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EDITO

Un espoir de paix

 

Jamais on a autant parlé de paix au Proche-Orient. Tous les esprits semblent préparés à cette idée, bien que d’autres risques se maintiennent, voire fassent l’objet de surenchères comme c’est le cas de l’Iran. A Paris et à l’occasion de l’ouverture du sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), cette notion a fait l’objet des premiers discours et marqué une vocation qui serait celle de la coopération entre les deux rives de la Méditerranée. Ainsi, le président Hosni Moubarak a-t-il appelé à la paix au Proche-Orient, en demandant aux Israéliens et aux Palestiniens de poursuivre leurs négociations, à l’ouverture de ce sommet réunissant 43 pays. Les termes du chef de l’Etat étaient précis et répondant à l’esprit et la lettre du processus de paix qui tarde de démarrer. « J’invite le président (palestinien) Abou-Mazen (Mahmoud Abbass), le premier ministre (israélien) Ehud Olmert, à poursuivre sur la voie des négociations de paix, pour réaliser la paix totale et globale, instaurer l’Etat indépendant palestinien et ouvrir une nouvelle page de paix dans la région du Proche-Orient ».

Ce qui est significatif c’est que le président Moubarak s’exprimait en présence de MM. Abbass et Olmert, ainsi que du président syrien Bachar Al-Assad, d’où son souhait que cette phase de coopération ouverte par l’UPM « soit la phase de la paix, de la paix au Proche-Orient ».

Le président Sarkozy s’est exprimé dans ce même esprit. « Je veux saluer le courage de tous ceux qui ont répondu à notre invitation ». Il s’est félicité surtout de l’attitude des chefs d’Etat arabes qui ont accepté cette responsabilité et « fait ainsi un geste de paix (...). C’est ensemble que nous allons construire la paix en Méditerranée, comme hier, nous avons construit la paix en Europe ». De plus, il y a eu cette annonce en grande pompe que Damas et Beyrouth allaient nouer des liens diplomatiques.

Revenir à la paix et au calme dans une région qui a besoin de relance économique est un objetif incontournable. L’UPM réussirait une tâche spécifique en tentant de réaliser cet objectif mis en exergue lors de son premier sommet.