La déviation religieuse et
l’expérience tunisienne
Mohamed Salmawy
La phobie chiite
Salama A. Salama
La discipline qui nous fait
défaut
Morsi Attalla
Que reste-t-il de Abdel-Wahab
Al-Messeiri ?
Yasser Elwi
EDITO
Un espoir de paix
Jamais
on a autant parlé de paix au Proche-Orient. Tous les esprits semblent préparés
à cette idée, bien que d’autres risques se maintiennent, voire fassent l’objet
de surenchères comme c’est le cas de l’Iran. A Paris et à l’occasion de
l’ouverture du sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), cette notion a
fait l’objet des premiers discours et marqué une vocation qui serait celle de
la coopération entre les deux rives de la Méditerranée. Ainsi, le président
Hosni Moubarak a-t-il appelé à la paix au Proche-Orient, en demandant aux
Israéliens et aux Palestiniens de poursuivre leurs négociations, à l’ouverture
de ce sommet réunissant 43 pays. Les termes du chef de l’Etat étaient précis et
répondant à l’esprit et la lettre du processus de paix qui tarde de démarrer. «
J’invite le président (palestinien) Abou-Mazen (Mahmoud Abbass), le premier
ministre (israélien) Ehud Olmert, à poursuivre sur la voie des négociations de
paix, pour réaliser la paix totale et globale, instaurer l’Etat indépendant
palestinien et ouvrir une nouvelle page de paix dans la région du Proche-Orient
».
Ce qui est significatif c’est que
le président Moubarak s’exprimait en présence de MM. Abbass et Olmert, ainsi
que du président syrien Bachar Al-Assad, d’où son souhait que cette phase de
coopération ouverte par l’UPM « soit la phase de la paix, de la paix au
Proche-Orient ».
Le président Sarkozy s’est exprimé
dans ce même esprit. « Je veux saluer le courage de tous ceux qui ont répondu à
notre invitation ». Il s’est félicité surtout de l’attitude des chefs d’Etat
arabes qui ont accepté cette responsabilité et « fait ainsi un geste de paix
(...). C’est ensemble que nous allons construire la paix en Méditerranée, comme
hier, nous avons construit la paix en Europe ». De plus, il y a eu cette
annonce en grande pompe que Damas et Beyrouth allaient nouer des liens
diplomatiques.
Revenir à la paix et au calme dans
une région qui a besoin de relance économique est un objetif incontournable.
L’UPM réussirait une tâche spécifique en tentant de réaliser cet objectif mis
en exergue lors de son premier sommet.