Soudan
Un dénombrement dans
l’incertitude
Une
opération de recensement, la première en quinze ans, a été mise en route par
Khartoum. Troubles, violences tribales et contestations l’ont marquée,
illustrant l’instabilité et l’absence de consensus dont souffre ce pays.
« Le Sud vit dans la crainte
de perdre une part de sa représentation actuelle au Parlement »
Hani
Raslan, spécialiste du Soudan, au Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques
(CEPS) d’Al-Ahram, estime que le recensement, bien qu’il soit un outil pour une
transformation démocratique réelle, risque d’accentuer la crise entre le Nord
et le Sud.
Le langage des intérêts
Les
intérêts de l’Egypte au Soudan sont multiples,
et surtout vitaux. Souvent ils ont
suscité les soupçons
des Soudanais. Mais Khartoum, qui
fait aujourd’hui face à des défis colossaux, a opté pour une coopération
renforcée avec Le Caire.
« C’est la citoyenneté qui
doit être le fondement
d’une
répartition des pouvoirs »
Mme
Badriya Solimane, présidente de la commission des Affaires juridiques au
Parlement soudanais et membre du Congrès national au pouvoir, explique les
objectifs du recensement.