Al-Ahram Hebdo, Egypte | Vers des publications électroniques
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 Semaine du 2 au 8 juillet 2008, numéro 721

 

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Egypte

Journalisme. A quoi ressemblera la presse de demain en Egypte ? Dans une thèse de doctorat soutenue tout récemment, le PDG de la fondation Al-Akhbar, Mohamad Ahdi Fadli, tente d’apporter quelques réponses.  

Vers des publications électroniques 

Selon Mohamad Ahdi Fadli, la presse de demain sera plus adaptée aux exigences de la technologie et de l’environnement. « La thèse que je viens de soutenir est une thèse tournée vers l’avenir, et plus précisément l’avenir proche », souligne Ahdi Fadli. « L’idée du sujet m’est venue dans les années 1980 quand les institutions de presse ont dû traverser une période de transition pour passer à l’impression en offset », indique Fadli en ajoutant qu’il y a eu alors tellement de difficultés que certaines institutions étaient incapables de tenir le coup.

Cette période de transition a duré jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle génération qui s’est montrée suffisamment habile pour utiliser cette nouvelle technique. « Dans le temps, on n’accordait pas beaucoup d’intérêt au capital humain, aujourd’hui il ne faut pas tomber dans le même piège parce que les hommes sont le vrai trésor que possède le pays », affirme-t-il. En rédigeant son article, le journaliste doit recourir aux nouvelles techniques, c’est-à-dire savoir comment exploiter les multimédias et être apte à accomplir personnellement toutes les étapes nécessaires jusqu’à ce que l’article voie le jour. « C’est bien ce que nous avons commencé à faire avec les étudiants de l’académie de Akhbar Al-Yom. Notre objectif c’est de former un journaliste à même de s’occuper de l’article de A à Z », explique Fadli.

Mais le défi qui se pose le plus à la presse de demain, c’est l’environnement. En effet, la presse du futur devra se conformer de plus en plus aux exigences de la protection de l’environnement. Les grandes institutions devront se départir des édifices gigantesques comme ceux d’Akhbar Al-Yom ou d’Al-Ahram — pour ne citer qu’eux — qui du point de vue écologique consomment énormément d’énergie pour fonctionner, ce qui pollue l’environnement. Par exemple, ces institutions disposent de plusieurs centaines de véhicules qui font des trajets quotidiens pour la distribution des journaux dans les différents gouvernorats et contribuent largement à l’aggravation de la crise de la pollution. Ceci sans compter ceux des journalistes et des employés qui se rendent à ces édifices, en plein centre-ville, tous les jours de la semaine. Selon Fadli, il faut envisager des alternatives en s’orientant vers des publications électroniques. « La presse imprimée est nocive à l’environnement », indique Fadli. « Pour produire une tonne de papier, nous avons besoin de couper 17 arbres dont l’âge varie entre 50 et 70 ans en moyenne, ce qui accélère le rythme de la déforestation. Le lendemain de sa parution, un journal devient inutile, en d’autres termes, il se transforme en déchets, ce qui crée un autre problème pour l’environnement concernant la collecte et le recyclage », conclut-il.

Dalia Abdel-Salam

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