Education.
L’Université française d’Egypte a obtenu le Grand Prix
culturel 2008 décerné parl’Académie française. Une vraie
distinction pour cette institution francophone créée en
2002.
Une récompense de prestige pour l’UFE
Avec
ce Grand Prix culturel de l’Académie française pour l’année
2008 pour « son rôle académique et scientifique sur la scène
éducative en Egypte et son soutien au projet de
développement institutionnel », l’Université française
confirme son excellence. Le prix, d’une valeur de 750 000
euros, a été remis mercredi 11 juin au Dr Osmane Lotfi
Al-Sayed, le recteur de l’université lors d’une
cérémonie organisée au siège de l’académie à Paris, en
présence des membres de l’Association des amis de
l’Université française d’Egypte, des présidents des
universités françaises partenaires de l’UFE (Paris VI,
Sorbonne, Nantes et Alsace) ainsi que des intellectuels et
des responsables politiques. « Ce prix est une
reconnaissance pour l’Université française d’Egypte. Obtenir
un prix de l’Académie française est un label d’une valeur
inestimable », a déclaré à Al-Ahram Hebdo Bernard
Fillion-du-Fouleur, vice-président de l’UFE. L’Académie
française, dont la fondation remonte au 17e siècle est une
institution prestigieuse qui regroupe les plus grands
savants et intellectuels français dans les domaines
scientifiques et culturels. La valeur du prix sera mise à
profit pour moderniser les laboratoires scientifiques de l’UFE.
« Nous sommes une université privée à but non lucratif. La
somme qui nous a été attribuée est très importante. Elle
nous permettra de doter les facultés d’ingénierie
d’équipements modernes et de laboratoires de pointe »,
affirme M. Fillon-du-Fouleur.
L’idée de créer en Egypte une université d’expression
française est née, il y a une dizaine d’années, précisément
d’un groupe d’Egyptiens majoritairement issus des écoles
francophones. Soutenue par les chefs des exécutifs des deux
pays, cette idée devient réalité en octobre 2002. Deux
facultés ont alors ouvert leurs portes, à savoir la faculté
de langues appliquées et celle de gestion et systèmes
d’information, rejointes en octobre 2003 par une faculté
d’ingénierie. L’université a été officiellement inaugurée le
20 avril 2006 par les présidents Moubarak et Chirac. Depuis
six ans maintenant, l’UFE située dans la ville nouvelle
d’Al-Chourouq à 45 minutes du Caire, sur la route de Suez,
fait partie du paysage universitaire. Elle bénéficie de
l’aide du gouvernement français avec une subvention
permettant la venue de professeurs visiteurs tout au long de
l’année. La direction de l’établissement entend développer
les activités de l’UFE . « A court terme, notre objectif est
d’augmenter nos effectifs dans certaines filières mal
connues comme les langues étrangères appliquées. Cette
filière offre une formation bilingue adaptée à la vie de
l’entreprise mais elle est mal connue », affirme M.
Fillon-du-Fouleur. Il explique que de nouveaux diplômes
seront créés d’ici 2 ou 3 ans. Ce faisant, il y aura une
faculté d’architecture et d’aménagement du territoire,
développement durable et conservation. Cette filière aura
pour objectif de former des architectes concepteurs. Un
autre projet consistera à regrouper les formations en droit
et en sciences politiques actuellement dispensés hors de l’UFE.
« Nous envisageons la création dans 2 à 3 ans d’une grande
faculté de droit, gestion, économie et sciences politiques
», assure M Fillion-du-Fouleur.
L’Université
française
d’Egypte s’oriente
désormais
vers de nouveaux horizons.
Sabah
Sabet
Mirande
Youssef