L’Union pour la Méditerranée
est-elle en faveur des Arabes ?
Mohamed Salmawy
Mandat d’arrêt contre le
président Béchir
Salama
A. Salama
Un nouveau monde, de
nouvelles crises
Morsi Attalla
Une vision égyptienne de
l’Union pour la Méditerranée
Abdel-Azim Hammad
Edito
Nucléaire iranien : Retour de l’option
diplomatique ?
Eclaircie
? Les brumes qui dominent la question du nucléaire iranien vont-elles se
dissiper, du moins partiellement ? La réunion qui a eu lieu à Genève semble
porteuse d’espoir dans une crise où l’on s’attend toujours au pire. Le
diplomate en chef de l’UE, Javier Solana, a retrouvé le négociateur iranien sur
le nucléaire Saïd Jalili, avec le petit espoir que
l’assouplissement amorcé par Washington amènera enfin aux négociations. D’ailleurs,
le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié
de « pas en avant » les négociations de Genève, alors qu’il reste deux semaines
à Téhéran pour répondre à l’offre des grandes puissances et éviter de nouvelles
sanctions sur son programme nucléaire. Ce qui compte aussi c’est que, pour la
première fois depuis deux ans, il tente de dialoguer avec les Iraniens, M.
Solana a eu à ses côtés un représentant de chacun des six pays impliqués dans
les négociations sur ce dossier lourd de tensions internationales : France,
Allemagne, Grande-Bretagne, Russie, Chine et surtout Etats-Unis, avec la
présence inédite du numéro 3 du département d’Etat, William Burns. La
participation de M. Burns marque un revirement spectaculaire de
l’Administration de George Bush. Elle avait fait jusqu’ici de la suspension de
l’enrichissement d’uranium — soupçonné d’alimenter un programme secret de
fabrication de l’arme atomique — la condition impérative d’une présence
américaine à des négociations multilatérales avec l’Iran.
Peu
après ce geste américain, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a indiqué que
son pays étudiait un projet américain d’ouverture d’une section diplomatique en
Iran. Cela témoignerait d’un véritable réchauffement entre Téhéran et
Washington, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Les
Américains, il est vrai, campent sur leur position. Les Etats-Unis ont demandé
à l’Iran de faire un choix clair entre « la coopération » et « la confrontation
» qui signifierait de nouvelles sanctions. Washington a, de nouveau, exigé la
suspension de l’enrichissement d’uranium avant tout dialogue avec Téhéran.
Cela
dit, on ne peut que relever un climat nouveau. Les propositions occidentales
sont politiques et économiques : sortir Téhéran de son isolement diplomatique
et consacrer son rôle de puissance régionale, mais aussi développer les
échanges y compris dans le domaine de l’aviation et du nucléaire civil, domaine
dans lequel les grandes puissances proposent de fournir des technologies
dernier cri à Téhéran. Tout est affaire de marché donc, ce qui est souhaitable
c’est que la sécurité des peuples en profite.