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Après avoir passé 8 saisons en Turquie,
Ayman Abdel-Aziz, ancien
milieu de Zamalek, est de retour dans ce club. Il se montre
déterminé à transmettre son expérience et redorer le blason
des Blancs.
« Je suis sûr que cette saison sera différente des autres »
Al-Ahram
Hebdo : Cela fait deux saisons que les responsables de
Zamalek essayent de vous recruter. Pourquoi avoir accepté
leur offre cette fois ?
Ayman Abdel-Aziz :
Je dirais que comparées aux deux saisons passées, les
négociations ont cette fois été plus sérieuses. Auparavant,
à chaque fois que je recevais un appel téléphonique des
responsables de Zamalek demandant mon retour en Egypte, car
l’équipe avait besoin de mes efforts, ma réponse était la
même : j’étais prêt à revenir, mais comme j’étais sous
contrat avec un club turc, il fallait d’abord que je prenne
la permission. Et Zamalek n’avait jamais entamé de
négociations avec le club turc. L’administration de Zamalek
a cette fois fait plus d’efforts et a réussi à convaincre
mon club de me laisser partir pour l’Egypte.
— Comment évaluez-vous votre expérience de 8 saisons en
Turquie ?
— Elle a été une réussite. J’ai présenté une performance
solide et stable. C’est vrai que je n’ai pas joué avec des
clubs du sommet du classement en Turquie, mais j’ai réussi à
obtenir une grande popularité dans ce pays. Avant mon retour
en Egypte, j’ai reçu une offre de transfert de la célèbre
formation turque Besiktas. Mais, c’était après ma décision
de revenir en Egypte. De même, les responsables de mon club
Trabzonspor ont essayé de renouveler mon contrat, mais
j’avais le désir de retourner à Zamalek.
— Ne pensez-vous pas que votre retour en Egypte après 8
saisons en Europe est un retour en arrière ?
— Non, j’ai quitté l’Europe, car je me suis las de vivre à
l’étranger. Je ne pense pas au côté technique. Et puis mon
retour à Zamalek me donnera l’occasion de réintégrer les
rangs de la sélection nationale, après la résolution de mon
problème avec l’armée. Ma présence parmi les Pharaons peut
me donner l’occasion de revenir ensuite en Europe, dans un
championnat plus puissant que le turc.
— Les supporters de Zamalek attendent beaucoup de vous la
saison prochaine. Etes-vous prêt pour ce défi ?
— Oui, mais c’est une grande responsabilité, surtout que
suis actuellement le capitaine de l’équipe, après la
retraite de Hazem Emam. Je promets de faire mon maximum, de
transmettre tout ce que j’ai appris en Europe à mes
coéquipiers afin de satisfaire nos supporters qui ont
beaucoup souffert ces dernières saisons.
— Votre première apparition sera contre Ahli à l’occasion
des quarts de finale de la ligue des champions d’Afrique le
20 juillet prochain. Comment voyez-vous cette rencontre ?
— Elle sera très difficile pour nous et pour eux aussi. Ahli
est une équipe très puissante qui a fait un bon recrutement
cet été. Mais nous sommes déterminés à réaliser un bon
résultat, pour effectuer un bon départ cette saison.
— Alors que votre rival Ahli se prépare en Europe, on voit
Zamalek se contenter d’un entraînement en Egypte. Cela vous
convient-il ?
— L’important pour moi, c’est la qualité de cette
préparation et non pas son lieu. Notre préparation est sur
la bonne voie, surtout que le cadre technique de l’équipe
fait de son mieux pour nous soyons prêts avant le début de
la saison.
— Mais le nouveau directeur technique de l’équipe,
l’Allemand Raïner Hollman, entame sa mission ce mercredi, et
il a raté presque le tiers des préparations ...
— Oui, c’est vrai. Mais Hollman a quand même assisté au
début de la préparation et il a accepté le programme préparé
par Mohamad Helmi, l’entraîneur de l’équipe. Ce dernier fait
son maximum pour l’équipe.
— Selon vous, que manque-t-il à Zamalek pour qu’il retrouve
sa forme habituelle ?
— Un peu de calme et de stabilité. Tout le monde sait que
l’équipe de football du club a subi les conséquences de
l’instabilité de l’administration et de la mauvaise gestion
qui ont marqué le club ces dernières années. Selon la
majorité des observateurs, les résultats de l’équipe ne
correspondent pas aux grandes capacités des joueurs.
— Mais la situation n’a pas changé et le club est très agité
actuellement ...
— C’est vrai, mais c’est à cause des élections qui auront
lieu le 25 juillet. Les troubles actuels du club sont une
chose normale qui peut arriver dans n’importe quel club,
surtout au moment des élections. Mais il faut préciser que
les joueurs sont très loin de ce scrutin.
— Techniquement, êtes-vous satisfait des derniers
recrutements du club ?
— Oui, j’en suis très satisfait. Les nouvelles recrues sont
des joueurs qui possèdent de grandes capacités et qui
répondent à la majorité des exigences de l’équipe. Mais je
pense que l’équipe a besoin d’un latéral gauche pour épauler
Ossama Hassan, surtout qu’il est actuellement le seul joueur
capable d’évoluer à ce poste après le départ de Tareq
Al-Sayed. De même, l’administration doit trouver un
remplaçant à Amr Zaki en cas de départ pour l’Angleterre.
— Etes-vous optimiste quant au sort de l’équipe la saison
prochaine ?
— Oui, je suis très optimiste. Avec la détermination des
joueurs révélée par leur concentration dans la préparation,
je suis sûr que cette saison sera différente des autres. En
effet, la Coupe d’Egypte remportée par l’équipe la saison
dernière a donné beaucoup de confiance aux joueurs. Elle
leur a remonté le moral après une longue période de
déception. Nous ferons notre maximum, mais personne ne peut
garantir les résultats.
Propos recueillis par Mohamad Mosselhi