Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 23 au 29 juillet 2008, numéro 724

 

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Opinion

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Edito

Nucléaire iranien :
Retour de l’option diplomatique ?
 

Eclaircie ? Les brumes qui dominent la question du nucléaire iranien vont-elles se dissiper, du moins partiellement ? La réunion qui a eu lieu à Genève semble porteuse d’espoir dans une crise où l’on s’attend toujours au pire. Le diplomate en chef de l’UE, Javier Solana, a retrouvé le négociateur iranien sur le nucléaire Saïd Jalili, avec le petit espoir que l’assouplissement amorcé par Washington amènera enfin aux négociations. D’ailleurs, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié de « pas en avant » les négociations de Genève, alors qu’il reste deux semaines à Téhéran pour répondre à l’offre des grandes puissances et éviter de nouvelles sanctions sur son programme nucléaire. Ce qui compte aussi c’est que, pour la première fois depuis deux ans, il tente de dialoguer avec les Iraniens, M. Solana a eu à ses côtés un représentant de chacun des six pays impliqués dans les négociations sur ce dossier lourd de tensions internationales : France, Allemagne, Grande-Bretagne, Russie, Chine et surtout Etats-Unis, avec la présence inédite du numéro 3 du département d’Etat, William Burns. La participation de M. Burns marque un revirement spectaculaire de l’Administration de George Bush. Elle avait fait jusqu’ici de la suspension de l’enrichissement d’uranium — soupçonné d’alimenter un programme secret de fabrication de l’arme atomique — la condition impérative d’une présence américaine à des négociations multilatérales avec l’Iran.

Peu après ce geste américain, le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a indiqué que son pays étudiait un projet américain d’ouverture d’une section diplomatique en Iran. Cela témoignerait d’un véritable réchauffement entre Téhéran et Washington, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Les Américains, il est vrai, campent sur leur position. Les Etats-Unis ont demandé à l’Iran de faire un choix clair entre « la coopération » et « la confrontation » qui signifierait de nouvelles sanctions. Washington a, de nouveau, exigé la suspension de l’enrichissement d’uranium avant tout dialogue avec Téhéran.

Cela dit, on ne peut que relever un climat nouveau. Les propositions occidentales sont politiques et économiques : sortir Téhéran de son isolement diplomatique et consacrer son rôle de puissance régionale, mais aussi développer les échanges y compris dans le domaine de l’aviation et du nucléaire civil, domaine dans lequel les grandes puissances proposent de fournir des technologies dernier cri à Téhéran. Tout est affaire de marché donc, ce qui est souhaitable c’est que la sécurité des peuples en profite. 

 




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