En
bref
Santé
Au terme d’une réunion inédite tenue au Gabon fin août 2008,
les ministres africains de la Santé et de l’Environnement
ont adopté et signé la Déclaration de Libreville qui engage
les gouvernements à prendre des mesures adéquates pour
stimuler les changements nécessaires au plan stratégique et
institutionnel et en matière d’investissements, permettant
de tirer le plus grand parti des synergies entre la santé,
l’environnement et d’autres secteurs concernés. Selon le Dr
Luis G. Sambo, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, «
la signature de cette déclaration historique constitue la
première étape pour sauver les vies de millions de personnes
des effets néfastes des changements que subit
l’environnement. Nous travaillerons ensemble pour promouvoir
des alliances stratégiques entre la santé et
l’environnement. Je me félicite que nous ayons réussi à
obtenir l’engagement politique pour promouvoir les
changements institutionnels nécessaires à l’amélioration de
la santé et du bien-être des communautés dans la région ».
Energie
L’exploitation des gigantesques réserves pétrolières et
gazières de l’Arctique présente d’importantes contraintes et
risque d’affecter ce vaste écosystème déjà bouleversé par le
réchauffement climatique, estiment des experts. La Russie,
les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège sont
tous engagés — à différents degrés — dans une course pour
exercer et étendre leur souveraineté sur l’Arctique pour des
raisons stratégiques, politiques et énergétiques. L’agence
gouvernementale américaine de recherche géologique (USGS) a
récemment estimé à 412 milliards de barils équivalant
pétrole les ressources inexploitées d’or noir et de gaz dans
le cercle Arctique. Et 84 % de ces réserves se situent au
large. « Dans certaines régions, comme dans l’Arctique
canadien et à Alaska, les glaces posent encore un problème à
l’exploitation pétrolière et gazière. Ailleurs, comme au
nord-est du Groenland, la fonte facilitera l’accès aux
ressources », explique dans un courriel à l’AFP Don Gautier,
spécialiste à l’USGS. Le Fonds mondial de la nature (WWF)
juge « dangereuse » l’exploitation des hydrocarbures de
l’Arctique, qui accélérera selon ce groupe environnemental
les effets du changement climatique.
Glaciers
La
plupart des montagnes du monde risquent de perdre leurs
glaciers d’ici la fin du siècle si le réchauffement
climatique se poursuit au train actuel, a averti un rapport
du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE),
publié la semaine dernière. « La tendance actuelle au niveau
mondial d’une fonte rapide des glaciers, voire même en
accélération, à l’échelle d’un siècle, est plus probablement
déconnectée des périodes climatiques naturelles et peut
mener à la fonte d’une grande partie des glaciers d’ici la
fin du XXIe siècle », ont averti les experts du PNUE. Entre
1996 et 2005, les glaciers ont perdu en moyenne l’équivalent
en masse d’un mètre d’épaisseur d’eau, ce qui représente le
double de la fonte observée durant la décennie antérieure
(1986-1995), et plus de quatre fois la masse perdue de 1976
à 1985.
Baleines
Une
polémique a pris corps autour d’une récente étude japonaise
selon laquelle les petits rorquals maigrissent, les
défenseurs des baleines y voyant un moyen détourné de
justifier la chasse aux cétacés, pourtant interdite. Pour
l’organisation écologiste Greenpeace, l’Institut de
recherche sur les cétacés, auteur de l’étude, cherche
d’abord à motiver l’existence de campagnes baleinières à but
« scientifique », car ce type de pêche mené par le Japon est
toléré par la Commission Baleinière Internationale (CBI),
qui proscrit la chasse commerciale. Greenpeace a dénoncé le
mode opératoire de ces chercheurs qui ont notamment autopsié
les corps de 4 500 petits rorquals abattus par les pêcheurs
japonais. Selon Greenpeace, des méthodes plus modernes
peuvent permettre de comptabiliser les baleines et mesurer
leur épaisseur de graisse sans les tuer.