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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 16 au 22 juillet 2008, numéro 723

 

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Enfants des Rues. A l’occasion du commencement d’un projet de construction de la première ville pour les accueillir, un de nos lecteurs propose ses moyens pour supprimer le phénomène. 

Un travail collectif est nécessaire  

Je voudrais évoquer un sujet que votre journal a maintes fois abordé dans de différents articles bien rédigés, présentés et très recherchés. J’ai en effet lu la semaine dernière que le ministère de la Solidarité sociale avait décidé de construire la première ville en Egypte pour les enfants sans abri, sur une surface de 20 feddans, près de la ville du 6 Octobre. Cette ville va recevoir les enfants de tous les âges, jusqu’à 18 ans. Des ateliers techniques vont y être installés pour les former à différents métiers.

J’aimerais que ce projet puisse sauver les enfants qui vivent dans les rues d’Egypte avant qu’ils ne se transforment en criminels, à l’exemple de Turbini, cet adolescent qui est devenu un sauvage qui exploitait ses copains de rue par tous les moyens sans hésiter à tuer. Mais si ce projet doit sauver des enfants sans abri, on doit penser à d’autres stratégies pour que la société ne fasse pas naître d’autres enfants de rue, qui présenteront un vrai danger sur la sécurité. Ces derniers n’ont jamais trouvé la pitié ni de leur famille ni de leur patrie, donc il est facile pour eux de commettre des crimes contre cette société qui ne les a jamais aidés.

Donc, une coopération entre la société civile et le gouvernement est nécessaire pour trouver des solutions à ce problème. Mener une campagne de sensibilisation, résoudre le problème du chômage, surtout chez les familles les plus pauvres, intensifier le travail du planning familial et sensibiliser les jeunes mariés sur la manière de construire une famille et de la protéger de toute rupture. Les hommes de religion ont aussi un grand rôle pour prouver que protéger famille et enfants est une responsabilité et un devoir. Enfin, si ces propositions sont effectivement appliquées, on n’aura pas besoin de construire des villes spéciales pour accueillir les enfants des rues.

Ahmad Yehya,
Le Caire. 

Récompensons les vivants 

C’est peut-être la première fois depuis plusieurs années que le prix d’Etat 2008 pour la littérature n’a pas été décerné. Et pour la première fois, deux gagnants du Prix Moubarak 2008, en littérature et en art, ont été décernés à des défunts : le critique Ragaa Al-Naqqache et l’éminent écrivain Saad Ardache. C’est à croire que nos responsables attendent la mort de ceux qui ont beaucoup donné pour leur offrir une récompense. Il est clair que la concurrence cette année était importante, et c’est la raison pour laquelle 12 prix n’ont pas été décernés. Alors, la question est : Pourquoi attendre leur mort et qui est le responsable de ce choix ? Et pourquoi ces personnes n’ont-elles pas été honorées de leur vivant ? Est-ce parce que nous ne connaissions pas encore leur valeur ? Bref, il faut accorder plus de valeur à nos scientifiques et écrivains pendant qu’ils sont encore en vie au lieu d’attendre leur mort.

A. Helmy,
Le Caire.  

Respecter le code de la route  

Tout d’abord, je désire transmettre mes salutations les plus sincères à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui fait beaucoup d’efforts pour le bien des lecteurs. C’est la raison pour laquelle je souhaite lancer l’idée d’une forte campagne de sensibilisation des citoyens pour mieux connaître leurs droits et leurs devoirs concernant le code de la route. En ce moment, il y a beaucoup d’émissions aussi bien à la télévision qu’à la radio sur la nouvelle loi sur la circulation. Mais ces discussions manquent souvent de clarté pour le simple citoyen qui ne doit pas être forcément un intellectuel pour comprendre la loi. Il faut que la nouvelle loi soit à la portée de tous, tout particulièrement les conducteurs de tous genres : véhicules privés, camions, motos, etc. Comment pouvons-nous respecter une loi si nous n’en connaissons pas les règles, ou du moins les grandes lignes. Il faut absolument que les grandes lignes soient expliquées au grand public dans des termes faciles et simples. Cela surtout que les punitions semblent très sévères : entre les peines d’emprisonnement, les amendes et les retraits de permis, les choses sont loin d’être simples. Je pense que nous avons tous besoin d’une nouvelle culture pour le respect des lois.

