Enseignement . Deux de nos
lecteurs scandalisée par la panique des familles à l’approche des examens, et
les incidents qui leur sont liés, proposent de développer le savoir technique.
S’aligner sur la tendance mondiale
Chaque
année à la même époque, la panique s’installe dans la plupart des foyers à
l’approche des examens. Les cours particuliers s’intensifient et un argent fou
est dépensé pour décrocher le meilleur pourcentage possible au baccalauréat. Cette
année, en particulier, a témoigné de scènes dramatiques à cause de la
difficulté de certains examens, surtout de mathématiques de l’examen d’entrée à
l’université. Plusieurs élèves et mêmes professeurs les ont jugés très
difficiles, avec des questions ne relevant pas du programme. Le comité formé
suite à la décision du ministre de l’Education, s’est aperçu par lui-même que
les copies choisies au hasard était très mauvaises. Je me demande alors
pourquoi on tente de démoraliser les élèves, qui s’apprêtent à commencer leur
vie d’adulte avec enthousiasme.
Outre
la difficulté des examens, un autre événement lié aux examens du bac m’a
scandalisé : c’est la fuite des sujets d’examens de mathématiques et d’anglais
dans le gouvernorat de Minya. Il a aussi été découvert que des salles d’examens
avaient été spécialement aménagées dans un hôpital de Minya pour les fils de
responsables au ministère de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé. Alors,
je me demande quand ces pratiques vont cesser et jusqu’à quand nous allons
supporter ce « monstre » de l’examen du bac ? Jusqu’à quand les parents
vont-ils vendre même leurs biens pour payer les cours particuliers de leurs
enfants ?
Dans
le monde entier, l’enseignement technique prend une importance croissante car
l’enseignement secondaire, trop généraliste, ne convient plus au marché du
travail. Pourquoi ne nous orientons pas vers cet enseignement technique ? Je
sais que cela impliquerait plus de dépenses en raison des outils, appareils et
autre matériel utilisé. Je pense que sur ce point, l’intervention des hommes
d’affaires est importante. Pourquoi ne participent-ils pas à la création de ce
genre d’enseignement qui pourrait répondre à leurs besoins ? Ainsi, les parents
et les élèves eux-mêmes seront davantage attirés par l’enseignement technique
grâce aux perspectives de travail qu’il offrira. Cela mettra fin à leur
casse-tête.
Nermine Ayman,
Le Caire.
Halte au massacre des bacheliers
Ce qui
se passe en cette période d’examens pour les bacheliers est plus que honteux. On
savait que le système éducatif est à son plus bas niveau, mais quand même il y
a des limites à tout. La triche collective est un acte inadmissible que
personne ne peut accepter. Comment faire justice entre ceux qui ont travaillé
toute l’année et les autres qui payent des sommes allant jusqu’à 600 livres
pour avoir le sujet d’examen avant le début de l’épreuve ? C’est intolérable.
Comment se permettre d’accorder des facilités aux enfants de « hautes
personnalités » dans des salles d’examens spéciales ? Il n’y a aucune égalité
ni justice lors des examens du bac cette année. Et pourquoi tout cela ?
Pourquoi des examens si difficiles que les questions ne peuvent être résolues ?
Le gouvernement fait-il tout cela pour diminuer le nombre d’étudiants dans les
universités publiques ? S’agit-il de pousser les jeunes à entrer surtout dans
les universités privées ? Qui a les moyens de faire entrer dans ces
établissements ? Combien de familles peuvent se le permettre ? Est-ce la
majorité ? Je ne pense pas. Nous traversons une crise grave qu’il faut
absolument régler dans de bonnes conditions.
Lamia Hussein,
Alexandrie.
L’utilité de l’écriture
Permettez-moi
tout d’abord de renouveler mes félicitations pour l’excellente qualité de
l’information, de l’analyse et de la critique fournies par Al-Ahram Hebdo.
Je
vous écris pour partager avec mes réactions quant aux idées exprimées dans
l’article intitulé « De l’utilité, de l’écriture et des dinosaures littéraires
» de Monsieur Mohamed Salmawy (voir Al-Ahram Hebdo n° 719 du 18-24 juin).
Vous
avez écrit que tous les écrivains se demandent si l’écriture est utile. Monsieur
Salmawy a également dit que l’écrivain écrit parce qu’il pense que les gens
s’intéresseraient à ce qu’il écrit. Lorsque les réactions tardent à arriver,
l’écrivain se pose des questions sur l’utilité de ses écrits. Certainement, il
y a des écrivains qui pensent de cette manière. Mais je ne pense pas qu’ils
constituent la majorité.
