Unesco.
Le site archéologique arabe de l’époque antéislamique d’Al-Hijr,
le paysage culturel du Morne, à l’Ile Maurice, des
monastères arméniens dans le nord de l’Iran et les maisons
de terres du Fujian en Chine ont apporté de l’originalité à
la liste du patrimoine mondial.
Un paysage culturel diversifié
Al-Hijr
accueille le plus important site archéologique nabatéen au
sud de Pétra, en Jordanie. Il s’agit de la première fois que
l’Arabie saoudite figure sur la liste de l’Unesco des sites
architecturaux ou naturels ayant une « valeur universelle
exceptionnelle ».
Le comité d’experts de l’Organisation des Nations-Unies pour
l’éducation, la science et la culture (Unesco) a aussi
ajouté le paysage culturel du Morne, une montagne de 550
mètres qui a servi de refuge aux esclaves de l’Ile Maurice
aux XVIIIe et XIXe siècles, à sa liste du patrimoine
mondial. Le site des Tulou de Fujian, un ensemble de 46
maisons de terres construites entre les XIIe et le XXe
siècles dans le sud-est de la Chine, et un ensemble de trois
monastères arméniens de la province iranienne de
l’Azerbaïdjan ont aussi été ajoutés à la liste du patrimoine
mondial de l’Unesco qui compte désormais 855 sites.
Les monastères de Saint-Stepanos et de Saint-Thaddeus,
datant du VIIe siècle, ainsi que la chapelle Sainte-Marie de
Dzordzor montrent « les échanges très importants qui ont eu
lieu avec d’autres cultures, notamment byzantine, orthodoxe
et perse », a souligné l’Unesco. L’organisation
internationale n’a toutefois pas avalisé la nomination du
paysage culturel de l’Ile de Bali, en Indonésie. Deux grands
critères entrent en cause dans l’évaluation des dossiers, la
« valeur universelle exceptionnelle » d’un site et le plan
de protection présenté. A la suite de l’échec d’une
candidature, le pays qui l’a proposée peut peaufiner le
dossier pour le soumettre à nouveau à l’Unesco.