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Face à Ahli, à l’occasion de la 5e journée des quarts de
finale de la Ligue des champions d’Afrique, ce dimanche au
Stade du Caire, Zamalek n’a d’autre choix que de gagner. Or,
la partie s’annonce rude.
Zamalek, ou ça passe ou ça casse
Rendez-vous
très difficile ce dimanche, pour Zamalek face à Ahli au
Stade du Caire à l’occasion d’un match comptant pour la 5e
journée des quarts de finale de la Ligue des champions
d’Afrique (groupe A).
La difficulté de la rencontre réside non seulement dans la
puissance de l’adversaire mais aussi dans la situation assez
critique de Zamalek dans le groupe.
Troisième du groupe A avec 4 points, derrière Ahli, le
leader du groupe (10 points) et la formation ivoirienne ASEC
(5 points), Zamalek est dans l’obligation de remporter sa
rencontre contre Ahli et de remporter aussi celle de la 6e
journée contre Dynamos (Zim) à Harare, afin de réserver une
place à la demi-finale de la compétition prestigieuse. Or,
les Blancs n’ont pas réussi à s’exprimer jusqu’à présent
dans la compétition.
En effet, Zamalek s’est mal lancé dans les quarts de finale
en perdant devant Ahli 1-2, avant de réaliser l’unique
victoire de l’équipe dans les quarts de finale en battant
Dynamos 1-0 au Stade du Caire. Les deux rencontres contre
les Ivoiriens d’ASEC lors des 3e et 4e journées étaient à
l’origine de la situation délicate actuelle de Zamalek.
Dans la première rencontre qui a eu lieu au Caire, le
représentant de l’Egypte n’a pas profité de l’exclusion du
défenseur d’ASEC à la 20e minute de la rencontre et s’est
contenté d’un nul 0-0 au Stade du Caire avant de subir une
lourde défaite de 0-3 contre la même formation à Abidjan. «
Après notre défaite contre ASEC, notre chance de nous
qualifier pour les demi-finales est devenue très minime,
mais il reste encore un peu d’espoir. On a besoin de
remporter nos deux prochaines rencontres. C’est vrai que ça
ne sera pas facile surtout que la première sera contre Ahli,
notre rival éternel, et que la deuxième sera à l’extérieur.
Mais on n’a aucun autre choix », confie Tareq Yéhia,
entraîneur de l’équipe.
« Ce sont les joueurs qui, par leur nonchalance, se sont mis
dans cette impasse, ils doivent assumer leur responsabilité,
surtout que l’élimination de l’équipe des quarts de finale
de la compétition sera intolérable pour les supporters et
l’administration du club », ajoute-t-il.
Des difficultés en série
Les pertes de Zamalek à Abidjan ne se limitent pas seulement
dans les trois points de la rencontre. L’équipe souffrira de
l’absence de son capitaine Aymane Abdel-Aziz et de Wessam
Al-Abdi à cause de leur suspension. Deux éléments-clés
surtout au milieu de terrain. Le milieu de l’équipe Mohamad
Ibrahim, blessé lors du match contre ASEC ne sera également
pas de la partie.
De quoi donner du fil à retordre à Rainer Hollman, le
directeur technique de l’équipe, qui n’a pas l’embarras du
choix au sein de son effectif, notamment avec la suspension
de Mahmoud Abdel-Razeq « Chikaballa » par la FIFA. Donc,
Zamalek va disputer la rencontre de dimanche avec 19
joueurs, dont 3 gardiens de but.
Le poste de gardien de but est aussi un grand casse-tête
pour le cadre technique de l’équipe. Mohamad Abdel-Moncef,
le gardien titulaire de l’équipe, est en baisse de niveau de
sorte qu’il a été écarté pour la première fois depuis 5
années des rangs de la sélection. D’autre part, Abdel-Wahed
Al-Sayed, le remplaçant, est loin du terrain depuis le début
de cette saison et sa participation dans cette rencontre
cruciale constitue un grand risque. « Je ne vois aucun
problème concernant ma participation contre Ahli. C’est vrai
que j’ai commis une faute contre ASEC mais cela arrive dans
le monde du foot. Tous les gardiens commettent des erreurs
et je ne vois aucune raison pour de telles critiques. Ils
ont oublié mes grands efforts avec l’équipe durant les 10
dernières années. En tout cas, je suis prêt pour la
rencontre de dimanche si le cadre technique décide de me
donner l’occasion d’y participer », explique Abdel-Moncef.
En ce qui concerne les préparations de l’équipe, les Blancs
ont commencé leur entraînement jeudi dernier et ont disputé
une rencontre amicale face à Moqaouloun.
Le cadre technique a surtout travaillé sur le côté offensif
qui représente une grande lacune de l’équipe surtout que les
Blancs n’ont marqué que deux buts seulement dans les 4
dernières rencontres.
Mohamad Mosselhi