Gouvernement.
Homme d’affaires, Ahmad Al-Maghrabi s’est trouvé à chaque
fonction ministérielle face à toutes sortes de remous.
Le financier face à la tempête
C’est
en janvier 2006 qu’Ahmad Alaeddine Amine Al-Maghrabi, 58
ans, a été désigné comme ministre de l’Habitat et des
Collectivités locales après avoir occupé auparavant, pendant
deux ans et demi, des fonctions toujours ministérielles où
il détenait le portefeuille du Tourisme. Des charges qui
allaient de pair avec sa carrière. Al-Maghrabi, détenteur
d’une licence d’ingénierie de l’Université de la Caroline du
Nord, est titulaire d’un magister en gestion. Il a commencé
son parcours professionnel aux Etats-Unis, ensuite à
Londres. De 1972 jusqu’à 1999, Al-Maghrabi a été membre du
Conseil d’administration de la Banque Misr Arab-African. En
1998, il a été élu chef de l’Union égyptienne des chambres
touristiques. Ensuite, il est devenu membre de la commission
économique du PND et membre du Conseil d’administration et
partenaire de la compagnie internationale d’hôtellerie
Accor, en plus d’autres entreprises : Al-Maghrabi Group,
Vitrac et la banque HSBC. Il fait partie de la technocratie
néo-libérale du gouvernement Nazif. Maghrabi, relativement
nouveau dans le domaine politique, s’est vu, dans ses deux
postes ministériels au sein de crises gravissimes. Tout
d’abord, des attentats terroristes sur la mer Rouge qui ont
eu une influence négative sur le tourisme. Ensuite, ce fut
la question de l’eau potable et des manifestations de la
soif dans plusieurs gouvernorats du Delta, puisque ce
domaine dépend de son ministère. Sans oublier la crise du
logement qui ne fait que s’accroître. A cet égard, il a
démenti que c’est sa politique de ventes de terrains aux
étrangers qui a provoqué l’augmentation des prix de la
construction immobilière.
Chérine
Abdel-Azim