Ahram Hebdo, Egypte |
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 3 au 9 septembre 2008, numéro 730

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Egypte

Hôtellerie . Un accord a été trouvé entre le propriétaire saoudien du Grand Hyatt et le ministère du Tourisme concernant la vente de boissons alcoolisées. Celles-ci seront vendues uniquement au restaurant et à titre privé dans les chambres.

Difficile compromis

Dimanche dernier était la fin du délai donné au propriétaire saoudien de l’hôtel Grand Hyatt, sur la corniche du Nil, pour annuler sa décision d’interdire les boissons alcoolisées au sein de l’hôtel. Finalement, un compromis a été trouvé entre la chaîne américaine Hyatt, gestionnaire de l’hôtel, et son propriétaire, Abdel-Aziz Ibrahim, stipulant le retour des boissons alcoolisées à l’hôtel ; l’alcool pouvant être servi de nouveau, mais seulement au quarantième étage dans le restaurant panoramique. L’alcool reste exclu des onze autres restaurants, de la galerie gourmande, des terrasses et cafés, ainsi que des mini-bars des 716 chambres et suites, les clients pouvant cependant en faire la demande en « room service ». « Cependant, le propriétaire a annoncé qu’il ne voulait pas des revenus de ce service d’alcool », déclare Sally Khattab, porte-parole du Grand Hyatt. Elle explique que cette décision convient à toutes les parties.

L’affaire avait commencé début mai, lorsque le cheikh Ibrahim, un parent de la famille royale saoudienne et propriétaire du Grand Hyatt, avait fait vider dans les toilettes quelque 2 500 bouteilles d’alcool des bars et des caves, d’une valeur d’environ 300 000 dollars. Il a interdit les boissons alcoolisées à l’hôtel sans en aviser la compagnie Hyatt dont l’hôtel porte le nom. Or, le contrat entre le cheikh et la compagnie précise que l’hôtel est un cinq étoiles, ce qui implique que celui-ci doit servir de l’alcool. Face à cette situation, le ministère du Tourisme a réagi en envoyant un comité d’inspection. Le ministère a alors menacé de dégrader le palace de cinq à deux étoiles, conformément aux réglementations en vigueur dans l’hôtellerie égyptienne. Mais cette intervention du ministère du Tourisme a été critiquée par les députés islamistes et au sein de l’opinion publique. « La décision du ministère contredit la charia », affirme Mohsen Radi, député des Frères musulmans, qui a présenté deux interrogations au Parlement au sujet de la question. Il se demande pourquoi ne pas faire comme certains pays comme les Emirats arabes unis où il y a des hôtels sans alcool pour donner l’occasion aux voyageurs musulmans. « Même la compagnie EgyptAir a interdit l’alcool sur ses lignes », assure-t-il. Le ministère du Tourisme assure, lui, que le problème est entre le propriétaire de l’hôtel et la société internationale de direction. « Il n’existe pas une loi ou une décision qui interdit ou qui autorise les boissons alcoolisées, mais il existe des critères internationaux pour déterminer le nombre d’étoiles et selon lesquels l’hôtel reçoit son rang hôtelier. Un hôtel qui ne respecte pas les critères selon lesquels il a reçu sa licence est déclassé », assure Ahmad Attiya, vice-ministre du Tourisme pour le secteur des hôtels. Il ajoute que l’accord entre le propriétaire et la direction internationale stipulait que l’hôtel est un cinq étoiles et donc conformément aux critères internationaux, l’établissement doit servir de l’alcool et avoir une discothèque. Selon Ahmad Attiya, les propriétaires sont libres de choisir dès le début s’ils ont envie d’avoir un bar et des boissons alcoolisées ou non. « Même s’il veut appliquer le système des hôtels dits familiaux ou islamiques qui commencent à se répandre dans certains pays, il devait le faire savoir à l’avance et aviser le ministère du Tourisme et la société Hyatt qui a des contrats avec les touristes et qui doit les respecter, surtout que cette société américaine est l’une des plus grandes chaînes hôtelières dans le monde. Elle a une réputation qu’elle doit défendre », explique Wessal Alameddine, professeur d’études touristiques à la faculté de tourisme et d’hôtellerie .

Sabah Sabet

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.