Enfants des Rues.
A l’occasion du commencement d’un projet de construction de
la première ville pour les accueillir, un de nos lecteurs
propose ses moyens pour supprimer le phénomène.
Un travail collectif est nécessaire
Je voudrais évoquer un sujet que votre journal a maintes
fois abordé dans de différents articles bien rédigés,
présentés et très recherchés. J’ai en effet lu la semaine
dernière que le ministère de la Solidarité sociale avait
décidé de construire la première ville en Egypte pour les
enfants sans abri, sur une surface de 20 feddans, près de la
ville du 6 Octobre. Cette ville va recevoir les enfants de
tous les âges, jusqu’à 18 ans. Des ateliers techniques vont
y être installés pour les former à différents métiers.
J’aimerais que ce projet puisse sauver les enfants qui
vivent dans les rues d’Egypte avant qu’ils ne se
transforment en criminels, à l’exemple de Turbini, cet
adolescent qui est devenu un sauvage qui exploitait ses
copains de rue par tous les moyens sans hésiter à tuer. Mais
si ce projet doit sauver des enfants sans abri, on doit
penser à d’autres stratégies pour que la société ne fasse
pas naître d’autres enfants de rue, qui présenteront un vrai
danger sur la sécurité. Ces derniers n’ont jamais trouvé la
pitié ni de leur famille ni de leur patrie, donc il est
facile pour eux de commettre des crimes contre cette société
qui ne les a jamais aidés.
Donc, une coopération entre la société civile et le
gouvernement est nécessaire pour trouver des solutions à ce
problème. Mener une campagne de sensibilisation, résoudre le
problème du chômage, surtout chez les familles les plus
pauvres, intensifier le travail du planning familial et
sensibiliser les jeunes mariés sur la manière de construire
une famille et de la protéger de toute rupture. Les hommes
de religion ont aussi un grand rôle pour prouver que
protéger famille et enfants est une responsabilité et un
devoir. Enfin, si ces propositions sont effectivement
appliquées, on n’aura pas besoin de construire des villes
spéciales pour accueillir les enfants des rues.
Ahmad Yehya,
Le Caire.
Récompensons les vivants
C’est peut-être la première fois depuis plusieurs années que
le prix d’Etat 2008 pour la littérature n’a pas été décerné.
Et pour la première fois, deux gagnants du Prix Moubarak
2008, en littérature et en art, ont été décernés à des
défunts : le critique Ragaa Al-Naqqache et l’éminent
écrivain Saad Ardache. C’est à croire que nos responsables
attendent la mort de ceux qui ont beaucoup donné pour leur
offrir une récompense. Il est clair que la concurrence cette
année était importante, et c’est la raison pour laquelle 12
prix n’ont pas été décernés. Alors, la question est :
Pourquoi attendre leur mort et qui est le responsable de ce
choix ? Et pourquoi ces personnes n’ont-elles pas été
honorées de leur vivant ? Est-ce parce que nous ne
connaissions pas encore leur valeur ? Bref, il faut accorder
plus de valeur à nos scientifiques et écrivains pendant
qu’ils sont encore en vie au lieu d’attendre leur mort.
A. Helmy,
Le Caire.
Respecter le code de la route
Tout d’abord, je désire transmettre mes salutations les plus
sincères à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui fait beaucoup
d’efforts pour le bien des lecteurs. C’est la raison pour
laquelle je souhaite lancer l’idée d’une forte campagne de
sensibilisation des citoyens pour mieux connaître leurs
droits et leurs devoirs concernant le code de la route. En
ce moment, il y a beaucoup d’émissions aussi bien à la
télévision qu’à la radio sur la nouvelle loi sur la
circulation. Mais ces discussions manquent souvent de clarté
pour le simple citoyen qui ne doit pas être forcément un
intellectuel pour comprendre la loi. Il faut que la nouvelle
loi soit à la portée de tous, tout particulièrement les
conducteurs de tous genres : véhicules privés, camions,
motos, etc. Comment pouvons-nous respecter une loi si nous
n’en connaissons pas les règles, ou du moins les grandes
lignes. Il faut absolument que les grandes lignes soient
expliquées au grand public dans des termes faciles et
simples. Cela surtout que les punitions semblent très
sévères : entre les peines d’emprisonnement, les amendes et
les retraits de permis, les choses sont loin d’être simples.
