Technologies.
En visite en Egypte, William A.
Swope, vice-président du géant informatique américain
Intel, expose les orientations de la société dans la région.
« L’Egypte est désormais notre point de repère »
Al-Ahram
Hebdo : Vous avez célébré la semaine dernière les 2 ans
d’application du Partenariat Public-Privé (PPP) visant à
dynamiser l’éducation en Egypte. Quel intérêt présente pour
vous le Moyen-Orient ?
William A. Swope :
Cette région est très importante pour Intel. Elle est très
mobile et possède une population jeune, avec un taux de
pénétration d’ordinateurs d’ailleurs trop bas, moins de 10
%, ce qui laisse à désirer. Bref, nous estimons que c’est
une région prometteuse, qui possède d’immenses opportunités.
Par exemple, la Fondation Intel a annoncé il y a deux jours
les gagnants du plus grand concours scientifique dans les
écoles. Le concours est organisé par Intel aux Etats-Unis.
Quatre jeunes de la région ont remporté des prix, parmi
d’autres de plusieurs pays du monde.
— Intel possède déjà 5 plantations en Israël, dont la
première hors des Etats-Unis. Quels sont vos plans
d’expansion dans le reste de la région ?
— L’Egypte est désormais notre point de repère pour fournir
nos produits dans les pays de la région, depuis notre bureau
de ventes dans la région, du Maroc à la Jordanie. L’Afrique
est aussi une autre région d’expansion potentielle. Nous
espérons que par 2025 la moitié de la population mondiale
sera « connectée », et pour réaliser cela, nous comptons sur
les pays africains. Là aussi, l’Egypte avec l’Afrique du Sud
sont nos points de départ. Nous nous intéressons à la
région, notamment pour offrir les produits qui servent le
secteur de l’enseignement, lequel connaît un grand intérêt à
l’heure actuelle. Mais nous n’avons pas pour le moment
d’intentions d’installer de nouvelles unités de production.
En fait, il y a près de trois ans, nous avons procédé à des
licenciements massifs de notre personnel dus à un changement
du mode de production des processeurs. C’est pourquoi, par
exemple, nous avons abandonné un projet d’installation d’une
usine en Egypte, qui devait adopter l’ancienne mode de
production. Cependant, le Moyen-Orient est désormais la
seule région où nous avons procédé à une augmentation de
notre personnel.
— Estimez-vous que la crise économique mondiale touchera le
secteur de l’information et des technologies de la
ccommunication (TIC) ?
— Pour l’instant, ce qui est arrivé aux Etats-Unis, dans le
secteur du financement de l’immobilier —
la crises des subprimes — a gravement affecté la
communauté financière ainsi que plusieurs autres centres de
commerce dans le monde. Mais si vous regardez le secteur des
TIC, il n’a pour le moment pas été touché. Lors du premier
semestre 2008, nous n’avons pas témoigné
d’un ralentissement de nos affaires. Microsoft a enregistré
une hausse des revenus tout comme HP. Mais cela ne veut pas
dire qu’aucune activité dans le secteur n’a été touchée.
Propos recueillis par
Salma Hussein et Névine Kamel