Al-Ahram Hebdo, Egypte | Moustapha Kamal Helmi,  Un parcours dans la discrétion
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 16 au 22 juillet 2008, numéro 723

 

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Egypte

Disparition. Moustapha Kamal Helmi s’est éteint vendredi 11 juillet à l’âge de 86 ans, après une riche carrière politique. 

Un parcours dans la discrétion 

Les funérailles de l’ancien président du Conseil consultatif, du Syndicat des enseignants et du Conseil suprême de la presse ont eu lieu dimanche en présence de beaucoup de responsables politiques actuels et anciens. La vie de Moustapha Kamal Helmi s’est caractérisée par sa carrière politique qu’il a menée loin des médias et des projecteurs. Malgré l’importance des postes qu’il occupait, et la richesse de sa carrière qui lui ont valu les plus hautes distinctions de l’Etat. C’est avant tout sa personnalité calme, discrète et d’une « extrême politesse » qui a marqué ceux qui ont eu l’occasion de le connaître personnellement. Diplômé de la faculté de sciences de l’Université du Caire en 1943, il a obtenu son magistère de la même faculté en 1949 et son doctorat en 1952. Abandonnant la recherche, Helmi devient ministre de l’Enseignement, un poste qu’il occupe de 1974 à 1976, avant d’être élu membre du Conseil consultatif dont il devient président de 1989 et jusqu’en 2004. Durant ces années, il a occupé le poste de président du Conseil suprême de la presse, un poste qui revient toujours au président du Conseil consultatif. En parallèle, Helmi a été élu à la tête du Syndicat des enseignants en 1980, en 1984 et ensuite depuis 1989 jusqu’à son décès. « Il avait la capacité d’orienter le débat et de ne permettre aucun dérapage », se rappelle Said Al-Daqqaq, membre au Conseil consultatif. Si Helmi ne s’est jamais fait remarquer lors des débats, parfois surchauffés, qui accompagnent l’élaboration d’une nouvelle loi, c’est parce qu’il réalisait bien les limites de son conseil « consultatif » telles que définies par la Constitution, affirme Al-Daqqaq. En tant que président du Syndicat des enseignants, l’une de ses dernières prises de position, note Al-Daqqaq, était le refus catégorique de pénaliser les enseignants dispensant des cours particuliers, estimant que ce n’était pas la solution à ce problème « complexe ».

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