Ouvriers.
Un de nos lecteurs s’exprime sur leurs mauvaises conditions
de travail, ce qui les pousse à revendiquer leurs droits par
différents moyens.
Ils méritent plus de respect
Depuis les années 1960, au temps du commencement du
développement industriel et de la création de grandes
usines, l’ouvrier et l’industrie égyptiens méritent vraiment
de jouir d’un jour férié, celui du 1er mai. L’ouvrier
sentait à l’époque qu’il avait une grande responsabilité
entre les mains pour le développement de son pays.
Il travaillait dans l’usine publique et estimait exercer un
devoir national. Mais aujourd’hui, la situation est toute
autre. En effet, depuis 1991, année où le gouvernement
a lancé le programme de privatisation, les signes de
mécontentement ouvriers se multiplient : manifestations,
grèves, sit-in, et protestations en tous genres sont les
faits répétés des ouvriers, surtout cette année, à cause de
la mauvaise situation économique et de la hausse des prix.
Aussi, la diminution des primes et la mise en retraite
anticipée, la vente des usines et des établissements publics
qui ne s’arrêtent pas, ce qui a augmenté le nombre
d’ouvriers qui souffrent. Il est vrai que l’Etat a pris
plusieurs mesures qui imposent aux repreneurs de maintenir
l’activité d’origine de l’entreprise, et de garder au moins
50 % des employés en garantissant le même salaire et les
mêmes primes.
Mais la réalité est différente. Ces mesures ne sont
pas appliquées dans la plupart des cas, car les lois en
faveur des ouvriers ne sont pas suffisantes. L’ouvrier se
bat pour ne pas être licencié, et s’il démissionne, il perd
une partie de ses droits. Peut-être que la future loi sur le
travail unifiée pourra-t-elle réduire la souffrance des
ouvriers et leur garantir plus de droits ? C’est en tous cas
ce que j’espère.
Tareq Ossman,
Le Caire.
Une autre façon d’attirer les touristes
Beaucoup de fêtes, de coutumes, de différentes occasions de
festivités méritent un intérêt particulier de la part de nos
responsables. Un intérêt presque national ou même «
cérémonial » pour faire connaître au monde entier nos
habitudes et coutumes. Dernière fête en date, la Fête du
printemps, qui est une des fêtes les plus distinguées en
Egypte, datant de l’époque pharaonique. Nous devons être
fiers que les coutumes des pharaons se perpétuent jusqu’à
nos jours.
En fait, si ce genre de fête est une occasion pour rompre la
monotonie et changer le rythme de la vie, en passant une
journée dans la verdure avec nos amis et nos familles, je
crois qu’on doit en profiter comme il faut, surtout du côté
touristique. Pourquoi ne pas organiser des cérémonies
populaires dans les rues comme celles que l’on voit dans
plusieurs pays ? Ces derniers dépensent beaucoup d’argent
sur ces cérémonies pour informer le monde sur leurs coutumes
et leur histoire, ce qui constitue une attraction
touristique.
Donc, avec nos différentes occasions ou fêtes historiques et
sociales, avec notre histoire pleine de choses très
distinguées, je crois que nous sommes capables d’organiser
des festivités qui pourront attirer davantage de touristes
et par la suite augmenter les revenus du pays.
Je demande aux responsables de la culture et du tourisme en
Egypte de s’intéresser à cette idée qui pourra changer et
donner une autre apparence à l’Egypte.
Yossra El Shérbini,
Le Caire.
Encourager les dons de sang
En passant chaque jour par la rue Ramsès au centre-ville du
Caire, j’aperçois 2 ou 3 véhicules spécialisés dans les dons
du sang. Et je vois bien comment les jeunes médecins et
infirmières s’efforcent de convaincre les passants, et
surtout les jeunes, pour offrir leur sang. Peu acceptent
après beaucoup d’insistance. Je suis déçu de ces jeunes qui
refusent de donner leur sang, ils ignorent qu’ils peuvent
sauver la vie d’un enfant, d’un père responsable d’une
famille ou d’une mère que ses enfants attendent.
