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 Semaine du 9 au 15 juillet, numéro 722

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

 Abdallah Al-Achaal


Edito

L’UPM, un tremplin
pour la coopération Nord-Sud
 

C’est le 13 juillet que se tiendra à Paris le sommet de l’Union pour la Méditerranée regroupant les pays de l’Union européenne et ceux de la Méditerranée-Sud, l’Egypte devant être représentée par le président Hosni Moubarak. Il s’agit d’un projet qui a pour vocation d’être le cœur et le moteur de la coopération en Méditerranée et pour la Méditerranée. Il est issu du Processus de Barcelone, un concept proposé par le président français Nicolas Sarkozy en 2007 avant d’être présenté à l’ensemble des pays riverains de la Méditerranée. L’« Appel de Rome » du 20 décembre 2007, lancé par les chefs d’Etat et de gouvernement italien, espagnol et français, formalise cette initiative en invitant l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée et des pays de l’Union européenne, à se réunir lors de ce sommet. Il devrait permettre de définir une vision commune et les contours des projets qui seront mis en œuvre dans l’espace méditerranéen. Le président Hosni Moubarak est aussi favorable au projet. Les milieux politiques, intellectuels et universitaires égyptiens se montrent intéressés. Un parlementaire égyptien Mohamad Aboul-Einein, membre du PND, est le chef de la commission des Affaires économiques, financières, sociales de l’UPM.

Ce qui compte à présent, c’est que ce lancement permettra de mettre en œuvre un système de coopération en faveur de tous. Il s’est avéré jusqu’à présent que toutes les crises politiques et économiques dans le monde résultent en fait du fossé entre les pays superdéveloppés et ceux encore en croissance. Comme le soulignent les spécialistes, la valeur ajoutée de l’Union pour la Méditerranée devrait résider d’abord dans l’élan politique qu’elle devrait donner à la coopération autour de la Méditerranée et à la mobilisation des sociétés civiles, des entreprises, des collectivités locales, des associations et des ONG.

Des secteurs prioritaires de travail sont d’ores et déjà été évoqués. Ils pourraient recouvrir l’environnement, l’énergie renouvelable, la protection civile, l’enseignement, la formation, la culture. Les questions liées au financement de ces projets, mais aussi favorisant le développement économique dans la rive sud. Une question vitale en quelque sorte. C’est cette parité qui résoudrait les problèmes conflictuels et notamment ceux de l’immigration.

 




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