Jeux Olympiques .
Un de nos lecteurs, déçu par les résultats de l’Egypte à
Pékin, exprime son mécontentement. Il invite les
responsables du sport à élaborer de nouveaux plans de
développement.
L’Egypte doit se reprendre
Tout le monde a suivi les Jeux olympiques de Pékin qui
viennent de s’achever et les Egyptiens sont probablement,
comme moi, très déçus par la performance de leur pays. A
part bien sûr celle de Hicham Misbah qui a pu malgré tout
décrocher une médaille de bronze en judo.
Pourquoi sommes-nous revenus si peu chargés de Chine ?
J’imagine que cela veut dire aussi que l’état du sport en
Egypte n’est pas très bon. Même si nous avons des éléments
capables de devenir de vrais champions, il faut croire que
nous manquons de sources de financement et devons bénéficier
d’un meilleur entraînement. Pourtant, les Africains ont pu
décrocher des médailles malgré la mauvaise situation
économique et politique de certains pays de ce continent.
J’estime alors que nous devrions nous intéresser à plus de
disciplines que le football, même s’il est vrai que c’est la
discipline la plus populaire en Egypte et auprès des jeunes.
Je demande donc aux responsables du sport en Egypte de
revoir leur plan et de s’intéresser au futur du sport plus
qu’aux disputes intérieures et infertiles. D’un autre côté,
il incombe aussi aux parents d’accorder plus d’importance au
sport dans la vie de leurs enfants. Ils doivent être
attentifs à leurs désirs de s’investir dans une disciple,
car peut-être seront-ils les champions de l’Egypte au monde
entier.
Sabri Ali,
Le Caire.
Les maux de la forte natalité
J’ai appris la semaine dernière qu’une Egyptienne
d’Alexandrie a donné naissance à des septuplés, dont 4 fils
et 3 filles. Les médias se sont intéressés au cas de Ghazala,
cette mère âgée de 27 ans, surtout qu’aucun des sept bébés
pesant de 1,45 kg à 2,8 kg ne présente de malformation. Le
cas de Ghazala me préoccupe cependant au niveau de la
croissance démographique de notre pays, avec le dernier
recensement qui nous a indiqué que les Egyptiens étaient au
nombre de 76 millions. C’est vrai que le gouvernement a
entamé depuis les années 1980 un planning familial et il a
lancé cet été une campagne d’information sur les
répercussions de cette forte natalité, mais les mentalités
dans les villages et les campagnes n’ont pas encore changé.
Et le cas de Ghazala le prouve. Elle était déjà mère de
trois filles et voulait un garçon, ce qui l’a poussée à
suivre un traitement pour améliorer sa fertilité. Alors je
pense que les campagnes de sensibilisation doivent redoubler
très rapidement. Les Egyptiens doivent savoir que la pénurie
alimentaire et le manque de logements est un effet de cette
augmentation de la population qui freine toute sorte de
développement.
Gamila Hassan,
Alexandrie.
Remerciements
J’ai constaté que dans votre journal Al-Ahram Hebdo numéro
726 ainsi que celui du numéro 727, vous avez publié des
articles sur la visite que j’ai rendue au journal, et à
votre rédacteur en chef, ainsi que l’interview que j’ai
accordée.
Par la présente lettre, je voudrais vous adresser au nom de
l’ensemble du personnel mes sincères remerciements pour
l’attention accordée à l’ambassade et à ses activités.
Je voudrais réitérer mes encouragements et mes vœux de plein
succès au rédacteur en chef Monsieur Mohamed Salmawy, et à
l’ensemble de ses collaborateurs.
Puisse Allah, le Tout-Puissant, vous entretenir dans votre
mission.
En souhaitant entretenir des relations de travail avec votre
journal, je vous prie d’agréer les assurances de ma
considération distinguée.
Moussa B. NEBIE,
Chevalier de l’Ordre national,
Ambassade du Burkina-Faso.
Plus de chaos !!!
Non, ya bey
C’est pas ma faute
La ceinture s’est coupée,
Mais c’est en freinant,
abruptement.
Non, ya bey,
J’ai le portable à la main
Mais madame a accouché
Et elle m’appelle
Pour un danger imprévu,
Mais, je vous assure,
Ce sera, cette fois-ci
La dernière césarienne !
Il faut qu’après tout
Solide et impassible
Je me maintienne.
