En bref
Transport maritime
Les pays membres de l’Organisation Maritime Internationale (OMI)
ont entamé la semaine dernière à Oslo une semaine de
réflexion sur les mesures à mettre en œuvre pour réduire les
émissions de gaz à effet de serre du secteur. « Mon espoir
est que les bases d’une série de mesures ambitieuses menant
à de réelles réductions des gaz à effet de serre émis par le
transport maritime international soient posées ici à Oslo »,
déclarait Erik Solheim, ministre norvégien de
l’Environnement et du Développement international, dans un
communiqué. 200 délégués représentant une trentaine de pays
et d’organisations, réunis jusqu’à cette semaine, se sont
notamment attachés à définir de nouvelles normes de
construction et de consommation pour les navires. Suivant
les études, le transport maritime représente entre 2 et 4 %
des émissions de gaz à effet de serre, soit l’équivalent du
transport aérien. La proportion exacte reste toutefois
incertaine et l’OMI a décidé de mener de nouvelles
recherches. « C’est pourquoi nous avons engagé des
scientifiques », a déclaré à la presse Efthimios
Mitropoulos, secrétaire général de l’organisation. « Il est
difficile d’obtenir des chiffres exacts sur les émissions à
l’échelle mondiale, mais la part (du secteur maritime) est
relativement limitée, au regard de son rôle d’épine dorsale
de la mondialisation, puisqu’il transporte 90 % des échanges
mondiaux », a-t-il souligné.
Téléphones portables
La question des téléphones portables hors service et du
recyclage des téléphones portables en fin de vie a été au
centre des débats de la Convention de Bâle sur les déchets
dangereux, dont la réunion annuelle a eu lieu la semaine
dernière en Indonésie. « La réunion de Bali a envisagé
l’adoption de nouvelles directives techniques pour une
gestion respectueuse de l’environnement des téléphones
cellulaires usagés ou en fin de vie », a indiqué dans un
communiqué l’organisation. « L’utilisation de téléphones
portables a augmenté de façon exponentielle depuis les
premiers utilisateurs dans les années 1970, pour atteindre
1,76 milliard (d’unités) en 2004 et plus de 3 milliards en
avril 2008. Tôt ou tard, ces téléphones seront mis au rebut,
dans leur entier ou en pièces détachées », a-t-elle ajouté.
Plus largement, les experts de la Convention de Bâle
entendent lancer à Bali un Partenariat pour agir sur les
équipements informatiques (PACE) visant à une meilleure
gestion des déchets issus des ordinateurs. Ils ont également
discuté de la question du démantèlement des vieux navires.
L’objectif était d’aboutir à un accord « clarifiant les
conditions légales pour envoyer à la ferraille des navires
obsolètes ». Le ministre indonésien de l’Environnement,
Rachmat Witoelar, a ouvert la conférence de cinq jours. « En
raison de sa nature d’archipel, avec le deuxième plus long
rivage côtier du monde, l’Indonésie est vulnérable au trafic
transfrontalier illégal de déchets toxiques », a-t-il
déclaré. La Convention de Bâle « pour le contrôle des
mouvements transfrontières des déchets dangereux », entrée
en vigueur en 1992, pose le principe que chaque pays est
responsable de la gestion de ses propres déchets et
conditionne leur exportation à l’accord préalable de l’Etat
destinataire. Sa réunion annuelle s’est ouverte dans la
péninsule de Nusa Dua, à Bali, où s’était tenue en décembre
2007 une conférence de l’Onu sur les changements
climatiques.