Circulation.
Un de nos lecteurs propose certaines mesures avant la
promulgation d’une nouvelle loi de la circulation et avant
de durcir les amendes.
Circulez ! Circulez !
Bonjour à toute l’équipe active d’Al-Ahram Hebdo qui nous
plonge toujours au milieu des événements avec un regard bien
objectif. J’ai appris que le Parlement a rejeté le projet de
loi sur la circulation proposé par le ministère de
l’Intérieur. Cause : il ne convient plus aux conditions
économiques, sociales et politiques actuelles du pays.
En effet, les peines prévues par le projet de loi sont très
dures, surtout dans des cas qui ne sont pas jugés comme des
fautes dans la culture des citoyens. Citons : abuser du
klaxon, se garer en deuxième file. Selon la loi proposée,
une peine de prison de six mois pénaliserait ce genre
d’infraction du code routier. En fait, je vois que le fait
de durcir les punitions est très nécessaire, mais en même
temps, il y a des mesures qui doivent être prises avant
l’application de ces punitions. Tout d’abord, sensibiliser
les gens quant à l’importance de respecter les règles de la
circulation, car il y a des années que les conducteurs et
même les passagers commettent ces fautes sans être punis, ce
qui les a rendues comme des actes ordinaires. Il faut aussi
sensibiliser les enfants dans les écoles et même les jeunes
dans leurs facultés. Ensuite, améliorer les routes et créer
plus de parkings, pour que les gens trouvent des lieux
convenables et ne soient pas obligés de se garer en deuxième
et troisième files. Je propose aussi que des nouveaux plans
du Caire et de Guiza soient étudiés de sorte qu’il y ait un
certain remaniement des ministères et des organismes
gouvernementaux, ainsi que des lieux de loisirs comme les
cinémas et les théâtres hors de la capitale. Car ces
derniers sont une des causes de l’afflux de la circulation
et par la suite du désordre. Enfin, après toutes ces
mesures, on peut mettre des peines qui pourront combler les
lacunes de la loi promulguée en 2000 et régler l’anarchie
qui règne dans les rues. Et donc, celui qui va commettre des
fautes mérite alors d’être puni.
Walid Mansour,
Le Caire.
Amour d’une ville
Je voudrais tout d’abord féliciter toute l’équipe d’Al-Ahram
Hebdo, que je lis régulièrement via Internet, ayant de la
difficulté à obtenir un abonnement ici au Canada. Il s’agit
d’un journal d’une qualité exceptionnelle ! Bravo et longue
vie à cet hebdomadaire qui nous apporte un peu de soleil
durant les jours de grands froids. Ayant vécu ma jeunesse,
jusqu’à l’âge de quinze ans, à Ismaïliya, je garde un
souvenir impérissable de ces beaux jours passés dans ce pays
magnifique, doté d’un des climats les plus agréables au
monde, et d’un peuple des plus généreux et accueillants sur
la planète. J’ai eu l’occasion de revoir l’Egypte en 2000,
après 36 ans d’absence, lors d’un séjour à Ismaïliya, Le
Caire, la Haute-Egypte et Alexandrie. Ce voyage reste gravé
à tout jamais dans ma mémoire. Et voilà que lors de
retrouvailles d’anciens d’Ismaïliya à Montréal au mois
d’août 2007, l’idée a germé dans la tête de Wagdi Habachi
d’organiser un grand périple qu’il a qualifié de « Dream
Trip » pour le plus grand nombre d’Ismaïlliottes possible de
par le monde. Nous voici donc une cinquantaine d’un peu
partout, du Canada, des Etats-Unis, d’Australie, de France,
d’Angleterre, d’Allemagne, de Suisse et bien sûr d’Egypte
qui débarqueront (avec nos conjoints, conjointes et enfants)
au Caire à quinze minutes d’intervalle, au mois d’octobre,
pour un voyage de rêve en Egypte … Ismaïliya (notre berceau)
sans faute !!, Le Caire, Abou-Simbel, croisière sur le Nil,
Assouan, Louqsor, Hurghada, Alexandrie. Nous visiterons la
maison de Ferdinand de Lesseps, les installations du Canal
de Suez, aurons l’honneur peut-être de rencontrer Zahi Hawas,
le chef des antiquités égyptiennes, etc. InchAllah et à
bientôt.