Quant au parking sur un trottoir,
Je m’excuse, ya bacha,
Le danger m’y contraint
C’est pour sauver l’enfant !
Mais le triangle, le voici,
Quoique cassé, il reste debout
Derrière un soutien,
Une brique quelconque.
Quant à la boîte
Des secours premiers
Les trois mois m’aidant
J’y serai fidèle
Et la rokhsa
Chaque année renouvelée
Même si usée et périmée
Elle m’a toujours valu
En des pareilles surprises !
Et, en plus, prouve ma compétence !
Croyez à ma sincérité
Et à mon honnêteté
Je déteste le pot-de-vin,
Le piston, les influences
En cela, nous sommes tous
De la même race.
Ce serait peu de foi
En Celui qui seul aide :
Cela appauvrit le foyer,
Et nous met au tabour du pain
Je vous jure, ya bey,
Que ce sera, la fois dernière
Que ma mémoire flanche.
A propos, veuillez agréer
Ma sincère gentillesse :
Je pars à Ossayarine,
O mon père était mokhtar,
Et je connais un chemin
En passant par le centre-ville
Qui, quoique en sens inverse,
Peut nous amener, moi et toi,
En dix ou vingt minutes,
A Doqqi ou Mohandessine !
Archimandrite Maurice Khoury,
Le Caire.
Pourquoi tant de bruit autour de Nour ?
Tout d’abord, mes salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram
Hebdo. Ensuite, je voudrais dire que j’ai été étonnée de
constater que vous n’avez pas pensé à parler d’un feuilleton
qui a attiré et occupé l’attention de milliers de filles,
d’hommes et de femmes, non pas seulement en Egypte, mais
aussi dans la plupart des pays arabes. Je veux parler du
feuilleton turc Nour. Je l’ai découvert alors que j’étais en
visite chez une de mes amies. A l’heure de sa diffusion sur
une des chaînes satellites libanaises, elle s’est avec sa
famille ruée devant le petit écran et elles m’ont même
presque oubliée pendant quelques instants, avant de
m’inviter à regarder avec elles le feuilleton. Quand je leur
ai dit que je ne connaissais pas ce feuilleton, elles ne
pouvaient pas le croire ! A la fin de la diffusion, j’ai
tenté de percer le mystère autour de tant d’intérêt. Mon
amie m’a expliqué qu’un des personnages nommé Mohamad était
non seulement séduisant, mais il jouait aussi très bien le
rôle d’un mari amoureux de sa femme, la traitait d’une
manière très délicate et romantique. Alors j’ai compris :
les femmes et les filles recherchent toutes ce genre d’homme
mais sans jamais le trouver, tout simplement parce que
l’homme oriental n’a jamais appris comment traiter
tendrement sa femme, comment essayer de la rendre heureuse
et joyeuse tout le temps. Enfin, je voudrais envoyer un
message à toutes les femmes et filles séduites par cette
personnalité et leur dire que ce qui se passe dans ce
feuilleton est très exagéré et ne peut pas être appliqué
dans la réalité même dans les pays européens. Donc, ne rêvez
pas pour longtemps ! Je voudrais aussi demander aux hommes
mariés d’être plus sensibles et romantiques avec leurs
femmes. N’oubliez pas messieurs : bien traiter votre femme
est un devoir religieux, et si vous le faites, vous vivrez
en paix dans votre famille.
Hala Abdel Salam,
Le Caire.
A Mahmoud Darwich
Je viens d’apprendre avec chagrin par l’excellent Al-Ahram
Hebdo la mort de Mahmoud Darwich, un de mes poètes préférés,
un poète parmi les plus grands du monde. Chaque fois que je
le relis, je reste habitée longtemps par sa poésie. Ainsi,
je ne peux m’empêcher de le citer, brièvement, comme un
dernier hommage à lui rendre. « Ma mère illumine les
dernières étoiles autour de mon miroir ».
Et jette son châle dans mon dernier poème (La terre nous est
étroite et autres poèmes, éd. Gallimard). « Et nulle porte à
la porte, mais je peux accéder à mon dehors ... ». (Un mètre
carré en prison, La terre nous est étroite et autres poèmes,
éd. Gallimard).
Merci pour tout Al-Ahram Hebdo.
Michèle Blanchet,
poète de Québec,
Canada.