Nadia Ghanem,
Le Caire.

Le bon chemin 

La pression du bac a à peine diminué qu’une autre arrive dans les foyers : celle de trouver une place en faculté, de préférence celle choisie par le futur étudiant. Nombreux sont ceux qui optent pour les facultés scientifiques. Alors les chômeurs restent nombreux parmi les diplômés scientifiques et autres.

Je pense que les parents doivent penser autrement, et doivent trouver pour leurs enfants l’enseignement qui leur garantisse un emploi après la fin de leurs études. Et l’enseignement technique est actuellement le plus demandé sur le marché du travail. Alors laissons tomber les coutumes, l’apparence sociale et les titres pour trouver le bon chemin.

Sabri Ali,
Le Caire. 

Promesse de lifting 

Je viens de lire l’article intitulé « Promesse de lifting », publié dans le numéro 719 d’Al-Ahram Hebdo, concernant le projet de restauration des immeubles du centre du Caire. Enfin ! Le patrimoine est à sauvegarder et ce challenge est indispensable.

Alexandrie est également une ville qui a besoin d’un programme similaire : une campagne de presse pour promouvoir un tel projet est souhaitable. J’espère que votre journal y contribuera.

René Amirkhanian,
Le Caire.

 

Une femme courageuse 

Bonjour à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo, que je suis ravie de lire ici en France. Je félicite madame Oum Bassem dite « la plombière » qui était le sujet de l’article intitulé « Mme la plombière arrive » publié dans le numéro 721 du journal. Je salue son courage et sa ténacité d’être la première femme à exercer le dur métier de plombier. Un métier masculin, et physiquement très pénible. Avec en plus le « regard » pas toujours encourageant de ses collègues. Mais Siham est une femme très courageuse. Bravo, je souhaite que d’autres suivent son exemple, et que ses enfants soient fiers d’elle. Elle le mérite vraiment. Je lui souhaite aussi bonne chance. A quand le temps où les hommes et les femmes seront égaux sur cette planète ? Nous avons tous besoin de nous serrer les coudes. Hommes et femmes, la vie est déjà très difficile. De France et plus précisément de Limoges je vous salue tous.

Nadine Chapuis,
France. 

Un grand penseur qui nous manquera 

L’Egypte a perdu un de ses grands penseurs en la personne d’Abdel-Wahab Al-Messeiri. Ce dernier qui était professeur de littérature anglaise a offert à la vie intellectuelle des œuvres qui sont considérées comme des trésors. Il avait écrit plusieurs ouvrages sur le sionisme, rédigeant la première encyclopédie en arabe du sionisme et du judaïsme, célébrée en Egypte et dénoncée par Israël. Il a aussi écrit pour les enfants, il voulait implanter les principes de la liberté, de la justice, du droit de l’homme dans ses écritures. Il a aussi participé à la vie politique, et en 2007 il a été choisi coordinateur du mouvement opposant Kéfaya (assez). J’ai été bien déçu en le voyant détenu par la police deux fois. D’ailleurs, l’Etat ne l’a jamais pris en considération. Quand il a été atteint du cancer, il a présenté une demande pour être soigné aux frais du gouvernement, mais il n’a pas reçu de réponse. De plus, lorsqu’il est mort, aucun responsable gouvernemental n’a assisté à ses funérailles. Est ce parce qu’il s’opposait au régime politique. Dans ce cas, où sont donc passées la démocratie et la liberté d’expression ? Malgré cela, il y avait quand même de grandes personnalités de tous les courants politiques et culturels avec la présence d’une foule de citoyens respectant cet homme. Je pense enfin que nous devons saisir l’occasion pour faire revivre ses travaux et les propager parmi la jeunesse.

Yassine Zohdi,
Alexandrie.

 




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