Je pense que nous avons tous besoin d’une nouvelle culture
pour le respect des lois.
Nadia Ghanem,
Le Caire.
Le bon chemin
La pression du bac a à peine diminué qu’une autre arrive
dans les foyers : celle de trouver une place en faculté, de
préférence celle choisie par le futur étudiant. Nombreux
sont ceux qui optent pour les facultés scientifiques. Alors
les chômeurs restent nombreux parmi les diplômés
scientifiques et autres.
Je pense que les parents doivent penser autrement, et
doivent trouver pour leurs enfants l’enseignement qui leur
garantisse un emploi après la fin de leurs études. Et
l’enseignement technique est actuellement le plus demandé
sur le marché du travail. Alors laissons tomber les
coutumes, l’apparence sociale et les titres pour trouver le
bon chemin.
Sabri Ali,
Le Caire.
Promesse de lifting
Je viens de lire l’article intitulé « Promesse de lifting »,
publié dans le numéro 719 d’Al-Ahram Hebdo, concernant le
projet de restauration des immeubles du centre du Caire.
Enfin ! Le patrimoine est à sauvegarder et ce challenge est
indispensable.
Alexandrie est également une ville qui a besoin d’un
programme similaire : une campagne de presse pour promouvoir
un tel projet est souhaitable. J’espère que votre journal y
contribuera.
René Amirkhanian,
Le Caire.
Une femme courageuse
Bonjour à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo, que je suis ravie
de lire ici en France. Je félicite madame Oum Bassem dite «
la plombière » qui était le sujet de l’article intitulé «
Mme la plombière arrive » publié dans le numéro 721 du
journal. Je salue son courage et sa ténacité d’être la
première femme à exercer le dur métier de plombier. Un
métier masculin, et physiquement très pénible. Avec en plus
le « regard » pas toujours encourageant de ses collègues.
Mais Siham est une femme très courageuse. Bravo, je souhaite
que d’autres suivent son exemple, et que ses enfants soient
fiers d’elle. Elle le mérite vraiment. Je lui souhaite aussi
bonne chance. A quand le temps où les hommes et les femmes
seront égaux sur cette planète ? Nous avons tous besoin de
nous serrer les coudes. Hommes et femmes, la vie est déjà
très difficile. De France et plus précisément de Limoges je
vous salue tous.
Nadine Chapuis,
France.
Un grand penseur qui nous manquera
L’Egypte a perdu un de ses grands penseurs en la personne
d’Abdel-Wahab Al-Messeiri. Ce dernier qui était professeur
de littérature anglaise a offert à la vie intellectuelle des
œuvres qui sont considérées comme des trésors. Il avait
écrit plusieurs ouvrages sur le sionisme, rédigeant la
première encyclopédie en arabe du sionisme et du judaïsme,
célébrée en Egypte et dénoncée par Israël. Il a aussi écrit
pour les enfants, il voulait implanter les principes de la
liberté, de la justice, du droit de l’homme dans ses
écritures. Il a aussi participé à la vie politique, et en
2007 il a été choisi coordinateur du mouvement opposant
Kéfaya (assez). J’ai été bien déçu en le voyant détenu par
la police deux fois. D’ailleurs, l’Etat ne l’a jamais pris
en considération. Quand il a été atteint du cancer, il a
présenté une demande pour être soigné aux frais du
gouvernement, mais il n’a pas reçu de réponse. De plus,
lorsqu’il est mort, aucun responsable gouvernemental n’a
assisté à ses funérailles. Est ce parce qu’il s’opposait au
régime politique. Dans ce cas, où sont donc passées la
démocratie et la liberté d’expression ? Malgré cela, il y
avait quand même de grandes personnalités de tous les
courants politiques et culturels avec la présence d’une
foule de citoyens respectant cet homme. Je pense enfin que
nous devons saisir l’occasion pour faire revivre ses travaux
et les propager parmi la jeunesse.
Yassine Zohdi,
Alexandrie.