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Sports

Jeux Olympiques . Le pentathlon égyptien participera à l’édition 2008 de Pékin avec un homme et deux dames. Tous ont bénéficié d’une bonne préparation et deux d’entre eux ont récemment remporté diverses médailles. 

Le pentathlon au top de sa forme

Aya Médani et Omniya Fakhri chez les dames et Amr Al-Guéziri chez les hommes sont les 3 Egyptiens qui défendront les couleurs de l’Egypte aux Jeux Olympiques (JO) de Pékin. En février 2007, l’Egypte a été la première nation qui s’est qualifiée pour les JO avec Aya Médani et Amr Al-Guéziri qui ont décroché leurs tickets olympiques après avoir remporté les titres des Championnats d’Afrique. Le mois dernier, leur compatriote, Omniya Fakhri a décroché un troisième ticket olympique pour l’Egypte à travers le classement mondial. Ainsi, pour la première fois, l’Egypte sera présente aux JO avec 3 athlètes, un nombre record qui reflète la bonne situation du pentathlon égyptien. « C’est un exploit pour l’Egypte de se qualifier avec 3 athlètes. Je suis très heureux du niveau de mes athlètes qui ont réalisé cette performance. Ils ont fait de leur mieux afin de se qualifier pour les JO », déclare Ahmad Nasser, président de la Fédération égyptienne. Ce dernier a ajouté que « l’Egypte participera à ces JO en tant que grande nation de la discipline, car ces 4 dernières années, l’Egypte a remporté 2 médailles aux Mondiaux seniors et plusieurs médailles aux Mondiaux juniors et en Coupe du monde ».

La jeune star, Aya Médani, représente la chance égyptienne la plus solide pour une médaille olympique. A 20 ans, la jeune pharaonne participera à ses deuxièmes JO pleine de confiance, surtout après avoir remporté la médaille d’argent aux Championnats du monde seniors de Budapest (Hongrie). Cette année, Aya a en fait réalisé sa meilleure saison. Malgré un mauvais début lors de la première étape de la Coupe du monde qui a eu lieu en février 2008 au Caire, elle a remporté la médaille d’or de la Coupe du monde de Milfierd (Angleterre), en avril. En mai, elle a affirmé son bon niveau en remportant la médaille d’or de la finale de la Coupe du monde en République tchèque. Grâce à ces médailles, Aya a occupé la première place au classement mondial du mois de mai de la Fédération internationale.

Si les médailles d’Aya Médani étaient une surprise, elles n’étaient pas dues au hasard, car la jeune fille a prouvé à plusieurs reprises qu’elle est une athlète de haut niveau. Dès ses débuts, elle ne cesse de récolter des médailles dans les différentes étapes de la Coupe du monde et de rafler les titres des Championnats du monde juniors des moins de 18 et de 21 ans. Mais durant la saison 2007, elle a subi une blessure qui a entravé son parcours. Lors de la Coupe du monde de Hongrie en mai, elle s’est cassé la jambe et n’a plus disputé la compétition. Sans perdre de temps, Médani s’est remise de sa blessure et a retrouvé très vite son niveau. En fait, après avoir assuré sa qualification pour Pékin 2008, Aya a commencé à rêver de ces JO. La jeune fille, qui a disputé ses premiers Jeux à l’âge de 15 ans, espère réaliser un nouvel exploit lors de ses 2es JO à Pékin. « Aujourd’hui, j’ai un seul rêve, une médaille olympique. Depuis mon enfance, je suis habituée à réaliser mes rêves », confie la jeune fille.

En vue de réaliser ce rêve, Aya et ses coéquipiers ont bien préparé l’événement. A part le grand nombre de compétitions disputées par les pentathloniens égyptiens, ils ont bénéficié de plusieurs stages de préparation. Cette année, les Egyptiens ont effectué 2 stages de préparation à l’étranger, le premier au Mexique et le 2e en Pologne avant les Mondiaux. Après avoir terminé les Championnats du monde juniors, les athlètes continuent leur stage d’entraînement au Centre olympique de Maadi avant de partir pour un dernier stage en Corée du Sud, le 30 juillet. « Chaque athlète a un programme de préparation privilégié pour améliorer ses points forts et travailler ses points faibles. Ces programmes sont pour les athlètes qualifiés et leurs remplaçants », déclare Marec Mackay, directeur technique de l’équipe. Malgré la bonne préparation, Amr Al-Guézéri ne possède pas une grande chance de réaliser une bonne performance à Pékin. Et cela malgré ces différentes médailles aux Mondiaux juniors « Chez les hommes la concurrence est féroce », affirme Ahmad Nasser.

