Al-Ahram Hebdo, Sports | Les grandes attentes des boxeurs
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 25 juin au 1er juillet 2008, numéro 720

 

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Sports

Jeux Olympiques. A un mois et demi des JO de Pékin, Al-Ahram Hebdo présente les disciplines qualifiées et leurs chances. En commençant par la boxe, qui a obtenu 3 médailles en 2004.

Les grandes attentes des boxeurs

Mohamad Heykal (75 kg), Ramadan Abdel-Ghaffar (81 kg) et Hossam Bakr (69 kg) sont les 3 boxeurs égyptiens qui disputeront les Jeux Olympiques (JO) de Pékin du 8 au 24 août. Heykal, boxeur égyptien le plus talentueux, est passé à plusieurs reprises à côté de la médaille olympique. Aux JO de Sydney 2000 et à Athènes 2004, il a terminé 8e. En 2005, il a légèrement compensé ses échecs en remportant la médaille de bronze aux Championnats du monde. Donc à Pékin, Heykal n’a qu’un seul objectif : décrocher une médaille. Son compatriote Ramadan Abdel-Ghaffar est également doté d’une grande expérience. Il a récemment prouvé ses capacités en se qualifiant pour les JO à travers les Championnats du monde, en terminant 8e aux Mondiaux 2007. Le troisième boxeur, Hossam Bakr, est le plus jeune d’entre eux. Malgré son court parcours, son niveau a connu un important progrès ces derniers mois et il paraît fin prêt pour réaliser un exploit à Pékin.

Reste que le nombre d’Egyptiens qualifiés à Pékin est très inférieur à la participation égyptienne de 2004 lorsque 6 boxeurs avaient disputé les JO d’Athènes et 3 d’entre eux ont remporté des médailles (une d’argent et deux de bronze). Pour les JO de Pékin, l’Egypte avait 3 chances de qualification. La première lors des Championnats du monde 2007, la deuxième à travers les Championnats d’Afrique 2007 où les 3 premiers se sont qualifiés et enfin par le biais des Championnats d’Afrique 2008 où encore là les 3 premiers vont à Pékin. « Après la retraite de plusieurs boxeurs suite à leurs médailles obtenues aux JO d’Athènes, j’ai commencé à construire une nouvelle équipe avec des boxeurs de la sélection juniors. Aujourd’hui, il ne reste que Heykal et Abdel-Ghaffar de l’ancienne équipe et le reste sont des jeunes athlètes qui ont besoin d’acquérir de l’expérience. Seul le jeune boxeur Hossam Bakr a réussi de décrocher un ticket olympique. Mais j’ai une bonne équipe pour l’avenir », souligne Abdel-Aziz Ghoneim, directeur technique de la sélection nationale.

Ainsi, les 3 boxeurs qualifiés ont bénéficié d’une préparation intensive. Après leur qualification il y a 6 mois, un intense programme a été établi. Les Egyptiens ont commencé par un long stage au Centre olympique de Maadi lors duquel Abdel-Aziz Ghoneim a évalué le niveau de ses athlètes. Durant ce stage il a travaillé la technique et la condition physique des boxeurs. En avril, la sélection a effectué un solide stage à Cuba, une des grandes nations de la discipline. Là-bas, les Egyptiens ont effectué des entraînements et des matchs avec les sélections A et B de Cuba. « Durant ce stage, les Egyptiens sont parvenus à leur meilleur niveau technique. Ils ont beaucoup appris en jouant contre les champions du monde et olympiques », affirme Abdel-Aziz Ghoneim. Après ce stage, ils ont participé au Tournoi international du Maroc et ont remporté une médaille d’or grâce à Ramadan Abdel-Ghaffar et une médaille d’argent avec Mohamad Heykal. « Durant cette période, je me concentrais sur les boxeurs qualifiés et j’ai travaillé avec eux sur le niveau technique. Nous avons concentré sur l’attaque pour inscrire les points nécessaires pour gagner », confie l’entraîneur.