Je
suis, entre autres, écrivain, peintre, illustrateur et styliste de mode, et à
mon avis (en prenant en considération mon expérience exceptionnelle), très
souvent, quand quelqu’un commence de s’exprimer à travers l’écriture,
généralement, la personne ne pense pas à l’utilité de son écriture ; il ne se
demande même pas si un jour ce qu’il écrit sera publié !! Tout ce qu’il veut
c’est de mettre ses idées sur papier.
En
effet, nous avons dans l’Histoire énormément de cas d’écrivains dont l’œuvre
n’a pas été appréciée au départ, ou même n’a pas été publiée pendant longtemps,
mais ils ont contribué à écrire parce que leur désir d’écrire était
suffisamment fort pour les pousser à continuer, peu importe la réaction des
autres. Plus encore, je crois que c’est exactement le même cas de tous les
créateurs, que ce soit des écrivains, des artistes-peintres, des musiciens,
etc. Très souvent, quand on a le désir de créer, on n’est pas arrêté par
d’autres considérations : on crée ... c’est tout !
Samir Sobhy,
Le Caire.
Un peuple, deux problèmes
La
cause palestinienne a toujours été liée à Israël. Mais depuis mai 2007, avec la
prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas et la rupture entre Gaza et
la Cisjordanie, la cause palestinienne s’est divisée en deux problèmes : le
premier est palestino-israélien, alors que le second est palestino-palestinien.
Pour trouver une solution, il faut que le peuple palestinien, tout le peuple,
de la bande de Gaza à la Cisjordanie, appartenant au Fatah ou au Hamas,
s’unisse sur un projet national intégral répondant à une vision et un plan
stratégique pour la création d’un Etat palestinien indépendant viable dont la
capitale sera Jérusalem-Est. Il faut que Fatah et Hamas soient flexibles et
s’accordent sur le moyen de réaliser le rêve d’un peuple.
Mahmoud Khater,
Le Caire.
Exception de nettoyage
Sincères
salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo. Bravo à l’article intitulé «
Opération nettoyage des toits » publié dans le numéro 717 de votre journal. Vous
serez peut-être intéressés par le fait suivant : il y a quelques années une
telle campagne a été initiée, et en fait a été un réel succès dans notre
quartier, Garden City (du moins dans le secteur que j’habite, près du poste de
police Qasr Al-Nil, rue Aysha el-Taymouriyya). Les toits ont rapidement été
nettoyés, et le sont à peu près restés jusqu’à maintenant. Une seule exception
dans ce tableau idyllique : le poste de police lui-même qui, il y a quelques
mois, a recommencé à accumuler les déchets sur son toit. Ce qui est le plus
désolant, c’est que d’où je suis, je vois un très grand nombre de toits, et
celui du poste est le seul qui soit dans un tel état. Je laisse au lecteur le
choix du commentaire ...
Michel Hébert,
Garden City.
Plus de considération pour les
retraités
Mes
salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui s’efforce à nous présenter
des sujets sociaux variés. C’est pourquoi je veux en profiter pour évoquer une
catégorie sociale que je respecte et qui souffre financièrement et socialement
beaucoup : les retraités. Parfois, des voix s’élèvent pour dire que les
retraités dépensent moins que les autres, mais la vérité est qu’ils dépensent
beaucoup et parfois plus que les autres. Car tout simplement, les retraités
sont âgés, et donc ils sont plus exposés à des maladies qui nécessitent un
traitement et des médicaments chers. Les jeunes peuvent travailler dans deux ou
plusieurs endroits pour gagner plus d’argent. Mais la santé de la plupart des
retraités ne leur permet pas de travailler, et encore moins dans plusieurs
lieux. Aussi, ils peuvent avoir des enfants qui sont encore en cours d’études
et donc ont besoin de plus d’argent. Alors, comment avec toutes ces charges,
les retraités ne peuvent-ils pas toucher des pensions convenables, comparables
aux salaires des employés ? L’Etat doit avoir plus de considération pour que
cette catégorie de personnes puisse avoir une vie plus humaine, car ces mêmes
retraités ont déjà beaucoup donné à la société.
Amani Hassan,
Le Caire.