En bref
Unesco
Près de 250 artistes et intellectuels arabes ont affiché
leur soutien au ministre de la Culture et candidat à la tête
de l’Unesco, Farouk Hosni, cible de critiques depuis qu’il
s’est dit prêt à aller en Israël. Dans un communiqué, 247
écrivains, journalistes ou acteurs d’Egypte et du monde
arabe affirment soutenir avec force la candidature de
l’artiste et ministre de la Culture Farouk Hosni à l’Unesco.
Parmi les signataires figurent le réalisateur Yousri
Nasrallah, l’écrivain Mohamed Salmawy, les actrices Yousra
et Leïla Eloui, mais aussi des intellectuels et artistes
arabes, comme l’actrice tunisienne Hend Sabri ou la poétesse
libanaise Joumana Haddad. Le texte se veut une réponse à un
communiqué publié la semaine dernière et signé par 26
intellectuels rejetant la candidature du ministre en raison
d’une interview qu’il avait accordée au quotidien israélien
Yediot Aharonot, où il déclare qu’il ne serait pas contrarié
d’aller en Israël.
Visite
Le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini
effectuera du 5 au 7 juillet une visite régionale au cours
de laquelle il se rendra en Egypte. Il y a quelques jours,
Franco Frattini avait plaidé pour une mise en œuvre rapide
d’une solution à la crise inter-palestinienne, qui prévoit
le rétablissement de la légalité constitutionnelle dans la
bande de Gaza et la réouverture des points de passage
frontaliers.
Sommet
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika s’est rendu
samedi en Egypte pour prendre part au 11e sommet de l’Union
Africaine (UA) lundi et mardi à Charm Al-Cheikh. La
problématique de l’eau et de l’assainissement en relation
avec la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le
Développement (OMD) constitue le thème central du 11e sommet
de l’UA. La paix et la sécurité en Afrique figurent
également à l’ordre du jour de cette session. Le chef de
l’Etat algérien prendra part également à la réunion du
Conseil de paix et de sécurité de l’UA, à la 19e session du
comité des chefs d’Etat et de gouvernement, chargé de la
mise en œuvre du Nepad et à la 9e session du Forum des pays
participants au Mécanisme Africain d’Evaluation par les
Pairs (MAEP), qui se dérouleront la veille de l’ouverture du
sommet.
Droits de l’homme
Le président du Centre Ibn Khaldoun pour les droits de
l’homme, Saadeddine Ibrahim, qui se trouve à l’étranger,
souhaite regagner l’Egypte, mais veut d’abord être sûr de ne
pas être arrêté dès son retour. Saadeddine Ibrahim, qui fait
l’objet de plusieurs plaintes en Egypte notamment pour
atteinte aux intérêts du pays, a envoyé une lettre au
ministère des Affaires étrangères, dans laquelle il demande
des garanties des autorités à ce sujet. Cet intellectuel,
qui a choisi l’exil depuis plusieurs mois en raison d’un
climat qu’il estime délétère pour l’opposition et les
défenseurs des droits de l’homme, demande aussi que la
présidence et le gouvernement affirment ne pas être
impliqués dans les plaintes portées contre lui. Il affirme
que son conflit avec le régime résultait de ses propos sur
une éventuelle succession héréditaire du pouvoir en Egypte.
Saadeddine Ibrahim avait été condamné en 2001 à sept ans de
prison, notamment pour « atteinte à l’image du pays » après
avoir critiqué le président Moubarak, et pour avoir reçu des
fonds de l’étranger. Sa condamnation avait suscité les
protestations des pays occidentaux, avant d’être cassée en
appel.