Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Attalla ,  Le continent noir et ses turbulences
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 9 au 15 juillet, numéro 722

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Opinion

Le continent noir et ses turbulences

Morsi Attalla 

Le continent noir auquel nous appartenons se distingue par des caractéristiques et des marques qui influencent son évolution, ainsi que les efforts de développement. La plus éminente de ces caractéristiques est le phénomène de la violence qui prend divers formes, niveaux et appellations.

Les origines de la violence reviennent à la structure historique, économique et sociale du continent. Aussi, il y a le lourd héritage laissé par la période de la colonisation, lorsque les pays envahisseurs ont intentionnellement dessiné des frontières consacrant la division ethnique, tribale et sectaire au large du continent. Une configuration qui a engendré spontanément l’éclatement des conflits internes, les guerres civiles et les conflits séparatistes. N’oublions pas que les régimes tribaux militaires au pouvoir dans de nombreux pays du continent ont fait que les conflits et les litiges civils ont gagné en acuité.

Nous devons signaler dans ce contexte que parmi les plus importants défis dont le continent a été témoin et qui ont contribué à éclipser la sécurité est que le passage vers la démocratie et le pluralisme dans un nombre de pays du continent a été fait en vertu de décisions supérieures et sporadiques. Ces dernières n’ont pas pris en compte les exigences que dicte la progressivité jusqu’à ce que les conjonctures et le climat nécessaires soient adéquats. Le résultat a été que les manifestations ethniques et confessionnelles ont gagné une plus grande envergure et l’anarchie a sévi dans certains Etats. Alors que dans d’autres, le régime du parti unique a donné lieu à la dictature et par conséquent à l’anarchie et au désordre.

Parmi les résultats apparents à ces conflits et guerres civiles, qui, la plupart du temps ont pris un aspect chaotique, figurent l’effondrement de l’autorité de l’Etat et l’exode des millions de réfugiés et de sans-abri et leur fuite vers un autre pays. Cela outre les dégâts humains et matériels, ainsi que les génocides collectifs semblables à ceux dont été témoins la Somalie, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

Il est probable d’ailleurs que l’aggravation de cette situation tragique dans un nombre de pays africains ait été le motif essentiel ayant poussé l’Egypte depuis des années à placer « la sécurité du continent » à la tête de ses priorités tournées vers l’Afrique, y compris d’autres causes telles que le développement, l’infrastructure, l’eau, l’électricité et le drainage sanitaire.

Il serait probablement impératif, voire nécessaire de nous remémorer à cet égard les efforts de l’Egypte, qui ont été couronnés de succès en 1993, au moment de la mise en place de l’organisme de règlement des conflits par les voies pacifiques. Il incombe à ce dernier d’entreprendre les mesures nécessaires au règlement des conflits dans leur berceau avant leur complication et leur basculement dans l’accrochage militaire.

En réalité, le mécanisme africain de règlement des conflits est le semblant d’un conseil de sécurité africain. Raison pour laquelle l’Egypte insiste sur la nécessité de hâter le développement du mécanisme de suivi des résolutions du sommet entre les sessions annuelles des sommets. L’objectif étant de disposer d’une capacité de prendre des décisions immédiates, consistant à empêcher, à gérer ou à régler n’importe quelle crise. Cela à travers un appareil de pré-alerte pour prévenir les crises et les litiges avant qu’ils ne se transforment en conflits armés.

La plupart des statistiques officielles affirment que 60 % des pays africains se trouvent obligés d’importer le tiers de leurs besoins alimentaires. Selon ces mêmes statistiques, 34 pays africains font partie des 48 pays qui souffrent de la pauvreté et du manque de croissance de par le monde entier.

Le chômage est l’un des problèmes-clés derrière la souffrance du continent noir et qui influence négativement les programmes et les plans de développement d’un taux qui augmente de 10 % par an, et qui ne cesse de croître. L’Afrique compte 265 millions d’employés aux salaires lamentables. L’Afrique souffre, voilà plusieurs années, d’un problème chronique qui est celui des sans-abri et des réfugiés. Les chiffres officiels disent qu’il existe plus de 7 millions de réfugiés et de 20 millions de sans-abris, à cause de la série de conflits et de guerres civiles qui ont légué le lourd héritage de famine, de malnutrition et de démantèlement économique. D’ailleurs, il n’est un secret pour personne que les conflits qui ont déchiré le continent noir l’ont épuisé à cause des dépenses sur l’armement militaire qui a dépassé les 7 milliards de dollars annuels. Des sommes qui ont été retranchées des programmes de développement économiques et sociaux. Par conséquent, ce sont les domaines vitaux qui souffrent comme l’éducation, la santé, l’agriculture, l’industrie, l’infrastructure, les services et les transports.

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.