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 Semaine du 23 au 29 juillet 2008, numéro 724

 

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Travail Social. Un de nos lecteurs fait l’éloge des étudiants qui profitent de leurs vacances pour venir en aide aux personnes les plus démunies.  

Bravo les jeunes !  

Les vacances sont arrivées et je suis ravi de constater que de nombreux jeunes garçons et filles travaillent dans les villages touristiques et sur les plages. Ils vendent des marchandises ou autres aliments. D’autres ont choisi d’avoir un rôle efficace dans la société à travers la participation aux activités d’organisations non gouvernementales. Et voici l’exemple de l’organisation Ressala, qui fait dernièrement parler d’elle. La plupart des travailleurs de cette organisation sont des jeunes filles et garçons qui ont choisi de ne pas perdre leur temps comme les autres qui remplissent les cafés et les cyber-cafés et ne trouvent rien à faire que du chating, fumer des cigarettes ou une chicha, danser ou parler des chanteurs et des stars.

Aider les handicapés, les orphelins, les pauvres, en allant jusqu’à leur domicile en toute politesse est autrement plus utile. J’ai moi-même contacté ces jeunes pour leur donner des livres. Un étudiant est venu les prendre, heureux de servir à quelque chose. Ainsi, j’espère que d’autres jeunes suivront cet exemple, cela leur ouvrira de nouvelles perspectives.

Chérif Osman,
Le Caire.

Accepter mais sous condition 

Bonjour à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui ne laisse jamais un sujet important sans le proposer et le discuter d’une manière bien objective. C’est pour cela que je voudrais proposer un sujet bien important concernant l’intention du gouvernement d’imposer un contrôle aux médias. Un projet de loi destiné à régir la diffusion audiovisuelle en Egypte, et qui propose la création d’un organisme national chargé de contrôler la retransmission. L’organisme aura un droit de regard sur les retransmissions écrites ou filmées véhiculées par des moyens numériques ou par satellite et qui n’a pas de caractère privé. L’organisme aura pour mission d’accorder les autorisations aux chaînes satellites diffusant en Egypte. En fait, à mon avis, cet organisme pourra peut-être nettoyer les genres de films et de programmes diffusés de sorte à éviter toutes les exagérations dans les questions religieuses ou sociales. Mais en même temps, je crains que cette étape n’ait une influence négative sur la liberté d’expression.

Gamila Hassan,
Alexandrie.

« Cabaret » 

Tout d’abord, mes salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Ensuite, je voudrais parler d’un film qui m’a beaucoup plu et qui illustre une certaine renaissance du cinéma égyptien. « Cabaret » est un mélange de symboles formant des idées et des points de vue implicites, ainsi que des sentiments axés sous le poids des problèmes douloureux d’une vie dure et d’une société pleine de contradiction. Malgré les longues parties consacrées aux chansons et aux danses, le film a néanmoins réussi à exprimer l’état inconscient vécu par le peuple. Il s’est attaqué avec sincérité aux problèmes des Egyptiens prévoyant une grande explosion en cas de non solution.

Marianne Adel,
Le Caire.

Est-ce la jungle ? 

La semaine dernière, nous avons été choqués en suivant la confrontation sanglante qui s’est passée entre deux familles dans un des villages du gouvernorat de Qalioubiya à cause d’une dispute pour un terrain de quelques hectares. Elles ont utilisé des armes à feu et des bonbonnes de gaz : c’était vraiment un vrai drame horrible. En même temps, on a aussi suivi l’état de frayeur que vivent les habitants du village Sarando au gouvernorat de Béheira, à cause d’un puissant propriétaire terrien. Ce dernier, pour violer toute la terre et faire sortir les paysans qui la louaient, mobilisait une centaine d’hommes de main pour déloger les petits exploitants. Les paysans répondent alors aux violences, et les affrontements ont conduit à la destruction de plusieurs tracteurs et un certain nombre de voitures, et la condamnation d’une dizaine de paysans. Alors la question ici est : est-ce que la violence et la puissance sont devenues les seuls moyens pour défendre les droits ? Est-ce que le ralentissement des procédures judiciaires est une autre cause qui a poussé les gens à s’orienter vers d’autres moyens pour réaliser leurs buts ou est-ce que la société s’est transformée en une jungle où seul le plus puissant et le plus fort peut vivre et chasser qui il veut ?

Yosri Mahmoud,
Le Caire.

Défiguration de la réalité 

J’ai été bien surpris par l’attitude immorale et hostile de l’Iran et de ses chefs contre l’Egypte. Qui sont-ils pour se permettre de décrire l’ancien président d’Egypte Anouar Al-Sadate comme un traître ?

Est-ce que celui qui a combattu pendant la guerre du 6 Octobre et a rendu le Sinaï à la patrie peut être traité de cette façon ?

Malheureusement, l’Iran a violé toutes les règles diplomatiques et les lois lorsqu’il a accepté de produire un film documentaire intitulé « L’Exécution du pharaon », ce documentaire représente l’ancien président de la République comme un traître qui a vendu la question palestinienne.

Ce documentaire détruit et déforme l’histoire du leader de l’Egypte qui est un vrai héros et qui a réalisé la victoire pour son pays.

Et l’histoire a prouvé que Sadate avait une grande vision. Aujourd’hui les Syriens, les Libanais et les Palestiniens tentent de faire ce que Sadate a déjà fait avec les Israéliens, il y a 30 ans.

Pour moi, il faut prendre une position ferme contre ce documentaire, qui accuse le leader en glorifiant ceux qui l’ont assassiné, en accrochant leur nom sur les rues de Téhéran.

Ossama Badawi,
Le Caire.

Pourquoi tout ce gaspillage ? 

J’ai lu sur lnternet une étude publiée par une organisation non gouvernementale américaine qui s’intéresse aux problèmes des jeunes au Proche-Orient. Il s’agit des frais exagérés engagés pour les mariages. Cette étude indique que les dépenses pour mariage équivalent pour un jeune homme à peu près 45 mois de revenus. La robe de mariée doit être achetée chez un tailleur réputé, la fête organisée dans un lieu luxueux, le buffet doit présenter toutes sortes d’aliments. Sans oublier le spectacle des chanteurs et chanteuses. Alors pourquoi tout ce gaspillage, pourquoi ne pas simplifier l’affaire ? Même si les deux mariés et leurs parents ont les moyens, pourquoi dépenser ces sommes en une seule soirée ? Vraiment j’aimerais bien que la culture du gaspillage disparaisse de notre vie. Dans tous les domaines et pas seulement celui des noces.

Walid Mansour,
Le Caire.

 




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