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 Semaine du 10 au 16 Septembre 2008, numéro 731

 

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Environnement

En bref

Santé
Au terme d’une réunion inédite tenue au Gabon fin août 2008, les ministres africains de la Santé et de l’Environnement ont adopté et signé la Déclaration de Libreville qui engage les gouvernements à prendre des mesures adéquates pour stimuler les changements nécessaires au plan stratégique et institutionnel et en matière d’investissements, permettant de tirer le plus grand parti des synergies entre la santé, l’environnement et d’autres secteurs concernés. Selon le Dr Luis G. Sambo, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, « la signature de cette déclaration historique constitue la première étape pour sauver les vies de millions de personnes des effets néfastes des changements que subit l’environnement. Nous travaillerons ensemble pour promouvoir des alliances stratégiques entre la santé et l’environnement. Je me félicite que nous ayons réussi à obtenir l’engagement politique pour promouvoir les changements institutionnels nécessaires à l’amélioration de la santé et du bien-être des communautés dans la région ».

Energie
L’exploitation des gigantesques réserves pétrolières et gazières de l’Arctique présente d’importantes contraintes et risque d’affecter ce vaste écosystème déjà bouleversé par le réchauffement climatique, estiment des experts. La Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège sont tous engagés — à différents degrés — dans une course pour exercer et étendre leur souveraineté sur l’Arctique pour des raisons stratégiques, politiques et énergétiques. L’agence gouvernementale américaine de recherche géologique (USGS) a récemment estimé à 412 milliards de barils équivalant pétrole les ressources inexploitées d’or noir et de gaz dans le cercle Arctique. Et 84 % de ces réserves se situent au large. « Dans certaines régions, comme dans l’Arctique canadien et à Alaska, les glaces posent encore un problème à l’exploitation pétrolière et gazière. Ailleurs, comme au nord-est du Groenland, la fonte facilitera l’accès aux ressources », explique dans un courriel à l’AFP Don Gautier, spécialiste à l’USGS. Le Fonds mondial de la nature (WWF) juge « dangereuse » l’exploitation des hydrocarbures de l’Arctique, qui accélérera selon ce groupe environnemental les effets du changement climatique.

Glaciers
La plupart des montagnes du monde risquent de perdre leurs glaciers d’ici la fin du siècle si le réchauffement climatique se poursuit au train actuel, a averti un rapport du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE), publié la semaine dernière. « La tendance actuelle au niveau mondial d’une fonte rapide des glaciers, voire même en accélération, à l’échelle d’un siècle, est plus probablement déconnectée des périodes climatiques naturelles et peut mener à la fonte d’une grande partie des glaciers d’ici la fin du XXIe siècle », ont averti les experts du PNUE. Entre 1996 et 2005, les glaciers ont perdu en moyenne l’équivalent en masse d’un mètre d’épaisseur d’eau, ce qui représente le double de la fonte observée durant la décennie antérieure (1986-1995), et plus de quatre fois la masse perdue de 1976 à 1985.

Baleines
Une polémique a pris corps autour d’une récente étude japonaise selon laquelle les petits rorquals maigrissent, les défenseurs des baleines y voyant un moyen détourné de justifier la chasse aux cétacés, pourtant interdite. Pour l’organisation écologiste Greenpeace, l’Institut de recherche sur les cétacés, auteur de l’étude, cherche d’abord à motiver l’existence de campagnes baleinières à but « scientifique », car ce type de pêche mené par le Japon est toléré par la Commission Baleinière Internationale (CBI), qui proscrit la chasse commerciale. Greenpeace a dénoncé le mode opératoire de ces chercheurs qui ont notamment autopsié les corps de 4 500 petits rorquals abattus par les pêcheurs japonais. Selon Greenpeace, des méthodes plus modernes peuvent permettre de comptabiliser les baleines et mesurer leur épaisseur de graisse sans les tuer.

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