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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 7 au 13 mai 2008, numéro 713

 

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Ouvriers. Un de nos lecteurs s’exprime sur leurs mauvaises conditions de travail, ce qui les pousse à revendiquer leurs droits par différents moyens.

Ils méritent plus de respect

Depuis les années 1960, au temps du commencement du développement industriel et de la création de grandes usines, l’ouvrier et l’industrie égyptiens méritent vraiment de jouir d’un jour férié, celui du 1er mai. L’ouvrier sentait à l’époque qu’il avait une grande responsabilité entre les mains pour le développement de son pays.

Il travaillait dans l’usine publique et estimait exercer un devoir national. Mais aujourd’hui, la situation est toute autre.  En effet, depuis 1991, année où le gouvernement a lancé le programme de privatisation, les signes de mécontentement ouvriers se multiplient : manifestations, grèves, sit-in, et protestations en tous genres sont les faits répétés des ouvriers, surtout cette année, à cause de  la mauvaise situation économique et de la hausse des prix. Aussi, la diminution des primes et la mise en retraite anticipée, la vente des usines et des établissements publics qui ne s’arrêtent pas, ce qui a augmenté le nombre d’ouvriers qui souffrent. Il est vrai que l’Etat a pris plusieurs mesures qui imposent aux repreneurs de maintenir l’activité d’origine de l’entreprise, et de garder au moins 50 % des employés en garantissant le même salaire et les mêmes primes.

 Mais la réalité est différente. Ces mesures  ne sont  pas appliquées dans la plupart des cas, car les lois en faveur des ouvriers ne sont pas suffisantes. L’ouvrier se bat pour ne pas être licencié, et s’il démissionne, il perd une partie de ses droits. Peut-être que la future loi sur le travail unifiée pourra-t-elle réduire la souffrance des ouvriers et leur garantir plus de droits ? C’est en tous cas ce que j’espère.

Tareq Ossman,
Le Caire.

 Une autre façon d’attirer les touristes

Beaucoup de fêtes, de coutumes, de différentes occasions de festivités méritent un intérêt particulier de la part de nos responsables. Un intérêt presque national ou même « cérémonial » pour faire connaître au monde entier nos habitudes et coutumes. Dernière fête en date, la Fête du printemps, qui est une des fêtes les plus distinguées en Egypte, datant de l’époque pharaonique. Nous devons être fiers que les coutumes des pharaons se perpétuent jusqu’à nos jours.

En fait, si ce genre de fête est une occasion pour rompre la monotonie et changer le rythme de la vie, en passant une journée dans la verdure avec nos amis et nos familles, je crois qu’on doit en profiter comme il faut, surtout du côté touristique. Pourquoi ne pas organiser des cérémonies populaires dans les rues comme celles que l’on voit dans plusieurs pays ? Ces derniers dépensent beaucoup d’argent sur ces cérémonies pour informer le monde sur leurs coutumes et leur histoire, ce qui constitue une attraction touristique.

Donc, avec nos différentes occasions ou fêtes historiques et sociales, avec notre histoire pleine de choses très distinguées, je crois que nous sommes capables d’organiser des festivités qui pourront attirer davantage de touristes et par la suite augmenter les revenus du pays.

Je demande aux responsables de la culture et du tourisme en Egypte de s’intéresser à cette idée qui pourra changer et donner une autre apparence à l’Egypte.

Yossra El Shérbini,
Le Caire.

Encourager les dons de sang

En passant chaque jour par la rue Ramsès au centre-ville du Caire, j’aperçois 2 ou 3 véhicules spécialisés dans les dons du sang. Et je vois bien comment les jeunes médecins et infirmières s’efforcent de convaincre les passants, et surtout les jeunes, pour offrir leur sang. Peu acceptent après beaucoup d’insistance. Je suis déçu de ces jeunes qui refusent de donner leur sang, ils ignorent qu’ils peuvent sauver la vie d’un enfant, d’un père responsable d’une famille ou d’une mère que ses enfants attendent.

