En bref
Avion vert
Le canadien Bombardier a annoncé la semaine dernière le
décollage de sa CSeries, une gamme d’avions « verts » avec
lesquels il espère emporter la moitié du juteux marché des
appareils moins polluants et moins énergivores, à la barbe
des géants Airbus et Boeing.
Les biréacteurs de 110 à 130 places sont « les appareils à
couloir unique les plus écologiques de leur catégorie », a
indiqué Gary Scott, président de Bombardier Avions
commerciaux.
Grâce à un nouveau moteur et de nouveaux matériaux
composites, « ces avions révolutionnaires émettent jusqu’à
20 % de CO2 de moins », économisent jusqu’à 20 % de
carburant et réduisent jusqu’à 15 % les coûts d’exploitation
comparativement aux avions de série de taille similaire.
Bombardier assure que la CSeries lui permettra d’emporter «
la moitié » du marché des avions de 100 à 149 places, estimé
par le groupe à 6 300 appareils et représentant 250
milliards de dollars d’ici 20 ans.
Protection de la faune
Le site de ventes aux enchères en ligne eBay a annoncé
dernièrement qu’il interdisait la commercialisation de
fourrures de chats et de chiens sur ses plateformes
germanophones, en Allemagne, en Autriche et en Suisse.
Cette interdiction vise tous produits fabriqués à partir de
fourrures de chats et de chiens, comme des vêtements, des
couvertures, des jouets ou des porte-clés, a précisé eBay
dans un communiqué publié en Allemagne.
« L’entreprise apporte ainsi un complément important à son
principe sur le commerce lié aux animaux et aux plantes
protégées », selon le communiqué.
Avec cette disposition, eBay anticipe l’application d’une
réglementation européenne interdisant le commerce de
fourrures de chats et de chiens qui entrera en vigueur au 31
décembre 2008.
Antinucléaire
Plusieurs militants de Greenpeace ont grimpé dans la
structure de la Tour Eiffel entre les premier et deuxième
étages pour y déployer une banderole de 15 mètres sur 15
représentant le logo radioactif. Douze d’entre eux ont été
interpellés par les forces de l’ordre, selon la préfecture
de police.
« La volonté française de replacer le nucléaire dans la
feuille de route européenne fait obstacle au développement
des énergies renouvelables et de politiques de maîtrise de
la consommation », estime Greenpeace. « Par ailleurs, à une
échelle globale, sa politique d’exportation du nucléaire
tous azimuts est aussi porteuse d’importants risques de
prolifération », critique encore Greenpeace. L’organisation
a aussi dénoncé la fuite d’uranium survenue en début de
semaine à la centrale nucléaire du Tricastin (sud-est de la
France) et « l’annonce aberrante d’un second EPR (réacteur
nucléaire de troisième génération) en France ».