Al-Ahram Hebdo,Arts | Zouzou revient à la charge
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 Semaine du 13 au 19 août 2008, numéro 727

 

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Arts

Justice. Vingt ans après la mort du poète, scénariste et caricaturiste Salah Jahine, les droits d’auteur sur son chef-d’œuvre Khalli balak min Zouzou (fais gaffe à Zouzou) restent le sujet d’un litige.

Zouzou revient à la charge

La famille du feu poète Salah Jahine vient, il y a quelques semaines, d’intenter un procès contre la société Sawt Al-Fan, réclamant les droits d’auteur du film Khalli balak min Zouzou (fais gaffe à Zouzou), coproduit par Jahine dans les années 1970. L’histoire remonte aux débuts des années 1990, lorsque la famille Jahine a demandé sa part des revenus du film Khalli balak min Zouzou coproduit par Salah Jahine, Takfor Antonian et Mona Qattane. Cette dernière a intenté un procès pour faire reconnaître ses droits en tant que troisième productrice du film. « C’est une question de principe. J’essaie depuis des années de défendre mon droit à une œuvre très chère à mon ex-partenaire, aujourd’hui disparu. Je tiens fermement à défendre mes droits en tant que l’un des trois producteurs du film. Je suis confiante quant à la justice égyptienne », explique Mona Qattane, veuve de Salah Jahine.

D’autre part, les héritiers de Jahine disent avoir découvert, après sa mort, un document portant sa signature, prétendant qu’il a renoncé à tous ses droits de coproducteur du film. De quoi avoir soulevé la colère de toute la famille, qui veut prouver la fausseté de la signature. La sœur Bahiga Jahine ajoute : « Par pur hasard, mon amie Afaf Tobbala, ancienne présidente de la chaîne Nile Drama, m’a proposé d’acheter les droits de diffusion du film. Je suis allée voir les héritiers de Takfor Antonian pour discuter de la proposition de la télévision égyptienne. J’ai été vraiment choquée lorsqu’on m’a dit que mon frère avait renoncé à ses droits ».

Bahiga Jahine rejette l’idée même que son frère ait pu prendre une telle décision sans prévenir sa famille. D’ailleurs avec la floraison des chaînes satellites, les chansons — très populaires du film — sont reprises à tort et à travers, sans jamais consulter la famille.

Secondée par l’Union des écrivains égyptiens ainsi que par la critique artistique, la famille Jahine insiste sur le besoin urgent d’une remise en question et d’une intervention ferme et efficace de la part des institutions intellectuelles pour mettre terme à de nombreux cas similaires.

Yasser Moheb

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