Partenariat Egypte-UE.
Après 16 mois de négociations, les parties sont parvenues à
un accord sur la modification du volet agricole. Les
produits égyptiens auront ainsi un meilleur accès au marché
européen.
Nouvelle entente agricole
Le sixième round de négociations sur la modification du
dossier agricole de l’accord d’Association entre l’Egypte et
l’Union Européenne (UE) aura été le bon. Il s’est terminé la
semaine dernière à Bruxelles. « Les exportateurs égyptiens
des produits agricoles pefruvent être contents. Leurs
produits accéderont maintenant plus facilement à l’Europe.
Les restrictions ne concernent plus qu’une liste sensible de
11 produits », a déclaré à son issue Tareq Tewfiq, président
de la Chambre des produits alimentaires et un des grands
exportateurs égyptiens. L’accord devait être signé mardi 1er
juillet à Marseille, dans le sud de la France.
Sayed Aboul-Qomsan, conseiller du ministre du Commerce et de
l’Industrie et membre de la délégation égyptienne, avait
déjà annoncé la semaine dernière que les deux parties
s’étaient mises d’accord sur la libéralisation de tous les
produits agricoles, les produits agro-alimentaires et le
poisson, et ce malgré l’importance de ces produits pour les
pays de l’Union européenne. La délégation égyptienne en
Belgique regroupait un groupe d’experts égyptiens dont le
but était de tirer le maximum de concessions du côté
européen.
Mais ces produits compris dans l’accord sont-ils d’une
grande importance pour la partie égyptienne ? Personne ne le
savait encore au jour de l’impression d’Al-Ahram Hebdo
puisqu’avant la signature, aucun détail n’a été révélé sur
les composants de la liste sensible. D’ailleurs, les petits
exportateurs n’ont pas été interrogés sur leurs demandes
lors du colloque organisé par l’Unité du partenariat
européen au ministère des Finances. Seuls les grands
exportateurs étaient présents.
Ce nouvel accord découle de la demande égyptienne de
renégocier le volet agricole de l’Accord d’association entré
en vigueur le 1er juin 2004, car l’Egypte n’en tirait aucun
avantage. Alors que l’activité agricole égyptienne
représente près de 20 % de son PIB. Au cours du premier
round de négociations, l’Egypte avait suggéré une
libéralisation complète de tous ses produits à l’UE.
Celle-ci avait présenté 3 listes sensibles. Par cette
initiative, l’Egypte a obligé la partie européenne à refaire
ses calculs et à présenter une meilleure offre.
Névine
Kamel