Travail Social. Un de nos
lecteurs fait l’éloge des étudiants qui profitent de leurs vacances pour venir
en aide aux personnes les plus démunies.
Bravo les jeunes !
Les
vacances sont arrivées et je suis ravi de constater que de nombreux jeunes
garçons et filles travaillent dans les villages touristiques et sur les plages.
Ils vendent des marchandises ou autres aliments. D’autres ont choisi d’avoir un
rôle efficace dans la société à travers la participation aux activités
d’organisations non gouvernementales. Et voici l’exemple de l’organisation
Ressala, qui fait dernièrement parler d’elle. La plupart des travailleurs de
cette organisation sont des jeunes filles et garçons qui ont choisi de ne pas
perdre leur temps comme les autres qui remplissent les cafés et les cyber-cafés
et ne trouvent rien à faire que du chating, fumer des cigarettes ou une chicha,
danser ou parler des chanteurs et des stars.
Aider
les handicapés, les orphelins, les pauvres, en allant jusqu’à leur domicile en
toute politesse est autrement plus utile. J’ai moi-même contacté ces jeunes
pour leur donner des livres. Un étudiant est venu les prendre, heureux de
servir à quelque chose. Ainsi, j’espère que d’autres jeunes suivront cet
exemple, cela leur ouvrira de nouvelles perspectives.
Chérif Osman,
Le Caire.
Accepter mais sous condition
Bonjour
à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui ne laisse jamais un sujet important sans
le proposer et le discuter d’une manière bien objective. C’est pour cela que je
voudrais proposer un sujet bien important concernant l’intention du
gouvernement d’imposer un contrôle aux médias. Un projet de loi destiné à régir
la diffusion audiovisuelle en Egypte, et qui propose la création d’un organisme
national chargé de contrôler la retransmission. L’organisme aura un droit de
regard sur les retransmissions écrites ou filmées véhiculées par des moyens
numériques ou par satellite et qui n’a pas de caractère privé. L’organisme aura
pour mission d’accorder les autorisations aux chaînes satellites diffusant en
Egypte. En fait, à mon avis, cet organisme pourra peut-être nettoyer les genres
de films et de programmes diffusés de sorte à éviter toutes les exagérations
dans les questions religieuses ou sociales. Mais en même temps, je crains que
cette étape n’ait une influence négative sur la liberté d’expression.
Gamila Hassan,
Alexandrie.
« Cabaret »
Tout
d’abord, mes salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Ensuite, je
voudrais parler d’un film qui m’a beaucoup plu et qui illustre une certaine
renaissance du cinéma égyptien. « Cabaret » est un mélange de symboles formant
des idées et des points de vue implicites, ainsi que des sentiments axés sous
le poids des problèmes douloureux d’une vie dure et d’une société pleine de
contradiction. Malgré les longues parties consacrées aux chansons et aux
danses, le film a néanmoins réussi à exprimer l’état inconscient vécu par le
peuple. Il s’est attaqué avec sincérité aux problèmes des Egyptiens prévoyant
une grande explosion en cas de non solution.
Marianne Adel,
Le Caire.
Est-ce la jungle ?
La
semaine dernière, nous avons été choqués en suivant la confrontation sanglante
qui s’est passée entre deux familles dans un des villages du gouvernorat de
Qalioubiya à cause d’une dispute pour un terrain de quelques hectares. Elles
ont utilisé des armes à feu et des bonbonnes de gaz : c’était vraiment un vrai
drame horrible. En même temps, on a aussi suivi l’état de frayeur que vivent
les habitants du village Sarando au gouvernorat de Béheira, à cause d’un
puissant propriétaire terrien. Ce dernier, pour violer toute la terre et faire
sortir les paysans qui la louaient, mobilisait une centaine d’hommes de main
pour déloger les petits exploitants. Les paysans répondent alors aux violences,
et les affrontements ont conduit à la destruction de plusieurs tracteurs et un
certain nombre de voitures, et la condamnation d’une dizaine de paysans. Alors
la question ici est : est-ce que la violence et la puissance sont devenues les
seuls moyens pour défendre les droits ? Est-ce que le ralentissement des
procédures judiciaires est une autre cause qui a poussé les gens à s’orienter
vers d’autres moyens pour réaliser leurs buts ou est-ce que la société s’est
transformée en une jungle où seul le plus puissant et le plus fort peut vivre
et chasser qui il veut ?
Yosri Mahmoud,
Le Caire.
Défiguration de la réalité
J’ai
été bien surpris par l’attitude immorale et hostile de l’Iran et de ses chefs
contre l’Egypte. Qui sont-ils pour se permettre de décrire l’ancien président
d’Egypte Anouar Al-Sadate comme un traître ?
Est-ce
que celui qui a combattu pendant la guerre du 6 Octobre et a rendu le Sinaï à
la patrie peut être traité de cette façon ?
Malheureusement,
l’Iran a violé toutes les règles diplomatiques et les lois lorsqu’il a accepté
de produire un film documentaire intitulé « L’Exécution du pharaon », ce
documentaire représente l’ancien président de la République comme un traître
qui a vendu la question palestinienne.
Ce
documentaire détruit et déforme l’histoire du leader de l’Egypte qui est un
vrai héros et qui a réalisé la victoire pour son pays.
Et
l’histoire a prouvé que Sadate avait une grande vision. Aujourd’hui les
Syriens, les Libanais et les Palestiniens tentent de faire ce que Sadate a déjà
fait avec les Israéliens, il y a 30 ans.
Pour
moi, il faut prendre une position ferme contre ce documentaire, qui accuse le
leader en glorifiant ceux qui l’ont assassiné, en accrochant leur nom sur les
rues de Téhéran.
Ossama Badawi,
Le Caire.
Pourquoi tout ce gaspillage ?
J’ai
lu sur lnternet une étude publiée par une organisation non gouvernementale
américaine qui s’intéresse aux problèmes des jeunes au Proche-Orient. Il s’agit
des frais exagérés engagés pour les mariages. Cette étude indique que les
dépenses pour mariage équivalent pour un jeune homme à peu près 45 mois de
revenus. La robe de mariée doit être achetée chez un tailleur réputé, la fête
organisée dans un lieu luxueux, le buffet doit présenter toutes sortes
d’aliments. Sans oublier le spectacle des chanteurs et chanteuses. Alors
pourquoi tout ce gaspillage, pourquoi ne pas simplifier l’affaire ? Même si les
deux mariés et leurs parents ont les moyens, pourquoi dépenser ces sommes en
une seule soirée ? Vraiment j’aimerais bien que la culture du gaspillage
disparaisse de notre vie. Dans tous les domaines et pas seulement celui des
noces.
Walid Mansour,
Le Caire.