Ramadan . Il coïncide
cette année avec la rentrée scolaire, et un de nos lecteurs aborde le sujet des
frais de ces deux événements.
Comment dépenser moins
Le
mois de Ramadan commence, et deux semaines après, c’est la rentrée scolaire et
universitaire. Et encore deux semaines plus tard, c’est au tour de la fête du
petit Baïram. Alors comment faire pour répondre à tous ces besoins et exigences
financières ? Acheter le yamich, le sucre, la viande, le poulet, l’uniforme,
les chaussures, les fournitures scolaires ... Tout cela en un seul mois pour
les familles égyptiennes. Alors, il est normal que des frictions existent dans
les familles.
Mais
je voudrais expliquer quelque chose qui peut simplifier les choses. Plusieurs
d’entre nous ne comprennent pas la vraie conception de ce mois de jeûne. Et
plusieurs non plus ne savent pas comment se préparer pour ce mois, lequel est
créé par Dieu pour plusieurs buts dont le principal est de se sentir plus
proche des pauvres, qui souffrent de la faim et qui manquent de moyens. Alors
comment sentir cela, alors que les familles les plus aisées rivalisent de plats
et de personnes invitées pour l’Iftar ? Comment sentir cela, alors que les
foyers entrent en trouvant les femmes entrant en concours sur celle qui invite
plus de monde et fait le plus parfait buffet. Pourquoi ce gaspillage ? Notre
prophète Mohamad nous a interdit de gaspiller, et surtout la nourriture. Notre
prophète, en ce mois, mangeait quelques petites dattes et un peu de lait pour
être prêt à prier le plus longtemps possible.
Donc,
réveillez-vous et comprenez bien que ce mois sacré est fait pour prier, faire
des actions de charité, purifier son âme et essayer d’en faire sortir le plus
mauvais. Alors si on comprend bien le vrai but de ce mois sacré, plusieurs
problèmes seront résolus, car tout simplement, on n’aura pas besoin d’un grand
budget, ni de grands buffets. Enfin, en ce qui concerne les écoles, que le
gouvernement propose à l’occasion de la rentrée scolaire, des victuailles
convenables loin des commerçants avides.
Yasser Hassan,
Le Caire.
A nous de choisir
Les
critiques fusent à propos du site de réseaux sociaux Facebook. Certains
affirment que c’est un site qui favorise la propagation d’idées indécentes, les
attaques religieuses, mais aussi des idées politiques qui peuvent renverser le
régime d’un Etat. Je ne nie pas la présence de tous ces aspects, mais il faut
voir l’autre face de ce site. Le Facebook est un peu comme un verre dans lequel
on boirait un poison ou de l’eau. Ses côtés positifs sont nombreux, comme par
exemple de retrouver d’anciennes amies ou connaissances perdues de vue depuis
de longues années, et aussi d’entretenir une relation avec ces mêmes personnes,
d’échanger des photos, etc. Il est donc injuste de vilipender le Facebook, car
il présente les deux faces d’une même monnaie. C’est à nous de choisir ce que
nous voulons en faire.
May Mansour,
Alexandrie.
Phelps ou Bolt ? Ni l’un ni l’autre
J’ai
récemment lu et entendu à plusieurs reprises la question suivante : qui de
Michel Phelps ou de Usain Bolt est le meilleur athlète des JO de Pékin ? Comme
si, implicitement, il était impossible qu’il y en ait de meilleurs qu’eux.
Oubliez
Phelps et Bolt, le meilleur athlète est assurément le médaillé d’or au
décathlon (du grec deka « dix » et athlos « combat »), qu’un record olympique
soit ou non établi. Phelps excelle à la nage et Bolt à la course. Le
décathlonien, lui, en plus d’exceller à la course (100 m, 400 m, 1 500 m, 110 m
haies), excelle en plus au saut (hauteur, longueur, perche) et au lancer
(poids, disque, javelot). Bref, nous retrouvons là un athlète beaucoup plus
complet que les deux autres (le pentathlonien, qui participe à cinq exercices,
n’est pas en reste).
«
Citius », « altius », « fortius » : la devise olympique convient bien au
décathlon. Allez savoir pourquoi cette épreuve n’est pas considérée comme
l’épreuve-reine des JO. Il faut dire qu’aux Jeux olympiques de Montréal, en
1976, le décathlon a été très prisé, exceptionnellement. C’est que le médaillé
d’or et recordman olympique était un Etats-unien, Bruce Jenner, et qu’il avait
une gueule d’acteur. Tout s’explique.
Sylvio le Blanc,
Montréal (Québec).
Pas d’examens pour les professeurs
Je
suis professeur de français et j’ai été étonné de la décision du ministre de
l’Education de faire passer aux professeurs des épreuves dans certaines
matières. Cela pour qu’ils bénéficient en cas de succès d’une augmentation de
salaire. Tous les professeurs sont pour une augmentation mais contre le passage
d’un examen, alors je pense que le ministre doit annuler cette décision
humiliante. Car comment un professeur pourra-t-il affronter ses élèves s’il
échoue à ces examens ? Je me demande enfin si des examens vont aussi être
passés par les médecins et les universitaires afin qu’ils bénéficient à leur
tour d’une si faible augmentation de salaire.
Mohamad Hassan Galal,
Damiette.
Réveillez-vous !
Je
voudrais ici remercier cet auteur de la page Opinion l’éditorialiste Salama
Ahmad Salama, dont la philosophie a toujours été compatible avec la mienne. Je
suis très content de constater que cet auteur sait comment faire comprendre aux
Arabes que, au lieu de considérer l’Iran comme un ennemi potentiel, il faudrait
désormais le considérer comme un partenaire. C’était dans son article intitulé
« Le recul américain ». et publié dans le numéro 728 d’Al-Ahram Hebdo. A quand
la prise de conscience arabe ? Après s’être largement trompés au sujet de
Saddam Hussein, comparé parfois à un Hitler du Proche-Orient, le même scénario
semble se reproduire avec Téhéran pour détourner leur attention du véritable
ennemi numéro un, à savoir Israël. Réveillez-vous chers Arabes ! Salama A.
Salama est bien l’une des rares personnes à comprendre cela et à cet égard,
vous devez suivre sagement les instructions de cet intellectuel de grande
taille. En effet, il faut révolutionner la mentalité arabe.
Boris Dimitry Okira,
Le Caire.
Des mesures sécuritaires à prendre
Nous
avons tous été choqués par l’incendie spectaculaire dont a été victime pendant
des heures le Conseil consultatif égyptien, un bâtiment qui date de près de 200
ans. Dans cet incendie, ont malheureusement été brûlés des documents
historiques très importants. On se demande comment une construction de cette
importance n’était pas mieux protégée contre le feu. Si des mesures avaient
existé, on aurait pu éviter cette catastrophe ou au moins éviter son impact,
comme ce pompier victime qui a déployé toutes ses forces pour mettre fin au
drame. Heureusement que ce désastre ait eu lieu durant les vacances d’été du
Parlement, sinon les conséquences auraient pu être pires. Mais, ce sinistre m’a
profondément effrayé. Car comment croire qu’un établissement de cette
importance soit exposé à cet incendie que personne n’a pu éviter ? Quelles
auraient été les conséquences si cela s’était passé dans un hôpital ?
Il y a
donc des mesures urgentes d’inspection à prendre, voire d’installations
sécuritaires à installer.
Noura Hassan,
Le Caire.