Al-Ahram Hebdo, Dossier | Restructuration à venir
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 2 au 8 juillet 2008, numéro 721

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Dossier

Secteur Bancaire. La Banque Centrale d’Egypte incite les banques à renforcer leur situation financière, ce qui ouvre la porte à une nouvelle vague de fusions et acquisitions.

Restructuration à venir

Après la première vague de fusions et d’acquisitions, le nombre des banques en Egypte est aujourd’hui passé à 41, contre 63 banques en 2004, suite à plus de 15 opérations. Les acquéreurs, des banques régionales, ont aussi ouvert de nouvelles agences dans les différentes villes du pays. Mais la Banque Centrale d’Egypte (BCE) a introduit récemment deux mesures importantes pour réguler cette activité. Il a imposé qu’une nouvelle agence soit dotée d’un capital minimum de 20 millions de L.E. Par ailleurs, il a exigé aux banques d’investir 5 % de leurs capitaux pour créer des fonds d’investissements.

Selon Radwa Al-Sérafi, analyste du secteur bancaire auprès de la banque d’investissement Beltone Financial, la BCE adopte ainsi une nouvelle stratégie. Il s’agit d’engager indirectement les banques à augmenter leur capital pour dépasser le minimum requis des 500 millions de L.E., en liant leurs activités à « l’efficacité de leurs capitaux. C’est-à-dire que le rapport entre les droits des actionnaires et le total des actifs de la banque doit rester dans les mêmes proportions », dit Al-Sérafi, en ajoutant que par l’application de ces nouvelles conditions, les banques égyptiennes seront mieux à même de répondre aux critères internationaux de l’octroi des crédits.

Opinion partagée par un expert qui a requis l’anonymat : il dévoile que la BCE a entrepris ces mesures, car les nouveaux entrants sur le marché n’ont pas rempli leurs engagements vis-à-vis la BCE concernant l’augmentation de leur capital. Mahmoud Abdel-Aziz, l’adjoint du gouverneur de la BCE, souligne que certaines banques ont augmenté leur capital au-dessus du taux minimum fixé par la BCE pour varier entre 800 millions et 1 milliard de L.E. Alors que quelques grandes banques privées telles que la banque libanaise Bloom et PNB Parisbas n’ont pas entrepris cette étape.

La BCE tente de remédier à un autre déséquilibre concernant les crédits. Car elle a découvert, lors de la révision annuelle des bilans, que certaines banques s’étaient lancées dans l’octroi de crédits de financement immobilier, avec remboursement sur 10 ans, alors que leurs actifs, surtout les dépôts sont à terme de 5 ans seulement. C’est pourquoi, la BCE a limité l’octroi de ce genre de crédit à 5 % du capital de la banque.

Ces nouvelles règles représentent la seconde vague de réformes et font également partie du plan de réforme bancaire adopté par la BCE en 2004 visant à restructurer le secteur en vue de créer des grandes entités compétentes. Le nombre de banque en Egypte devrait passer fin 2009 à 25 banques. « Je prévois un nouveau changement de la structure du marché. Les banques de mauvaises performances n’auront que le choix de fusionner avec d’autres plus performantes », estime Ismaïl Hassan, ancien gouverneur de la BCE et président de la banque Misr Iran.

(voir encadré).

Retour au sommaire

 

Fusions bancaires probables en 2008/2009*

 

1. Banque d’investissement arabe et la Banque égyptienne pour le développement des exportations avec la Banque d’Investissement National (BIN détient 60 % dans la première et 40 % dans la seconde).

2. L’Arab Land Bank dans la Banque d’urbanisation et de logement.

3. La Banque des ouvriers dans la Banque du Développement Industriel (BDI)**.

4. La banque Al-Masraf Al-Mottahed (née de la fusion de 3 petites banques en difficulté) dans la Banque du Canal de Suez ou vendue à une banque privée.

* Ces prévisions sont celles d’Ismaïl Hassan, ancien gouverneur de la Banque Centrale d’Egypte, et d’Ahmad Qoura, ancien président de l’Union des banques arabes.

* Ces banques sont partiellement ou totalement publiques et se caractérisent par leurs performances modestes.

** La BDI recevra de la BCE un crédit sans intérêt d’un milliard de L.E., remboursable sur 12 ans et ce pour financer les coûts de cette fusion. Cette mesure attend l’approbation de l’Assemblée du peuple.

 

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.