Football.
Zamalek s’apprête à une confrontation de taille, samedi
prochain, face à l’ASEC d’Abidjan en Ligue d’Afrique des
champions. Le défenseur international des Blancs
Mahmoud Fathallah
s’exprime sur les chances et la phase de transition de son
équipe.
« Dans quelques matchs,
on retrouvera toute notre allure »
Al-Ahram
Hebdo : Comment voyez-vous votre prochaine rencontre face à
l’ASEC d’Abidjan ?
Mahmoud Fathallah :
Ce sera un match très difficile. Tout le monde a vu comment
ils ont joué contre Ahli, qui a échappé de peu à la défaite
(0-0). C’est une très jeune et rapide équipe et nous devrons
être très prudents face à eux, surtout qu’ils ont déjà perdu
beaucoup de points et qu’ils ont besoin de se rattraper.
Mais nous avons un seul objectif, c’est de les battre afin
de rester en course pour la qualification pour les
demi-finales, cela nous permettra aussi d’éliminer un
adversaire. Avec un seul point en trois matchs, leur chance
sera vraiment réduite.
— Après votre première défaite face à Ahli en première
journée de la phase de poule, vous n’avez pas vraiment
convaincu face aux Zimbabwéens de Dynamos 1-0. Qu’en
dites-vous ?
— Nous avons perdu 1-2 face à Ahli et je pense que l’on ne
méritait pas de perdre. Nous avons fait un grand match en
début de saison, surtout que nous avions beaucoup de
nouveaux éléments dans l’équipe. Mais l’on a progressé et je
pense qu’avec quelques matchs, on retrouvera toute notre
allure. Face au Dynamos, on était sous grande pression car
on devait gagner pour compenser notre première défaite. Seul
le résultat compte et je pense qu’on a réalisé l’essentiel.
— Mais le match a été serré à plusieurs reprises et les
visiteurs étaient très proches du but d’égalité ...
— Nous passons par une phase de transition car on fait peau
neuve. Beaucoup de nouveaux joueurs sont venus et nous ne
sommes pas encore en grande harmonie, ce qui nous a laissé
apparaître, à certains moments, dépassés. Mais si on revoit
le match et les statistiques, vous allez voir que l’on
méritait de gagner par au moins trois buts. Ceci sans
négliger que Dynamos a créé la grande surprise de cette
saison en éliminant le tenant du titre, l’Etoile du Sahel,
en le battant à deux reprises (ndlr : 1-0 lors des deux
matchs). Ils sont très enthousiastes et n’ont pas de
pression et nous avons fait de très grands efforts pour
éviter leurs surprises.
— Que dites-vous des critiques adressées à la défense de
l’équipe et selon lesquelles elle est toujours fragile
malgré les nombreux apports ?
— Défendre est le travail de toute une équipe et pas
seulement de quelques éléments. Tous les éléments de la
défense ont presque été changés lors des deux dernières
saisons, avec récemment l’arrivée de Hani Saïd en provenance
d’Ismaïli. Nous avons trois défenseurs internationaux, Saïd
et moi en plus du Tunisien Wissem Al-Abdi, sans compter Amr
Al-Safti qui évolue à un très haut niveau actuellement et
qui mérite d’intégrer la sélection internationale. Je ne
vois pas ce qu’on peut avoir de mieux que ça.
— Souffrez-vous d’un manque de potentiel dans votre effectif
africain, après les nombreux départs de cet été ?
— Comme je vous l’ai dit, nous changeons de peau
actuellement et il y a eu de nombreux départs et arrivées.
Malheureusement, nous n’avons pu ajouter que quatre joueurs
seulement (ndlr : Hani Saïd, le Ghanéen Junior Agogo, le
Brésilien Ricardo et finalement Aymane Abdel-Aziz) alors que
nous avons perdu plusieurs éléments importants, dont Amr
Zaki parti à Wigan Athletic. Il y a aussi la suspension de
Mahmoud Abdel-Razeq, dit Chikabala. En championnat national,
nous sommes plus à l’aise car le staff technique a une plus
grande base de choix, vu qu’il a tous les joueurs à sa
disposition.
— Qu’est-ce que l’Allemand Reiner Hollmann vous a apporté ?
— Hollmann est un grand entraîneur qui possède de très
grandes qualités techniques. Nous avons appris beaucoup de
choses en très peu de temps. Il est arrivé juste avant le
début de la saison, mais sa personnalité s’est déjà reflétée
sur toute l’équipe. Nous avons vu comment il a pu gérer
l’équipe lors des quelques rencontres passées et je pense
que tous les observateurs ont vu notre progression. Il a
imposé un système très discipliné et strict et c’est quelque
chose dont nous commençons déjà à cueillir les fruits.
— Comment voyez-vous votre saison ?
— Les débuts sont très importants et nous avons pu franchir
les obstacles, pour nous mettre sur la bonne route. Nous
souffrons encore de quelques lacunes mais dans cette
première étape, ce sont les résultats seulement qui comptent
et je pense qu’avec l’enchaînement des matchs, nous
atteindrons notre meilleur niveau. Franchement, Ahli est
l’équipe à battre que ce soit en championnat où en Ligue
d’Afrique. Nos deux premières défaites contre lui étaient en
début de saison, mais je pense que les prochaines rencontres
seront tout à fait différentes et que nous sommes capables
de détrôner cette équipe.
Propos recueillis par Karim Farouk