 

Rencontres avec la sélection marocaine

Aujourd’hui, l’équipe se trouve au Centre olympique de Maadi ou au club de l’Institut militaire d’Alexandrie pour les stages. Cette semaine, les athlètes disputeront les Championnats d’Egypte qui se déroulent jusqu’au 4 juillet et ils effectueront un stage et des rencontres avec la sélection marocaine qui prépare aussi les JO. « Le Maroc a des boxeurs d’un très haut niveau qui préparent les JO. Nos rencontres avec eux seront d’une importance extrême pour évaluer notre niveau », déclare Ramadan Abdel-Ghaffar. Le 6 juillet, l’équipe voyagera en Chine pour son dernier stage d’une durée d’un mois. Le but est aussi de se mettre dans l’ambiance suffisamment tôt et d’assimiler le décalage horaire.

Cette dernière phase avant les JO est très critique, et l’expérience jouera un grand rôle dans la performance des athlètes qui doivent à tout prix rester calmes. « Nous avons un médecin psychologue dans l’équipe technique de la sélection, Al-Arabi Chamoun. Ce docteur a joué un grand rôle dans les médailles olympiques obtenues en 2004 et il continue à travailler avec les boxeurs », souligne Abdel-Aziz Ghoneim, avant d’ajouter : « Je crois que mes boxeurs sont prêts pour la compétition et sont capables de rééditer l’exploit d’Athènes 2004 ».

Doaa Badr

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3 questions à

Mohamad Heykal, espoir égyptien aux JO de Pékin. 

« Je suis capable de réaliser mon rêve » 

Al-Ahram Hebdo : Comment vous sentez-vous à un mois et demi des Jeux olympiques de Pékin ?

Mohamad Heykal : En fait, je suis très inquiet. On me dit que mon niveau est très élevé, mais j’ai le sentiment d’être mauvais. C’est peut-être parce qu’à 28 ans, ça sera ma dernière chance de remporter une médaille olympique. J’ai raté deux éditions des JO. A Sydney 2000, j’ai dit que j’étais encore jeune et que j’avais beaucoup de temps pour réaliser mon rêve. A Athènes 2004, j’ai dit que j’avais manqué une chance de décrocher une médaille. A Pékin, je ne peux pas penser à un nouvel échec. J’ai fait de mon mieux, j’ai bien préparé les JO et durant mes années de pratique, j’ai acquis beaucoup d’expérience. Mais la pression est très forte sur moi.

— Comment avez-vous préparé la compétition ?

— En avril, nous avons effectué un stage à Cuba qui a été d’une grande importance. J’ai disputé plusieurs matchs avec les boxeurs de Cuba et mon niveau a connu un progrès d’un match à l’autre. Durant ce stage, j’ai travaillé sur l’attaque et à l’amélioration de ma technique de contre-attaque et de défense. Après ce stage, j’ai remporté une médaille d’argent au Tournoi international du Maroc dans une compétition qui a regroupé des boxeurs de très haut niveau. Avant de partir pour la Chine pour un long stage d’un mois, nous effectuons des stages au Caire et en Alexandrie.

— Pensez-vous que cette préparation est suffisante pour les JO ?

— La préparation n’a commencé qu’il y a six mois après la qualification olympique. Une chose curieuse, car tous les pays commencent la période de préparation juste après la fin des JO et pendant 4 ans. En 2005, tous les boxeurs en étaient à leur début. Ainsi, à l’époque, j’ai pu remporter une médaille de bronze aux Mondiaux. Mais aujourd’hui, il est moins facile d’affronter des boxeurs que j’ai battus en 2005 car leur niveau s’est beaucoup amélioré. Donc, le problème réside dans le système égyptien. Malgré tout, j’ai bénéficié d’une préparation suffisante, surtout ces derniers 6 mois et je suis capable de réaliser mon rêve : revenir de Chine avec une médaille olympique.

Propos recueillis par Doaa Badr

 




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