Al-Ahram Hebdo, Economie | Trop de bruit pour peu
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
Nos Archives

 Semaine du 28 mai au 3 juin 2008, numéro 716

 

Contactez-nous Version imprimable

  Une

  Evénement

  Enquête

  Dossier

  Nulle part ailleurs

  Invité

  Egypte

  Economie

  Monde Arabe

  Afrique

  Monde

  Opinion

  Société

  Arts

  Idées

  Littérature

  Visages

  Environnement

  Voyages

  Sports

  Vie mondaine

  Echangez, écrivez



  AGENDA


Publicité
Abonnement
 
Economie

Subventions. L’Egypte est parmi les pays où elles sont les plus faibles. C’est ce que révèle une étude du Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram.

Trop de bruit pour peu

« L’Egypte fait partie des pays qui dépensent le moins en matière de subventions », telle est la conclusion principale de l’étude Les Subventions en Egypte, annulation ou réforme et restructuration ?, rédigée par Ahmad Al-Naggar et publiée par le Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram.

Selon les données de la Banque mondiale, les subventions et les aides sociales ont représenté en 2005 en moyenne 44 % de la totalité des dépenses publiques dans le monde, contre 18 % en Egypte. Des pays développés et d’autres en développement ont dépassé de loin ce taux. Il a atteint 66 % aux Etats-Unis, 53 % en France, 50 % en Algérie, 34 % en Tunisie et 24 % au Maroc. De plus, la part des subventions et des aides sociales par individu est de 9,1 dollars en Egypte, contre une moyenne mondiale de 860,3 dollars.

Pour Ahmad Al-Naggar, cette régression des subventions en Egypte est due à une mauvaise compréhension du rôle de l’Etat dans les économies libérales. « L’objectif était toujours de diminuer ou de mettre fin aux subventions pour des raisons idéologiques, selon lesquelles le rôle de l’Etat doit être limité dans les économies libérales », note Ahmad Al-Naggar. Alors qu’en réalité, dans les économies les plus libérales, l’Etat garde un rôle important dans la redistribution du revenu national à travers les politiques des subventions et des aides sociales. « L’investissement dans l’infrastructure et dans les services sociaux et le support aux plus faibles, entre autres, sont parmi les principales missions de l’Etat », note un rapport de la Banque mondiale. Il n’y a pas donc de raison pour que l’Etat diminue les subventions en Egypte.

Au contraire, pour Al-Naggar, les subventions et les aides sociales sont indispensables en Egypte afin de remédier aux défaillances de l’économie telles que le taux élevé du chômage, la précarité des salaires et le taux élevé de l’inflation. Avant d’énumérer les mesures qu’il faut suivre pour garantir une meilleure distribution des subventions en Egypte, Al-Naggar propose des mesures visant à réduire le besoin aux subventions en créant une meilleure distribution des revenus. Dans ce sens, il plaide pour une réforme des grilles des salaires à travers la hausse du salaire minimum et la création d’un mécanisme flexible pour le faire bouger chaque année, une politique de l’emploi permettant de diminuer le taux de chômage ainsi que le développement du système des aides sociales. En fait, la pension de sécurité sociale en Egypte est trop maigre avec 100 L.E. par famille par mois.

Al-Naggar propose également des mesures à entreprendre pour la restructuration des subventions afin qu’elles soient plus efficaces en bénéficiant aux plus démunis. Le point principal qu’il défend est la hausse des subventions au pain et aux denrées alimentaires. Pas trop tolérant, Al-Naggar termine par préciser une liste des mesures qu’il faut entreprendre pour récupérer les subventions dont les riches ont bénéficié. Il s’agit surtout des subventions à l’énergie qui ont bénéficié en grande partie aux propriétaires de voitures ainsi qu’à certaines industries. Al-Naggar propose également une restructuration des taxes sur les voitures, l’imposition d’impôts exceptionnels sur l’industrie du ciment et du fer qui bénéficient d’énergie subventionnée ainsi qu’une révision du système de facturation de l’électricité. Finalement, Al-Naggar conclut par un point de grande importance, à savoir la réforme du système des impôts sur le revenu en mettant en place un système d’impôt progressif.

Marwa Hussein

Retour au sommaire

 




Equipe du journal électronique:
Equipe éditoriale: Névine Kamel- Howaïda Salah -Thérèse Joseph
Assistant technique: Karim Farouk
Webmaster: Samah Ziad

Droits de reproduction et de diffusion réservés. © AL-AHRAM Hebdo
Usage strictement personnel.
L'utilisateur du site reconnaît avoir pris connaissance de la Licence

de droits d'usage, en accepter et en respecter les dispositions.