Al-Ahram Hebdo, Opinion | Morsi Attalla , Un nouveau monde, de nouvelles crises
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 23 au 29 juillet 2008, numéro 724

 

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Opinion

Un nouveau monde, de nouvelles crises

Morsi Attalla 

Pour la première fois, une demande d’arrestation par la Cour Pénale Internationale (CPI) est émise contre un chef d’Etat en exercice. En effet, le président soudanais Omar Al-Béchir est accusé de génocide et de crimes contre l’humanité par la CPI qui a lancé un mandat d’arrêt contre lui.

Il est certain que la décision de la CPI envers le président soudanais constitue un tournant décisif sur la voie des relations internationales. Effectivement, cette décision ouvre la porte à de nombreuses confusions inquiétantes où les décisions politiques se mélangent aux accusations judiciaires exploitées au service des intérêts internationaux.

Pour bien comprendre ce dossier, il faut procéder à une nouvelle lecture de la situation régionale et internationale, tout en prenant en considération que nous vivons une époque nouvelle où les intérêts sont différents. Ceci nécessite d’élaborer une conception arabo-africaine commune autour des moyens de traiter avec les conjonctures actuelles et les nouveaux équilibres.

Pour être plus clair, il faut dire que le nouveau monde dans lequel nous vivons actuellement ne prend en considération que les intérêts de ceux qui réussissent vraiment à se faire reconnaître et à bien connaître le monde qui les entoure.

L’instant décisif que l’humanité vit actuellement nécessite de faire de notre mieux pour éviter les dangers actuels et à venir. Avant tout, il faut lire tous les événements qui nous entourent avec objectivité et sagesse. Ce qui signifie qu’il faut faire son autocritique sans jeter toute la responsabilité des crises et des dangers sur les forces extérieures. Car il est sûr que ces forces n’auraient jamais réussi à intervenir dans nos destins s’il n’y avait pas de crises autant annoncées que cachées à l’intérieur de nos patries. Il n’est pas uniquement question d’annoncer que nous refusons les préludes d’une tutelle étrangère. Il faut avant tout être franc avec nous-mêmes en insistant sur le besoin pressant de se baser sur une vision claire et une pensée flexible lorsqu’il est question de crises aussi dangereuses.

L’important n’est donc pas de prendre des décisions émotionnelles qui mèneraient à répandre encore plus de craintes et d’inquiétude. La première chose à faire est de comprendre le volume réel de l’impasse actuelle avec un esprit nouveau, capable de tenir les rênes d’une initiative visant à sortir de la crise avec une bonne compréhension des conjonctures actuelles d’un nouveau monde dont les lois et les jugements sont en perpétuel changement.

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