Al-Ahram Hebdo,Sports | Le bras de fer Saqr-Sabet
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 2 au 8 juillet 2008, numéro 721

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Sports

Comité Olympique Egyptien. Le nouveau règlement du Haut Conseil national des sports induirait une ingérence gouvernementale dans ses activités. La pratique est formellement prohibée par les textes internationaux et provoque de fortes tensions nationales.

Le bras de fer Saqr-Sabet

De héros à zéro. Hassan Saqr, président du Haut Conseil National des Sports (HCNS), perçu comme le parrain des gloires du football égyptien (victoires en CAN 2006 et 2008), est récemment devenu une bête noire qui risque de compromettre l’avenir sportif de l’Egypte en raison du nouveau règlement des sports qu’il compte mettre en vigueur dans les quelques semaines à venir. Le débat a fait couler beaucoup d’encre ces trois derniers mois, en conséquence des résistances de la part de certains responsables qui se voyaient directement touchés. Mais finalement, Saqr a pu remporter sa première bataille. Puis, l’affaire a pris une nouvelle dimension lorsque le Comité International Olympique (CIO) a été informé de ces manœuvres qu’il a considérées comme une ingérence gouvernementale dans la gestion de l’instance olympique égyptienne. « J’ai informé le CIO, car c’est mon rôle et mon devoir de le faire. Je suis aussi un membre du CIO et je dois présenter des rapports sur toute entrave à notre activité », explique Mounir Sabet, président du Comité olympique égyptien.

En effet, la charte olympique interdit toute intervention des organisations gouvernementales dans l’activité olympique. L’article 28 intitulé « Mission et rôle des Comités Nationaux Olympiques (CNO) », alinéa 6, affirme que « les CNO doivent préserver leur autonomie et résister à toutes les pressions, y compris, mais sans s’y restreindre, les pressions politiques, juridiques, religieuses ou économiques qui pourraient les empêcher de se conformer à la Charte olympique ». Le CIO a envoyé une lettre de clarification au Comité égyptien et aux fédérations leur demandant aussi de se conformer aux règles régissant les Comités olympiques nationaux et à la Charte olympique entrée en vigueur en juillet 2007. Selon le HCNS, ce nouveau règlement n’est pas une pression ni une ingérence dans la gestion du Comité égyptien. « Nous respectons la Charte olympique et le Comité olympique égyptien. Tout ce que nous avons fait, c’est de présenter de nouvelles propositions et un nouveau règlement et ce sera à l’Assemblée générale de l’accepter ou de le refuser. Le cas est différent à celui de l’Iraq où le CNO a été suspendu car le gouvernement a dissous certaines fédérations », explique Mahmoud Al-Garahi, le porte-parole et directeur des relations publiques du HCNS. Une assemblée générale du Comité Olympique égyptien se tiendra le 28 juillet prochain et devra approuver ou refuser ces nouvelles réformes sur le règlement de fonctionnement du Comité olympique, mais Sabet confirme que cela ne légitimera pas la situation. « Même si l’assemblée générale accepte ses propositions, cela sera considéré comme une intervention gouvernementale, car ce sont des propositions du gouvernement et non pas du conseil d’administration. L’objectif, c’est de préserver entièrement notre autonomie et indépendance et de ne pas nous trouver sous les pressions ou menace du gouvernement au cas où elle voudrait passer sa loi ». En effet, cela est un des principes intouchables au CIO et dans toutes les fédérations qui y sont subordonnées, car en dehors de l’Iraq, la Fédération Internationale de Football (FIFA) a déjà suspendu plusieurs fédérations et menacé plusieurs autres telles que celle d’Espagne et d’Egypte, suite à l’intervention de l’Etat dans sa gestion ou même le report d’élections. L’alinéa 9 de l’article 28 susmentionné cite les conséquences probables : « En dehors des mesures et sanctions prévues en cas de transgression de la Charte olympique, la commission exécutive du CIO peut prendre toutes décisions appropriées pour la protection du mouvement olympique dans le pays d’un CNO, notamment la suspension ou le retrait de la reconnaissance d’un tel CNO, si la Constitution, la législation, ou d’autres réglementations en vigueur dans ce pays, ou tout acte d’un organisme gouvernemental ou de toute autre entité, ont pour effet d’entraver l’activité du CNO ou la formation ou l’expression de sa volonté. Avant de prendre une telle décision, la commission exécutive du CIO offrira au CNO concerné la possibilité d’être entendu ».

La situation est d’autant plus grave que la décision interviendra le 28 juillet, à quelques jours seulement des Jeux olympiques de Pékin, et que nul ne sait quand ni comment réagira ensuite le CIO. Sabet ne voit que deux solutions afin d’éviter les lourdes conséquences, que ce soit avant ou après Pékin : « L’assemblée devra rejeter ces propositions. Sinon, c’est le HCNS qui devra les retirer ». Pour le moment, Saqr campe sur ses positions.

Karim Farouk

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.