 

Programme stable mis en place

Le pentathlon moderne est pratiquement la seule discipline égyptienne qui a joui d’un bon programme de préparation sur le long terme. Depuis l’arrivée du conseil d’administration de la Fédération égyptienne présidée par Ahmad Nasser en 2005, un programme stable a été mis en place. Ce programme s’est étendu jusqu’aux JO de Pékin avec des objectifs précis pour chaque année. Cette fédération a récolté les fruits de son travail car durant les 3 dernières années, les pentathloniens égyptiens n’ont pas cessé de récolter des médailles dans les différentes compétitions internationales. En 2006, Omniya Fakhri a remporté une médaille de bronze aux Championnats du monde au Guatemala. Durant ces dernières années, les pentathloniens égyptiens ont décroché plusieurs médailles lors des Championnats du monde juniors (-18 ans et -21 ans) et au cours des différentes étapes des Coupes du monde seniors surtout par le biais de la vedette de l’équipe Aya Médani. Cette dernière a récemment remporté la médaille d’argent aux Championnats du monde seniors de Hongrie. « Grâce aux excellents résultats de mes athlètes, je ne rencontre aucun problème pour réaliser mon programme. Tout ce que j’ai demandé au Comité national des sports et du Comité olympique égyptien a été réalisé. Le projet champion olympique a été utile pour moi, car aujourd’hui 4 pentathloniens font partie de ce projet qui leur offre une bonne préparation et un salaire mensuel », souligne Ahmad Nasser. Ce dernier refuse de faire des pronostics pour les JO. « Aya est l’athlète égyptienne la plus proche de réaliser une bonne performance aux JO, mais je ne pourrais pas vous promettre une médaille, car le pentathlon n’est pas un sport de pronostics. En équitation, la chance joue un grand rôle, car le résultat ne dépend pas à 100 % de l’athlète seul, mais encore beaucoup du cheval ... », conclut Ahmad Nasser .

Doaa Badr

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Le retour d’Omniya

Par une très belle surprise, la médaillée de bronze aux Mondiaux 2006, Omniya Fakhri s’est qualifiée pour les Jeux olympiques de Pékin. A la fin de la saison de qualification olympique, la Fédération internationale a annoncé la qualification d’Omniya Fakhri pour les JO grâce au classement mondial de l’année. « Je suis très heureuse de cette qualification. Cette saison a été très difficile pour moi, j’ai beaucoup souffert pour atteindre ma qualification aux JO », déclare la capitaine de la sélection égyptienne. Après avoir terminé 2e des Championnats d’Afrique derrière sa compatriote Aya Médani, Omniya a été très déçue et redoutait de rater l’occasion de participer aux JO. Mais elle s’est finalement qualifiée et participera à ses premiers Jeux.

Ces dernières années, le niveau d’Omniya a connu des hauts et des bas. Le 18 novembre 2006 était une date inoubliable dans l’histoire du pentathlon égyptien et dans la mémoire d’Omniya. Elle atteste en effet de la première médaille égyptienne et africaine arrachée lors des Championnats du monde au Guatemala. Et cela, grâce à la médaille de bronze obtenue par la pentathlonienne expérimentée Omniya Fakhri (25 ans). Avec cette médaille, Omniya avait annoncé son retour en force en tant que capitaine de l’équipe égyptienne. « Après avoir décroché la médaille de bronze aux Mondiaux, Ahmad Nasser, le président de la Fédération égyptienne, m’a dit : tu as marqué de ton empreinte l’histoire sportive de ton pays. Ses propos résument l’importance de cette médaille et la signification de la première médaille africaine obtenue aux Mondiaux de pentathlon moderne. Elles resteront gravées dans ma mémoire », confie-t-elle. Mais malheureusement, après cette médaille, son niveau a de nouveau reculé. En fait, la malchance a toujours été contre cette fille qui a connu plusieurs blessures durant ces dernières années. Omniya Fakhri s’est distinguée dès le début de sa carrière. Elle compte déjà à son palmarès une médaille d’argent aux Championnats du monde des moins de 18 ans, en août 2000. C’était une première pour la Fédération égyptienne depuis sa création en 1974. De plus, la sportive n’avait commencé à pratiquer ce sport que huit mois avant cette compétition, en janvier 2000 ... Trois mois plus tard, elle a prouvé qu’elle était une athlète d’exception, en terminant 2e au Championnat d’Afrique et 9e au Tournoi international d’Egypte. Mais c’est surtout 2002 qui marquera un tournant dans la carrière d’Omniya, année durant laquelle elle remporte la médaille d’argent aux Championnats du monde des moins de 21 ans à Sydney (Australie), arrive en finale des Championnats du monde aux Etats-Unis et décroche la médaille d’argent en Coupe du monde de Hongrie.

Malgré sa baisse de niveau alors que celui d’Aya connaissait une forte progression, Omniya est restée admirative de sa compatriote. « Je suis très heureuse pour Aya, elle est talentueuse et elle fait de grands efforts. Elle est encore jeune et pourra mieux faire. Le fait d’avoir plusieurs athlètes de bon niveau au sein d’une même équipe améliore le niveau de tous les athlètes durant l’entraînement. La nouvelle génération est beaucoup plus chanceuse que moi, car les athlètes ont bénéficié de la bonne gest

ion de la Fédération égyptienne et des bons résultats que j’avais réalisés auparavant », déclare Omniya, espère beaucoup et rêve. En tant qu’athlète de bon niveau et expérimentée, elle prépare les JO avec sérénité et est pleine d’espoir. « Aujourd’hui, je me concentre à fond sur l’événement, je travaille mes points faibles et j’espère que le jour de la compétition sera le mien », confie-t-elle.

D. B.

 




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