Mais lorsque j’ai lu l’article Le Superman du Fayoum dans le numéro 711 d’Al-Ahram Hebdo, mon désespoir a diminué. Yéhia Hassan, le héros de cet article, est un boucher, tout le monde le connaît dans son gouvernorat, car il a fait de nombreux dons de sang : 7 000 en vingt ans. Grâce à ses dons, il a sauvé bien des vies, et sans toucher un sou. C’est un homme qui devrait être un exemple pour tous les jeunes. Je propose aussi que cet homme soit appelé dans les campagnes de dons du sang, organisées par le ministère de la Santé. Cela encouragera à suivre cet exemple honorable.

Noura Adel,
Alexandrie.

Sauvons notre langue arabe

Pourquoi donc dans les différentes écoles privées, nous enseignons malheureusement les sciences en langues étrangères ? Pourquoi n’a-t-on pas la capacité de les étudier en langue arabe ? A mon avis, la langue arabe se trouve dans une situation dégradante, elle est en dernière phase d’agonie. La valeur de notre langue est aussi importante que les autres langues étrangères qui nous ont précédés dans la voie du progrès, comme le japonais, le russe, etc. Le pire est que les Arabes brisent de bon gré leur langue, et en même temps, érigent des universités étrangères.

En réalité, certains pensent qu’il est facile d’étudier les sciences en utilisant les langues européennes. Ils sont en train d’abandonner la langue du Coran, qui est le symbole de notre identité. J’estime que le seul moyen pour réaliser le progrès est d’arabiser les sciences et d’interdire l’enseignement des sciences en langues étrangères dans les universités. Si nous parvenons à atteindre ce stade, nous serons sur le chemin du véritable progrès.

Ossama Badawi,
Le Caire.

 

Un chagrin positif

 

Je voudrais tout d’abord exprimer mon respect pour toute l’équipe d’Al-Ahram Hebdo qui nous fait plaisir avec ses différents articles bien rédigés, riches et attirants. L’article Sarah devient un cadeau dans le numéro 710 m’a vraiment touchée. Je voudrais exprimer ma fierté envers cette femme que la mort de sa fille, à la suite d’un cancer, n’a pas détruite.

 Bien au contraire, elle a pu transformer son chagrin en énergie positive. Nadine a compris qu’aider les autres personnes atteintes de la même maladie est le meilleur remède pour une âme aussi meurtrie que la sienne. Elle a décidé depuis un an de se consacrer entièrement à l’hôpital des enfants cancéreux 57357 en aidant aussi leurs parents à s’adapter à cette maladie impitoyable. Nadine avait pris au Canada des cours pour aider les parents célibataires à s’adapter à cette étape difficile que traversent leurs enfants. Les enfants de l’hôpital et leurs parents ont même désigné Nadine comme maman idéale de l’année. Elle le mérite vraiment, et j’apprécie que Nadine reste dans l’esprit de tous, surtout ceux qui ont été exposés à des chocs et crises dans leur vie, pour savoir que la vie ne s’arrête jamais et puisqu’on est vivant on ne doit pas se soumettre au chagrin.

Chaïmaa Sabet,
Le Caire.

 

Une prise de conscience arabe, et vite

Quand va-t-on être conscient de ce qui se passe autour de nous ?

Nous manifestons, mais malheureusement sans aboutir à des résultats. Je pense que les mondes arabe et islamique ont profondément besoin d’un autre Salaheddine pour sortir les Arabes de leur passivité. Oui, nous devons cesser d’être passifs, sinon, nous connaîtrons un lendemain imprévisible, c’est-à-dire des révolutions ici et là.

Car les problèmes ne cessent d’augmenter : pauvreté, inflation, crise du pain, conditions de vie très difficiles.

Faisons un pas et prenons en charge nos responsabilités vis-à-vis des générations à venir.

Israa Mohamed el Kady,
Le Caire.

 




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