Disparition.
Moustapha Kamal Helmi s’est éteint vendredi 11 juillet à
l’âge de 86 ans, après une riche carrière politique.
Un parcours dans la discrétion
Les
funérailles de l’ancien président du Conseil consultatif, du
Syndicat des enseignants et du Conseil suprême de la presse
ont eu lieu dimanche en présence de beaucoup de responsables
politiques actuels et anciens. La vie de Moustapha Kamal
Helmi s’est caractérisée par sa carrière politique qu’il a
menée loin des médias et des projecteurs. Malgré
l’importance des postes qu’il occupait, et la richesse de sa
carrière qui lui ont valu les plus hautes distinctions de
l’Etat. C’est avant tout sa personnalité calme, discrète et
d’une « extrême politesse » qui a marqué ceux qui ont eu
l’occasion de le connaître personnellement. Diplômé de la
faculté de sciences de l’Université du Caire en 1943, il a
obtenu son magistère de la même faculté en 1949 et son
doctorat en 1952. Abandonnant la recherche, Helmi devient
ministre de l’Enseignement, un poste qu’il occupe de 1974 à
1976, avant d’être élu membre du Conseil consultatif dont il
devient président de 1989 et jusqu’en 2004. Durant ces
années, il a occupé le poste de président du Conseil suprême
de la presse, un poste qui revient toujours au président du
Conseil consultatif. En parallèle, Helmi a été élu à la tête
du Syndicat des enseignants en 1980, en 1984 et ensuite
depuis 1989 jusqu’à son décès. « Il avait la capacité
d’orienter le débat et de ne permettre aucun dérapage », se
rappelle Said Al-Daqqaq, membre au Conseil consultatif. Si
Helmi ne s’est jamais fait remarquer lors des débats,
parfois surchauffés, qui accompagnent l’élaboration d’une
nouvelle loi, c’est parce qu’il réalisait bien les limites
de son conseil « consultatif » telles que définies par la
Constitution, affirme Al-Daqqaq. En tant que président du
Syndicat des enseignants, l’une de ses dernières prises de
position, note Al-Daqqaq, était le refus catégorique de
pénaliser les enseignants dispensant des cours particuliers,
estimant que ce n’était pas la solution à ce problème «
complexe ».