Débats. .
L’Union des écrivains arabes a publié son deuxième rapport
sur la liberté d’expression.
En défense des plumes libres
Que ce soit en Egypte, en Syrie ou en Tunisie, les
romanciers, poètes et intellectuels arabes risquent toujours
de se retrouver derrière les barreaux pour avoir écrit un
texte jugé trop subversif par les puissants, gouvernants,
cheikhs ou autres censeurs. Quatorze journalistes et
intellectuels ont ainsi été emprisonnés l’année dernière
dans le monde arabe à cause de leurs écrits. C’est le
chiffre donné par le rapport de l’Union des écrivains
arabes, qui présente également d’autres types d’atteintes à
la liberté d’expression : la permanence des entraves
juridiques à la liberté d’expression, les poursuites
judiciaires engagées contre les maisons d’édition accusées
de distribuer des ouvrages interdits, ainsi que l’imposition
de la censure à tous les niveaux.
Réuni pour sa réunion périodique à Tunis, le bureau
permanent de l’Union qualifie dans le rapport cette
situation de « dramatique et difficile ». Le bureau a
également exprimé « son inquiétude face à la permanence des
entraves imposées à la liberté d’expression et des atteintes
sur les droits et libertés des écrivains partout dans le
monde arabe ».
Face à cette situation, l’Union des écrivains arabes a
réitéré sa volonté de défendre la liberté d’expression et de
pensée, ainsi que les droits et libertés des écrivains,
insistant sur le fait qu’elle ne « resterait pas passive au
cas où se feraient de nouvelles atteintes contre un écrivain
arabe ». L’Union a également prévenu qu’elle ferait appel à
la justice à chaque fois que cela serait « nécessaire et
utile », et s’adresserait à des institutions internationales
comme les agences dépendant des Nations-Unies et la Ligue
arabe, au cas où les autres moyens échoueraient à garantir
les droits des écrivains.
« La nation arabe a suffisamment souffert et elle mérite
d’avoir une vie moderne, civilisée et humaine, au même
niveau que les peuples et les pays les plus avancés ».
«
Rien de plus précieux que la liberté ».
Dina
Heshmat