Mounir Dalati,
Québec, Canada.
Sauver la Haute-Egypte
J’ai appris à travers un article intitulé « Villages maudits
», dans le numéro 715 d’Al-Ahram Hebdo qu’en Egypte, malgré
une baisse sensible du taux de pauvreté ces dernières
années, les efforts déployés pour lutter contre ce phénomène
sont toujours insuffisants. La Haute-Egypte reste
particulièrement touchée et au moins 66 % de ses habitants
vivent en dessous du seuil de pauvreté. Je savais que
certains gouvernorats en Haute-Egypte souffraient de la
pauvreté, mais je ne croyais pas qu’ils étaient si atteints.
En fait, c’est le manque d’infrastructures, de routes
asphaltées et de moyens de transport qui retarde le
développement dans ces régions. Donc, le gouvernement doit
tout d’abord s’atteler à ces aspects pour ensuite encourager
et attirer les investissements. Ensuite, je demande à tous
les hommes d’affaires d’installer des projets dans ces
régions. Il s’agit d’absorber la main-d’œuvre au chômage et
je suis sûre qu’ils n’y perdront pas, car notre pays est
plein de trésors, surtout en Haute-Egypte.
Gamila Hassan,
Alexandrie.
Une émission à revoir
Je dois honorer Moez Massoud, accueilli la semaine dernière
dans l’émission de 90 minutes sur la chaîne satellite Mehwar.
Ce sociologue éminent a bien exposé sa vision de l’identité
féminine et de l’égalité entre l’homme et la femme,
prononcée par le Coran. Il a aussi dénoncé les hommes qui
frappent leurs femmes sous prétexte de la sauvegarde de la
religion en appliquant la violence contre elle. Pour lui, si
l’homme est guidé par son désir, il est un homme égoïste. Il
ne peut pas non plus négliger la question épineuse de
l’héritage qui octroie à l’homme les deux tiers des biens,
contre un tiers pour la femme. Car pour lui, cela dépend de
critères précis tels que le statut familial, les
obligations, etc. J’exhorte la chaîne de rediffuser le
programme pour que plusieurs le revoient.
Sara Magdi,
Le Caire.
Le Liban enfin en marche
Après plus de 18 mois de crise politique, le Parlement
libanais a élu le chef de l’armée, le général Michel
Sleimane, nouveau président de l’Etat. En fait, l’élection a
été accueillie par des tirs de joie dans toutes les rues
libanaises. Je crois que les parties libanaises sont enfin
convaincues que la situation politique au Liban allait
empirer si le pays reste sans président. C’est bien qu’elles
aient trouvé un accord qui n’a d’intérêt que celui de la
nation et de son unité. Je félicite les dirigeants libanais
qui ont pu sauver ce beau pays et je demande aux dirigeants
arabes et toutes les parties d’opposition de mettre
l’intérêt de leur nation en premier lieu.
Noha Ayman,
Le Caire.
Plus d’avis de lecteurs
D’abord, je voudrais saluer toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo.
Quand j’achète ce journal, ce que je fais en premier, c’est
d’ouvrir la page Courrier. Je trouve cette rubrique très
intéressante, mais j’aimerais que les sujets abordés soient
plus variés. Je pense aussi que les étrangers devraient
intervenir plus régulièrement pour exposer leurs projets.
Vous pourriez aussi accorder au courrier des lecteurs une
page supplémentaire pour élargir les débats. Bon courage à
toute l’équipe.
S.O.f (saharien admin),
Algérien résidant au Caire.