Crise Alimentaire Mondiale.
Un de nos lecteurs aborde le sujet qu’il estime susceptible
de conduire à un conflit international majeur.
Relevons ensemble ce défi
Je voudrais tout d’abord saluer toute l’équipe d’Al-Ahram
Hebdo, un journal dont je suis fier. Grâce aux divers
domaines et sujets qu’il aborde, cet hebdomadaire est devenu
mon journal préféré que je tiens à lire régulièrement.
Permettez-moi de saisir cette occasion pour m’exprimer sur
une question récemment évoquée lors des derniers numéros
d’Al-Ahram Hebdo. Il s’agit de la crise alimentaire
mondiale, qui pourrait avoir des impacts dévastateurs sur la
sécurité mondiale, étant donné que la FAO (Organisation de
l’Onu pour l’alimentation et l’agriculture) prévoit une
poursuite de la hausse des prix des denrées alimentaires.
Je trouve que cette flambée des prix augmentera
l’instabilité et les émeutes sociales dans certains pays du
monde, notamment dans les pays les plus pauvres et les pays
en développement. Il y a plusieurs raisons à cette crise.
D’abord, la transformation de matières agricoles en
biocarburants dans les pays ayant un excédent de denrées
alimentaires, ce qui diminue l’offre sur les marchés
mondiaux, puis l’augmentation des prix du pétrole qui a
engendré l’augmentation du coût des fertilisants pour
l’agriculture.
Il existe d’autres raisons se rapportant au climat, telles
que la sécheresse qui a frappé dernièrement des pays comme
le Ghana, la Somalie, le Lesotho, la Roumanie et notamment
les grands pays exportateurs des denrées alimentaires, comme
l’Australie. Il y a en outre les inondations qui ont touché
certains pays en Amérique latine dont la Bolivie et
l’Equateur, et en Asie comme le Sri Lanka. Par ailleurs,
l’augmentation de la consommation de viande en Chine et en
Inde a entraîné un détournement des zones cultivées par des
aliments destinés à la consommation humaine au profit des
autres aliments destinés à l’élevage.
Le président Moubarak a souligné, lors de son discours à la
conférence de la FAO à Rome, la vision de l’Egypte face à
cette crise, indiquant qu’il fallait un dialogue
international élargi sur la flambée des prix des denrées
alimentaires et la mise en place d’une stratégie
internationale pour une sortie de crise. Il a insisté sur le
fait que le dialogue doit définir un code de conduite pour
la révision de la production des biocarburants comme
ressource alternative à l’énergie traditionnelle.
Je crois que des mesures concrètes devraient être prises au
niveau intérieur en Egypte, comme l’encouragement de
l’investissement dans le domaine agricole, l’augmentation
des surfaces destinées à cultiver les céréales et enfin la
bonification des terres désertiques. Et sur le plan
international, l’Egypte devrait mener une action
diplomatique au sein des instances et des organisations
internationales visant à déboucher sur des législations
limitant la fabrication des biocarburants.
En outre, il convient que l’Egypte œuvre, en collaboration
avec les autres pays en développement, à ce que les pays
industrialisés apportent d’avantage d’aides techniques aux
pays pauvres et en développement dans le domaine agricole.
Sans une coordination internationale pour relever ce défi,
le monde risque d’entrer dans une troisième guerre mondiale.
Il faut donc une position commune de la part de tous les
pays du monde, riches et pauvres, industrialisés et en
développement, en adoptant un plan d’action commun face à
cette crise.
Mahmoud Khater,
Le Caire.
Un drame insoutenable
les images filmées montrant la catastrophe qui a eu lieu
dans une unité des nouveaux-nés prématurés à cause d’une
coupure d’électricité pendant plus de 3 heures m’a beaucoup
peinée. Je ne pense pas que cette panne aurait pu se
produire dans le bureau d’un grand responsable de l’Etat.
Comment un hôpital censé sauver la vie des personnes peut-il
s’exposer à cette négligence ? Je pense que c’est un acte
extrêmement grave qui est malheureusement susceptible de se
reproduire à une plus grande échelle. Alors si le
gouvernement est conscient de cela, il doit entreprendre une
série de contrôle dans les hôpitaux publics comme privés.
J’espère aussi que les responsables de ce dernier drame
seront sévèrement punis pour leur négligence.
Yossra El Shérbini,
Le Caire.
L’incontournable Facebook
Tout d’abord, mes salutations à toute l’équipe d’Al-Ahram
Hebdo. Je voudrais ensuite parler de l’un des sites les plus
célèbres de l’Internet et dont on parle beaucoup en ce
moment : Facebook. Peut-être que plusieurs ne partagent pas
cette expérience, mais pour moi, Facebook est le site grâce
auquel j’ai pu retrouver mes amies d’école et des anciens
professeurs que j’avais perdus de vue. J’ai ainsi pu renouer
des contacts précieux. Ce site permet aussi d’entretenir de
nombreuses relations sociales grâce aux différents groupes
d’intérêts divers. J’ai également eu la chance de présenter
mon projet de dernière année en faculté de mass médias sur
Facebook. J’ai reçu différents commentaires sur mon projet
que j’ai pris en considération. Pour moi, Facebook est un
moyen des plus modernes de communication sociale et
j’encourage les jeunes à utiliser le plus possible ce site.
Shaimaa Sabet,
Le Caire.