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Mohamed Salmawy

 

Une troisième voie

Salama A. Salama

 

 

Des rêves légitimes

 Morsi Attalla

 

Lorsque la terre ne tremble pas en Palestine

Wahid Abdel-Méguid

 

Punitions

 

Les conditions humanitaires dans la bande de Gaza sont « tout simplement épouvantables ». C’est ainsi que le chef de l’agence de l’Onu pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans la bande de Gaza, John Ging, a résumé les conditions de vie des Palestiniens dans ce territoire exigu et surpeuplé de 1,5 million d’habitants. « Dix mois de sanctions dévastatrices empêchent la population civile d’avoir une vie digne », a-t-il conclu.

Les conclusions du responsable international sont relayées par celles de la Banque Mondiale (BM) qui a prédit que, malgré des promesses d’aide internationale de plus de 7 milliards de dollars, la croissance économique dans les Territoires palestiniens serait nulle en 2008 en raison des restrictions imposées par Israël à la liberté de mouvement. Un programme de réformes économiques de deux ans conçu par le premier ministre palestinien Salam Fayyad a posé de nombreux jalons pour un développement économique des Territoires palestiniens, mais a été freiné par les centaines de barrages routiers qu’Israël a installés en Cisjordanie occupée. « Les entraves au mouvement en Cisjordanie demeurent significativement plus importantes qu’en 2005 », affirme un rapport de la BM, citant des statistiques publiées par l’Onu.

Israël a levé 44 « obstacles » en Cisjordanie en avril sur les 61 qu’il s’était engagé à supprimer pour améliorer le déplacement des Palestiniens, mais la plupart n’ont que peu ou pas d’importance, selon un rapport de l’Office de coordination des affaires humanitaires des Nations-Unies (Ocha) dans les Territoires palestiniens. Celui-ci précise qu’Israël a procédé à 17 déplacements de remblais de terre qui n’ont eu aucune incidence et a supprimé neuf barrages ayant un effet minimum. Et sur les 44 obstacles déblayés, cinq seulement sont classés par l’agence de l’Onu parmi les barrages « significatifs » pour les Palestiniens.

Conséquence de la poursuite de ces punitions collectives : il n’y a eu aucune croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) dans les Territoires palestiniens en 2007. La BM prévoit une croissance limitée à 3 % cette année, mais compte tenu de la croissance démographique, les revenus par personne resteront stables ou seront inférieurs par rapport à ceux de l’année précédente. Autre conséquence : le taux de chômage s’élève à 23 % en Cisjordanie et à 33 % dans la bande de Gaza, soumise à un blocus israélien depuis juin 2007. Le pourcentage des habitants du territoire vivant dans une « grande pauvreté » a dépassé les 35 %. Mais si l’on exclut les versements des membres de la famille à l’étranger et l’aide alimentaire, et que l’on prend en compte la pauvreté en fonction du revenu des ménages uniquement, le taux de pauvreté à Gaza s’élève à 67 %.