Jeux
Olympiques.
4 athlètes égyptiens s’apprêtent à disputer les épreuves à
compter du 15 août. Plus nombreux que lors des dernières
éditions, des résultats sont donc attendus.
Objectif : atteindre une finale
Les
Egyptiens qui ont été les champions du continent noir ont
perdu leur supériorité. Lors des JO d’Athènes 2004, l’Egypte
a été représentée par une seule athlète, Marwa Hussein, au
marteau, qui s’est qualifiée avec une carte d’invitation par
la Fédération internationale. Or, les choses semblent
s’améliorer. Cette année, aux JO de Pékin, la participation
égyptienne est forte de 4 athlètes qualifiés. Omar
Al-Ghazali au disque (66,58 m), Mohsen Al-Anani au marteau
(74,57 m), Amr Ibrahim Moustapha au 200 m (20.65) et Yasser
Fathi au javelot (19,87 m) sont les 4 Egyptiens qui
disputeront les JO avec l’espoir de réaliser un exploit.
C’est Omar Al-Ghazali le favori. En septembre 2007, il a
réalisé une première pour l’Egypte après avoir atteint la
finale des Championnats du monde d’Osaka (Japon) et a
terminé 6e grâce à un lancer de disque de 64,58. Cette
performance a donné au jeune homme beaucoup de confiance
avant les Jeux olympiques. « Après avoir réalisé cette
performance, j’ai constaté que mon niveau était très proche
du niveau international et que j’étais capable de remporter
une médaille. Aujourd’hui, j’ai confiance en mes capacités
et je crois en mon niveau. Mes ambitions n’ont pas de
limites. Je vise une médaille olympique », souligne
Al-Ghazali. En fait, ce jeune homme de 24 ans est le
spécialiste des exploits depuis ses débuts. En 2001, il a
décroché la médaille de bronze aux Championnats du monde
juniors. Mais sa frappe la plus éclatante était le 7
novembre 2007 lorsqu’à 19 ans, il a battu le record du monde
junior de disque en réalisant 65,88 m. « Pour la première
fois dans l’histoire de l’athlétisme égyptien, un athlète
égyptien réalisait un record du monde. La première fois
depuis la création de la Fédération égyptienne en 1910 », se
félicite Achraf Békir, président de la Fédération égyptienne
d’athlétisme. « L’athlétisme est un sport de records, les
résultats des athlètes sont connus avant la compétition. Le
record de Omar lui a permis de se classer à la 6e place.
Mais personne ne peut pronostiquer le déroulement de la
compétition, peut-être remportera-t-il une médaille ? »,
déclare Hussein, directeur de la Fédération égyptienne. Afin
de réaliser ce but, Al-Ghazali s’est tracé un programme de
préparation intensive depuis l’année dernière. Actuellement,
il se trouve à Helsinburg (Suède) pour un stage de
préparation avec l’entraîneur Vestin qui entraîne les
meilleurs lanceurs de disque du monde. Durant ce stage, il
effectue plusieurs meetings. Puis il s’est dirigé vers le
Japon pour un autre stage avant de se rendre en Chine.
Au marteau, Mohsen Al-Anani (23 ans) a le même espoir que
son coéquipier. En effet, Mohsen et Omar sont de la même
génération. Celle qui a joui d’un intérêt particulier de la
part de la Fédération égyptienne, qui a commencé depuis des
années à suivre de près les athlètes prometteurs surtout
dans les épreuves du lancer (disque, marteau, poids et
javelot). Une école de lancer a été fondée en 2000, dirigée
par Nagui Assaad.
Al-Anani lui aussi a réalisé de bonnes performances sur le
plan international. Avec un lancer de 72,98 m au marteau, il
a remporté la médaille d’argent des Championnats du monde
juniors à Grosseto (Italie) en 2004. En préparation pour les
JO, Al-Anani se trouve en Finlande pour un stage de
préparation. Le 19 juillet, il revient en Egypte pour
s’entraîner avec son directeur technique, Nagui Assaad, et
le 4 août il s’est rendu à Pékin. Son coéquipier Yasser
Fathi au javelot a joui de la même préparation avec le même
entraîneur jusqu’à sa qualification olympique le 18 juillet
lors du Tournoi international de Tchèque.
Le 4e athlète, Amr Ibrahim Moustapha est une grande
surprise. Pour la première fois, l’Egypte possède un bon
athlète en course. Moustapha se lancera dans le 200 m plein
de confiance et d’espoir surtout après ses bonnes
performances réalisées l’année dernière. Récemment, ce jeune
homme âgé de 22 ans avait réalisé un exploit après avoir
disputé les demi-finales du 60 m aux Championnats du monde
en salle qui ont eu lieu en mars dernier à Valence
(Espagne). « Je connais bien la difficulté de ces épreuves
qui demandent une technique recherchée et une concentration
à 100 %, et je sais qu’il me reste beaucoup à apprendre afin
d’améliorer mon niveau, en fait j’ai beaucoup de défauts.
Mais je suis enthousiaste et le challenge compense le manque
d’expérience », confie Amr Ibrahim. Avec son entraîneur,
Medhat Abdel-Nabi, Amr prépare les JO avec un stage en
Suède.
Doaa
Badr