Al-Ahram Hebdo,Monde | Téhéran toujours sur ses positions 
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 6 au 12 août 2008, numéro 726

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Livres

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Monde

Iran. L’expiration samedi de l’ultimatum fixé par la communauté internationale à Téhéran coïncide avec la visite du président syrien, Bachar Al-Assad, et démontre la volonté de ce pays de ne pas se soumettre aux pressions occidentales. 

Téhéran toujours sur ses positions  

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a opposé cette semaine une fin de non-recevoir à l’offre des grandes puissances sur le nucléaire iranien. Envenimant de plus en plus ses relations avec la communauté internationale, Téhéran n’a pas répondu, samedi, à l’offre des grandes puissances, laissant expirer l’échéance du délai de quinze jours fixé par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne. Les Six avaient déjà donné le 19 juillet à l’Iran un délai de deux semaines pour répondre à leur offre, qui prévoit un gel des sanctions à l’Onu en échange de l’arrêt du développement du programme nucléaire de Téhéran. Selon les experts, cette absence de réponse pourrait bien compliquer la crise nucléaire iranienne ou entraîner un nouveau train de sanctions onusiennes contre Téhéran.

Déjà, à la veille de l’expiration du délai, l’attitude iranienne restait ferme. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé que son pays ne reculerait pas devant les grandes puissances qui lui réclament de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Parallèlement, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré le même jour que « l’Iran résistera avec force face aux ennemis » pour défendre ses droits en matière nucléaire. « La nation iranienne ne cédera pas un pouce sur ses droits au nucléaire. Pour eux, des sujets comme le nucléaire sont des prétextes, la raison principale de l’hostilité des ennemis au cours des 30 dernières années à l’égard de l’Iran est qu’ils veulent nous faire reculer pour dire ensuite que nous avons cédé », a déclaré M. Ahmadinejad.

Pure coïncidence ou stratagème établi d’avance pour donner le change à la communauté internationale ? L’absence de réponse iranienne tombe juste avec la visite du président syrien, Bachar Al-Assad, samedi en Iran, pour des entretiens avec son homologue Mahmoud Ahmadinejad consacrés entre autres à la crise nucléaire iranienne et au renforcement des relations bilatérales. Dimanche, les deux présidents se sont dit prêts à renforcer leur coopération bilatérale dans les domaines de la politique, de l’économie, de la science et de la culture. Lors de ces entretiens, Ahmadinejad a affirmé à son homologue qu’il ne cédera pas d’un pouce sur ses droits nucléaires. Soutenant son homologue, le président syrien a défendu Téhéran, affirmant qu’il n’avait aucune intention de posséder l’arme nucléaire, alors que les puissances occidentales pensent le contraire : « Nous avons dit aux Européens que la Syrie croit que chaque pays, y compris l’Iran, a le droit d’enrichir de l’uranium et d’avoir un programme nucléaire en respect des traités internationaux », a déclaré M. Assad.

Face à cette réticence iranienne, les Etats-Unis ont soufflé le chaud et le froid cette semaine pour entrouvrir la porte à Téhéran et lui donner l’occasion de rebrousser chemin. Pour la première fois, Washington et ses partenaires européens se sont montrés moins insistants sur la date butoir stricte de samedi. « Je n’ai pas compté les jours, la réponse va arriver bientôt », a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain, Sean McCormack.

Washington a en effet rompu avec la politique du passé en envoyant pour la première fois le numéro 3 du département d’Etat, William Burns, aux discussions de Genève. Côté européen, on souligne qu’il est « clair que la réponse iranienne doit se faire dans les prochains jours », mais que l’échéance donnée à Téhéran n’était pas au jour près, selon une source diplomatique à Bruxelles.

Tenant pourtant à garder le bâton à la main, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, avait toutefois prévenu que de nouvelles sanctions seraient décidées si le gouvernement iranien ne donnait pas de réponse claire dans les temps.

Selon les experts politiques, aucune des deux parties ne veut montrer qu’elle a perdu le jeu, ou qu’elle a cédé devant l’autre. Actuellement, les deux tentent de trouver un moyen de sortir de cette impasse qui pourrait transformer la région en une boule de feu.

Maha Al-Cherbini

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.