Mais lorsque j’ai lu l’article Le Superman du Fayoum dans le
numéro 711 d’Al-Ahram Hebdo, mon désespoir a diminué. Yéhia
Hassan, le héros de cet article, est un boucher, tout le
monde le connaît dans son gouvernorat, car il a fait de
nombreux dons de sang : 7 000 en vingt ans. Grâce à ses
dons, il a sauvé bien des vies, et sans toucher un sou.
C’est un homme qui devrait être un exemple pour tous les
jeunes. Je propose aussi que cet homme soit appelé dans les
campagnes de dons du sang, organisées par le ministère de la
Santé. Cela encouragera à suivre cet exemple honorable.
Noura Adel,
Alexandrie.
Sauvons notre langue arabe
Pourquoi donc dans les différentes écoles privées, nous
enseignons malheureusement les sciences en langues
étrangères ? Pourquoi n’a-t-on pas la capacité de les
étudier en langue arabe ? A mon avis, la langue arabe se
trouve dans une situation dégradante, elle est en dernière
phase d’agonie. La valeur de notre langue est aussi
importante que les autres langues étrangères qui nous ont
précédés dans la voie du progrès, comme le japonais, le
russe, etc. Le pire est que les Arabes brisent de bon gré
leur langue, et en même temps, érigent des universités
étrangères.
En réalité, certains pensent qu’il est facile d’étudier les
sciences en utilisant les langues européennes. Ils sont en
train d’abandonner la langue du Coran, qui est le symbole de
notre identité. J’estime que le seul moyen pour réaliser le
progrès est d’arabiser les sciences et d’interdire
l’enseignement des sciences en langues étrangères dans les
universités. Si nous parvenons à atteindre ce stade, nous
serons sur le chemin du véritable progrès.
Ossama Badawi,
Le Caire.
Un
chagrin positif
Je voudrais tout d’abord exprimer mon respect pour toute
l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui nous fait plaisir avec ses
différents articles bien rédigés, riches et attirants.
L’article Sarah devient un cadeau dans le numéro 710 m’a
vraiment touchée. Je voudrais exprimer ma fierté envers
cette femme que la mort de sa fille, à la suite d’un cancer,
n’a pas détruite.
Bien au contraire, elle a pu transformer son chagrin en
énergie positive. Nadine a compris qu’aider les autres
personnes atteintes de la même maladie est le meilleur
remède pour une âme aussi meurtrie que la sienne. Elle a
décidé depuis un an de se consacrer entièrement à l’hôpital
des enfants cancéreux 57357 en aidant aussi leurs parents à
s’adapter à cette maladie impitoyable. Nadine avait pris au
Canada des cours pour aider les parents célibataires à
s’adapter à cette étape difficile que traversent leurs
enfants. Les enfants de l’hôpital et leurs parents ont même
désigné Nadine comme maman idéale de l’année. Elle le mérite
vraiment, et j’apprécie que Nadine reste dans l’esprit de
tous, surtout ceux qui ont été exposés à des chocs et crises
dans leur vie, pour savoir que la vie ne s’arrête jamais et
puisqu’on est vivant on ne doit pas se soumettre au chagrin.
Chaïmaa Sabet,
Le Caire.
Une prise de conscience arabe, et vite
Quand va-t-on être conscient de ce qui se passe autour de
nous ?
Nous manifestons, mais malheureusement sans aboutir à des
résultats. Je pense que les mondes arabe et islamique ont
profondément besoin d’un autre Salaheddine pour sortir les
Arabes de leur passivité. Oui, nous devons cesser d’être
passifs, sinon, nous connaîtrons un lendemain imprévisible,
c’est-à-dire des révolutions ici et là.
Car les problèmes ne cessent d’augmenter : pauvreté,
inflation, crise du pain, conditions de vie très difficiles.
Faisons un pas et prenons en charge nos responsabilités
vis-à-vis des générations à venir.
Israa
Mohamed el Kady,
Le Caire.